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Paul Henri MALLET (1730-1807)

Formation

Il fait ses études à l'Académie de Genève puis se charge de l'éducation des enfants du comte de Calemberg.

Carrière

Après différents séjours à La Haye et Paris (B.N., f.fr. 296, f° 50 et suiv.), il est nommé en 1752 professeur de belles-lettres à l'Académie de Copenhague, où il succède à La Beaumelle. Il y est attendu au début d'octobre (lettre de Roger à Bonnet, 13 juin 1752, B.P.U., fonds Bonnet 24, f° 112). Il publie en 1753 à Copenhague son Discours prononcé à l'ouverture des leçons publiques de belles-lettres françaises. Son Introduction à l'histoire du Danemark (Copenhague, 1755) attire sur lui l'attention du roi Frédéric V qui lui confie l'éducation du prince Christian. Cette éducation terminée, M. rentre à Genève où il est nommé en 1760 professeur d'histoire à l'Académie. En 1764, il est nommé membre du Conseil des Deux-Cents, puis résident du landgrave de Hesse-Cassel près des républiques de Berne et de Genève. Il s'attache ensuite à Lord Mount-Stuart qu'il accompagne en Italie et en Angleterre ; il est présenté à la reine Sophie Charlotte qui le nomme son correspondant littéraire en Europe (Feller-Weiss). Membre des académies de Lyon, de Cassel, d'Upsal, pensionné par les ducs de Brunswick après la publication de l’Hitoire de la maison de Brunswick (Genève, 1767) et par le du de Hesse pour la publication de l’Histoire de Hesse (1767-1784). M est riche et considéré. La révolution helvétique le prive de tous ses biens et pensions en 1798. a le fin de sa vie, le gouvernement impérial le dédommage partiellement.

Opinions

Protestant d'origine, il reste lié aux milieux protestants de Genève (correspondance de Vernes et de Bonnet, B.P.U.) ; à ses débuts, il bénéficie de la protection de Voltaire : « il ne tient qu'à lui», écrit-il en 1753, «de me fourrer dans toutes les académies de l'Europe» (lettre à Vernes, 17 avril 1753,B.P.U., ms.fr. 296, f° 91).

Activités journalistiques

Peut-être a-t-il collaboré vers 1753-1754 à l'Abeille du Parnasse (Berlin, 1750-1759) ; une correspondante de Roger parle d'un «professeur à Copenhague» (lettre de Mme de Casenove à Roger, 12 janv. 1754, B.P.U., suppl. 738, f° 80).

De 1753 à 1755, il dirige le Mercure danois : «un journal à diriger, du moins en grande partie», précise-t-il à Vernes le 17 avril 1753 (B.P.U., ms. fr.) 296, f° 91) ; le responsable de l'entreprise est le ministre d'Etat du Danemark (sans doute Bernstorf) : « tout passe sous la coupelle d'un seigneur à qui je dois beaucoup» (lettre de M. à Bonnet, vers 1754, ms. fr.296, f° 104). Voir D.P.1 916.

Il fut sans doute le principal rédacteur des Nouvelles de la République des Lettres de septembre 1776 à août 1777 (D.P.1 1017) ; il semble avoir essayé de lancer en 1777 un nouveau journal, les Observations périodiques sur la philosophie et les belles-lettres (D.P.1 1087), mais sans succès.

M. a collaboré épisodiquement au Journal de Genève et au Journal helvétique.

Publications diverses

Voir Cior 18, n° 42035-42056.

Bibliographie

F.L. 1769 ; Haag ; Feller-Weiss ; D.L.F. – Sismondi S. de, De la vie et des écrits de P.H. Mallet, Genève, 1807. – Senebier J., Histoire littéraire de Genève, Genève, 1786, t. III.

Auteur(s) de la notice


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