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Jacques DELACROIX (1743-1831)

État civil

Jacques Vincent de La Croix, ou Delacroix (« J.V. Le Jeune Delacroix», dans la correspondance de Voltaire) naquit à Paris le 10 mai 1743. Il était «fils de Jacques Antoine Delacroix et de Françoise Lemercier» (acte de décès, A.D. Yvelines, reg. d'état civil de Versailles, n° 177, 10 mars 1831). Il mourut à Versailles le 9 mars 1831, «veuf d'Adélaïde Félicité Feugère», avec laquelle il s'était marié, dans la même ville, le 8 vendémiaire de l'an III (29 sept. 1794). D'après la B. Un., il eut au moins une sœur, religieuse à Vitry-le-François. Son père, mort vers 1760, aurait été conseiller du roi et officier en la maîtrise des eaux et forêts de Troyes, mais il ne semble pas qu'on trouve trace de celui-ci dans les Archives de l'Aube.

Formation

On peut penser qu'il a d'abord fait des études médiocres. Dans le Catalogue du collège Pithou, de Troyes (A.D. de l'Aube), apparaît un Vincent de La Croix, qui était en cinquième en 1754-1755, I755-I756 et apparemment encore en 1756-1757. D'autre part, le registre du collège de l'Oratoire mentionne la présence du même «Vincentius de la Croix» en sixième, 1752-1753 («Excessit cum licentia», B.M. Troyes, ms. 357, p. 152), en cinquième, 1754-1755 («Inter dubios», p. 170), et encore en 1755-1756 (p. 180) et 1756-1757 (p. 192). En 1758-1759, on le retrouve en seconde, mais son nom figure parmi ceux des élèves qui quittèrent le collège avant la fin de l'année scolaire («Ante tempus excessere», p. 211).

Carrière

«Sa mère, retirée à la communauté des Miramionnes, montrait un vif désir de le voir embrasser l'état ecclésiastique» (B.Un.), mais il était vivement attiré par les lettres et il publia son premier roman à 23 ans. Reçu avocat au Parlement de Paris en 1768 (A.R., 1776, p. 332 ; 1777, p. 331, etc.), il commença quatre ans plus tard une carrière retentissante en tenant longtemps la dragée haute à Linguet dans l'affaire du comte de Morangiès, puis il plaida pour la marquise de Gouy, pour la rosière et les habitants de Salancy contre leur seigneur, pour la marquise de Cabris, sœur de Mirabeau, et pour Abatucci, dont il obtint la réhabilitation, toutes causes que ses mémoires contribuèrent à rendre célèbres. Pendant la vingtaine d'années où il fut avocat, il changea souvent de résidence, puisqu'en 1773 il demeurait «rue Sainte Croix de la Bretonnerie» (lettre à Voltaire, 10 avril, D18307) ; en 1775, «rue de la Tixanderie, vis-à-vis de celle du Mouton» (A.R. de 1776, p. 332 ; 1777 p. 331 ) : en 1777, «rue de la Verrerie, vis-à-vis de la rue du Cocq» (A.R. de 1778, p. 331 ; 1780, p. 351 ) ; en 1785, «rue des Blancs-Manteaux, vis-à-vis de celle du Chaume» (A.R., 1786, p. 377) et enfin en 1786, de nouveau «rue Sainte Croix de la Bretonnerie», «au coin de la rue Bourtibourg» (A.R., 1787, p. 378) ; mais il ne quitta Paris que pour plaider en province : en mai 1786, c'est à Toulouse que Voltaire lui adresse la lettre (D20118), où il se plaît à constater que le jugement que l'avocat vient d'obtenir du Parlement de cette ville contre Jacques Ponce « lave en quelque sorte le sang des Calas». En décembre 1789 on créa pour lui au Lycée un cours de droit public (G.N., n° 106, p. 431), qu'il «ouvrit» le 18 (G.N., n° 125, p. 507, 25 déc). Cinq ans plus tard, victime et complice de machinations politiques opposées, il fut au centre des débats qui déchiraient la Convention finissante : dans la séance du 8 nivôse an III - 28 décembre 1794 - (G.N. du 10, n° 100, p. 415), Duhem l'accusa de «prêcher l'amour de la royauté» et lut au milieu de l'indignation générale des extraits de la vingt-troisième feuille du Spectateur français : son arrestation fut décrétée à l'unanimité. Un mois plus tard « les citoyens de Bordeaux » faisaient parvenir une pétition contre un «journaliste » aussi « atroce », comportant 37 pages de signatures (G.N. du 6 pluviôse - 25 janv. 1795 - n° 126, p. 518). Mais le 9 pluviôse, tandis qu'on envoyait Duhem à l'Abbaye, il fut décidé, au terme d'une assemblée tumultueuse, que «Lacroix» serait jugé par le tribunal révolutionnaire, comme composé de «la classe d'hommes capables de juger un ouvrage fait avec quelque talent» (G.N. du 11, n° 131, p. 538-539). Acquitté, en présence d'une «foule immense de citoyens», le 2 ventôse -20 février 1795 - il fut «reconduit chez lui au bruit des acclamations universelles» (G.N. du 4, n° 154, p. 625). Il demeurait alors à Versailles, et il était «membre du tribunal de conciliation». Il fut élu juge au tribunal civil de Versailles le 28 vendémiaire de l'an IV - 20 octobre 1795 - et admis à la retraite, «chevalier de la Légion d'honneur» (acte de décès) plus de 30 ans plus tard, en 1827. A 80 ans, il avait fait un séjour à la Grande Chartreuse, en songeant à s'y retirer.

Situation de fortune

Il vécut certainement dans l'aisance ; d'après la B.Un., « ses derniers instants furent consacrés à des actes de bienfaisance, et au moment de mourir, il fit jeter au feu, en sa présence, toutes les obligations qu'il possédait au-dessous de 300 francs».

Opinions

Il est intéressant de constater à quelles dates D. a fait publiquement l'«éloge de Jean-Jacques Rousseau» : en 1778 (publication d'une plaquette de 42 p.) et en mars 1790 (Cours du Lycée, G.N., 1790, n° 81). D'autre part, il a entretenu avec Voltaire une correspondance assez soutenue, au moins entre 1772 et 1776, en prenant soin d'ailleurs de faire publier plusieurs lettres de celui-ci dans le Mercure (avril 1772, t. II, p. 147 : avril 1773, t. II, p. 173 ; nov. 1773, p. 181-182 ; avril 1775, t. II, p. 187-188). Tandis qu'à différentes reprises «le vieillard de Ferney» l'assure de son «estime» (même au plus fort de l'affaire Morangiès), il lui témoigne 1'«attachement le plus inviolable», pour avoir «déclaré la guerre au fanatisme, à l'intolérance et à la superstition», en jetant «tant de traits de lumière dans le monde» (10 avril 1773, D18307). En mars 1776, Voltaire s'indigne, car dans son mémoire à consulter sur les «six corps et la conservation de leurs privilèges», l'avocat a osé s'en prendre à l'œuvre de Turgot, «père du peuple et restaurateur de la France» (D 19963), «toutes ces maîtrises et jurandes n'[ayant] été inventées que pour tirer de l'argent des pauvres ouvriers, [...] pour écraser la nation» (D 19965). Mais, moins de trois mois plus tard, il considère son factum contre Jacques Ponce comme «ce qu'on pouvait faire de mieux contre la loi arbitraire du despotisme» (D20114) et s'écrie : « Vous êtes l'apôtre de la justice et de l'humanité [...]. Nous entrons dans le siècle d'or [...]. Je n'espérais pas de mourir content» (D20118). A partir de 1778, dans ses Réflexions philosophiques sur l'origine de la civilisation, D. fait campagne contre les abus de la justice (l'usage de la torture, les méfaits du secret de l'instruction, le régime des prisons, l'application de la peine capitale aux faux témoins en cas de rétractation spontanée) : il est suspendu et censuré, mais remporte, pour un autre ouvrage, le prix « d'utilité » de l'Académie française (1787). A la veille de la Révolution, il publie plusieurs mémoires, ardemment progressistes, «sur le travail des Etats Généraux», ainsi qu'un Catéchisme patriotique à l'usage de tous les citoyens. On le chargea d'assurer au Lycée le cours de droit public, parce qu'en «consultant le goût et les besoins de la nation dans les circonstances présentes», on avait pensé qu'il « conviendrait] nécessairement à des hommes tous appelés désormais à prendre part aux affaires » (G.N., 6 déc. 1789, n° 106, p. 431). Il le commença en insistant sur la difficulté qu'il trouverait à 1'« établir dans un moment où ce qui constituait le savoir des L'Hôpital, des D'Aguesseau, s'était dissipé comme des nuages qui interceptaient la lumière» (G.N., 25 déc, n° 125, p. 507). Ami de Charles Lameth, il est parfaitement accordé à l'esprit qui prévalait à l'Assemblée nationale en 1790 : il publie un ouvrage sur les moyens de ramener l'ordre et la sécurité dans la société, et, au Lycée, il «développe la supériorité du gouvernement monarchique sur l'aristocratique» (G.N., janv., n° 18), fait «l'éloge du décret qui abolit la noblesse» (juin, n° 182), formule des «réflexions sur les avantages de la Révolution» (n° 117) et «sur la constitution de l'armée d'une nation libre» (août, n° 225). L'année suivante, paraît son grand ouvrage sur les constitutions des Etats civilisés, et en 1792 sa traduction de la Défense des constitutions américaines, de John Adams. II aurait alors rédigé des articles contre-révolutionnaires dans la Gazette universelle et envoyé aux membres de la Convention des mémoires tendant à montrer que, déchu, Louis XVI ne devait pas être jugé, et en tout cas pas par une assemblée législative (B.N.C. ; B.Un.). Après Thermidor, il propose dans le discours XXIII du Spectateur français que tous les citoyens sachant lire et écrire, ayant un domicile fixe et pourvus d'un certificat de bonne vie par deux propriétaires de leur commune, votent, par oui ou non, sur ces quatre questions : République ? Constitution de 1791 ? Constitution de 1793 ? Adhésion à une paix favorable si elle est proposée par les puissances étrangères ? Son programme politique se résume alors en trois formules : «liberté des opinions, maintien des propriétés, bonheur public». Passant en jugement devant le tribunal révolutionnaire, il rappela qu'il avait attaqué «le despotisme et les iniquités» de «la magistrature ancienne», stigmatisé l'émigration, «signalé la noblesse grande et petite», et même «la classe ambitieuse du clergé» (G.N., 8 ventôse an III, n° 158, p. 646) ; Tronçon-Ducouvray put ensuite faire de son plaidoyer un grand discours sur «la liberté de la presse» et les délits d'opinion. En 1805, dans Le Danger des souvenirs (dont la vente fut interdite trois mois et qui parut censuré), D. salue «le chef de l'empire», qui «peut ranimer une flamme éteinte sous douze années d'anarchie» (préface, p. VII) : «Je l'avais bien prévu, que le trône renaîtrait de ses cendres et que la nation française finirait par rentrer dans le gouvernement qui seul [lui] convient» (p. VI). Naturellement, il salua aussi «le gouvernement royal et légitime de Louis XVIII», sans se livrer cependant, semble-t-il, à trop de surenchères. Il insista en 1829 sur «le danger de la censure».

Activités journalistiques

Le Spectateur français pour servir de suite à celui de M. de Marivaux, Paris, Vve Duchesne, 3 vol. in-8° (B.M. de Montpellier, 40602, et B.L.), juin 1770-1771 (mais la publication s'est prolongée, épisodiquement, au moins jusqu'à l'automne de 1773, et d'après Cior 18 la collection comprendrait six volumes ; voir D.P.1 1218). Voir «lettre à l'auteur de L'Année littéraire sur quelques objets de littérature», parue dans ce journal en octobre 1773, et citée dans H.P.L.P., t. III, p. 273. De nouvelles versions, en 2 vol., furent publiés en 1777 : Peinture des mœurs du siècle, ou Lettres et discours sur différents sujets, Amsterdam et Paris, Lejay, et : Discours et lettres sur différents sujets, Amsterdam et Paris, Vve Thiboust : enfin, 25 ans plus tard, reparut sous le titre : Le Spectateur français avant la Révolution, Paris, F. Buisson, an IV, in-8°, XXII-540 p. ; Réflexions philosophiques sur l'origine de la civilisation, et sur les moyens de remédier à quelques-uns des abus qu'elle entraîne ; elles parurent « par cahier[s] » (La Harpe, Letters to the Shuvalovs, lettre 21, 1er janv. 1783), de 1778 à 1783 et probablement au-delà, à Amsterdam et Paris, Le Jay, puis Belin, in-8° ; il semble très difficile d'en reconstituer la collection complète. Le Spectateur français ou le Nouveau Socrate moderne. Annales philosophiques, politiques et littéraires, 1791, 16 feuilles, Paris, Debray (B.V. Nantes) et J.J. Bainville (B.N.). Le Spectateur françois pendant le gouvernement révolutionnaire, par le citoyen Delacroix, an III, 34 «discours». Paris, F. Buisson, in-8°, XII-416 p. (avec une seconde édition la même année, ibid., et une «nouvelle édition, corrigée», et suivie de nouveaux «Discours» politiques, sous le titre Le Spectateur français pendant le gouvernement républicain, Paris, impr. de J.A. Lebel, 1815). Le Spectateur français sous le gouvernement royal et légitime de Louis XVIII, par M. Delacroix, Paris, A. Bertrand, 1817, in-8°, VIII- 34 7 p.

On pourrait ajouter à cette liste toutes sortes d'appendices : Lettre du Spectateur français aux électeurs du département de la Seine, [Paris], impr. de D'Hautel, s.d. ; Lettre du Spectateur français aux Parisiens sur les mouvements tumultueux de la capitale, ibid., s.d. ; Mémoire justificatif pour le citoyen Delacroix, auteur du Spectateur français pendant le gouvernement révolutionnaire, [Paris], impr. de la citoyenne Hérissant, s.d., in-8°, 16 p. ; Nouvelles preuves que l'auteur du Spectateur françois n'est pas royaliste, [Paris], impr. de A.A. Cottin, s.d. (4 pluviôse, an III, 23 janv. 1795) ; Opinion du Spectateur français sur la proposition de supprimer la peine de mort dans notre législation criminelle et sur les moyens de purifier nos villes et nos campagnes, Versailles, impr. de Vitry, s.d. ; Les Méditations et souvenirs du Spectateur français, Paris, A. Bertrand, 1820, in-8°, 43 p. ; Les Adieux du Spectateur françois au monde politique et littéraire, suivis d'une description de la Grande Chartreuse et des moyens de la repeupler de nouveaux pénitents, Versailles, Ange, in-8°, XIV-158 p. ; Le Moraliste du dix-neuvième siècle, ou les Derniers Adieux du Spectateur français, Paris, Corby, 1824, in-8°, XV-425 p. ; Le Missionnaire conciliateur, pour servir de suite au Moraliste du XIXe siècle, Paris, Corby, 1826, in-8°, 72 p. ; Nouvelles Etrennes du Spectateur français, Paris, A. Bertrand, in-8°, 47 p.

Dans les années 1770, D. avait collaboré au Journal des dames (voir art. «Mercier», et N. Gelbart, Feminine and opposition journalism in old régime France : le Journal des dames, Berkeley, 1987, p. 190-191).

Publications diverses

Mémoires du chevalier de Gonthieu, Amsterdam et Paris, Durand, 1766, 2 t. en un vol. in-12. – Lettres d'Affi à Zurac, La Haye et Paris, Durand, 1767, in-12, VIII-237 p. – Le Spectateur en Prusse, «par M. Lacroix», 1768, in-12, d'après F.L. 1769 (nouv. éd., «par M. de Lacroix», à Paris, chez les libraires associés, 1777, in-12 de 151 p.). Voir D.P.1 1216. – Lettres d'un philosophe sensible, ibid., 1769, in-12, XVI-276 p. – Mémoires de Victoire, Amsterdam et Paris, Durand, 2 t. en un vol. in-12. – Mémoires d'un Américain, avec une description de la Prusse et de l'île de Saint-Domingue, Paris, Regnard et Demonville, 1771, 2 vol. in-12. – La Prospérité du commerce, Paris, impr. de J.G. Simon, 1774, in-40, 16 p. – Réflexions sur les mémoires, s.l., 1775, in-8°, 16 p. – Combien le respect pour les mœurs contribue au bonheur d'un Etat, Bruxelles et Paris, Ruault, 1776, in-8°, 40 ou 41 p. – Eloge de Jean-Jacques Rousseau, Paris, Le Jay, 1978. – Le Portefeuille d'un physicien, ou Recueil amusant et instructif des actions et de mœurs des animaux, Paris, Le Jay, 1780, 2 part, en un vol. in-12. – Eloge historique de Louis XII, Paris, Desène, 1786, in-8°, 44 p. – Observations sur la société et sur les moyens de ramener l'ordre et la sécurité dans son sein, Paris, Royez, 1787, 2 vol. in-12. – Eloge de Louis XII surnommé le Père du peuple, discours qui a concouru pour le prix de l'Académie en l'année 1788, Paris, Demonville, 1788, in-8°, 31p. – Constitutions des principaux Etats de l'Europe et des Etats-Unis de l'Amérique, Paris, Buisson, 1791, 3 vol. in-8° (nouv. éd., ibid., 1791 ; 1791-1792, 4 vol. ; 1793-1801, 6 vol.). – Des moyens de régénérer la France et d'accélérer une paix durable avec ses ennemis, Paris, F. Buisson, an V-1797, in-8°, 320 p. – Le Danger des souvenirs, Paris, Bossange, Masson et Besson, 1805, in-8° (2e éd., Versailles, Blaizet, 1806, 2 vol. in-8°). – Réflexions morales sur les débits publics ou privés, pour servir de suite à l'ouvrage qui a obtenu le prix d'utilité en 1787, Paris, A. Bertrand, 1807, in-8°, XXX-328 p. – L'Instituteur français, suivi des Maximes d'un solitaire, Paris, A. Bertrand, 1809, in-8°, 328 p. – Tableau historique et politique de la France sous les trois premières dynasties jusqu'au règne de Louis XIV, Paris, A. Bertrand, 1814, 3 vol. in-8° (nouv. éd. sous le titre d'Histoire de France en 1838, à Paris, «chez les marchands de nouveautés»). – Nécessité de l'arbitraire, Paris, Delaunay, 1819, in-8°, 16 p. – Etrennes morales, suivies de La Conversion d'un démagogue, Paris, A. Bertrand, 1823, in-8°, 144 p. – Lettre d'un ancien magistrat, chevalier de la Légion d'honneur à M. le vicomte de Chateaubriant, pair de France, Versailles, impr. de Vitry, s.d., in-8°, 4 p. – Observations impartiales sur le rapprochement ingénieux des titres de Voltaire à la gloire et des torts de cet illustre écrivain Paris, Delaunay, 1825, in-8°, 32 p. – Opinion (et Addition à l'opinion) d'un ancien publiciste sur l'indemnité qui doit être accordée aux émigrés, Paris, Corby, 1825, in-8°, 4 et 8 p. – Hommage à l'Association dont les travaux ont pour objet d'assainir les prisons et de purifier les prisonniers, ibid., 1825, in-8°, 39 p. – Le Captif littéraire, ou le Danger de la censure, par l'auteur du Spectateur françois, Paris, A. Bertrand, 1829, 2 vol. in-8°.

Dans cette liste n'ont pas été retenus les nombreux mémoires écrits par D., et parmi ses publications de quelques pages on n'a mentionné que celles dont on a jugé le titre particulièrement significatif. On peut ôter de la liste de ses œuvres des textes dont on a de bonnes raisons de penser qu'ils ont été écrits par certains de ses homonymes, notamment Pierre-Firmin de Lacroix, Jean-François de Lacroix et Charles Delacroix : Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève, à Jean-François de Montillet, archevêque et seigneur d'Auch, s.l., 1764. – Apologie de la Constitution civile du clergé, Paris, Debray, 1791. – L'Intrigue dévoilée, ou Robespierre vengé des outrages et des calomnies des ambitieux, impr. de la Vérité, 1792. – Lettre de M. Delacroix fils [...] à M. Duport, garde du sceau de l'Etat, sur l'injustice qu'il est sur le point de faire éprouver à son père, Paris, impr. de la Justice, an II – Réflexions d'un membre de la Société [des Jacobins] sur la séance d'hier [23 mai 1792], s.l.n.d.

Bibliographie

Biographie des hommes vivants ou Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou par leurs écrits, chez G.L. Michaud, juil. 1818, t. IV. – B.N.C. ; B.Un. ; B.U.C. – La Grande Encyclopédie, t. XIII, p. II51. – Voltaire, Correspondence, éd. Besterman. – La Harpe J.F. de, Letters to the Shuvalovs, éd. C. Todd, S.V.E.C. 108, 1973. – (G.N.) La Gazette nationale, ou le Moniteur (dans la Table du Moniteur, t. II, p. 11 : 2 réf. pour 1789 ; 17 pour 1790 : n° 18, 40, 60, 69, 81, 92, 112, 117, 134, 146, 154, 166, 182, 187, 196, 221, 225 ; 2 pour 1791 : n° 92 et 320 ; 7 pour l'an III).

Auteur(s) de la notice


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