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Aimé FEUTRY (1720-1789)

État civil

Aimé Ambroise Joseph Feutry est né à Lille le 9 octobre 1720 (D). Il a épousé, vers 1751, Charlotte Marie Marguerite

Laurier, née à Paris en 1734. Ils eurent quatre enfants dont trois moururent jeunes et le dernier à vingt-quatre ans, en 1776 (D). Le 27 mars 1789, Feutry fut trouvé pendu au plafond de sa chambre, place du Moulin à Lille (D).

Formation

Il fait ses études de droit à l'Université de Douai, où il est reçu avocat en 1745 (A.D. Nord, 8 B, Parlement, 2e série 58, f° 111).

Carrière

Secrétaire du maréchal de Richelieu en 1745, il l'accompagne en Saxe en décembre 1746, puis en Italie en septembre 1748 ; de Gênes il alla visiter Rome (D). En 1751, il est secrétaire du comte de Bissy et habite rue Saint-Claude, au Marais, chez son beau-père Laurier ou Laurière (B.N., f.fr. 22156 et 22159, f°85). En 1753, il est employé par Brissart, fermier général, qui le loge et l'entretient. Sa femme enseigne le clavecin à la femme et aux filles de Brissart (f.fr. 22158, f° 193, 26 nov. 1753). En 1754, il «invente une machine pour faire des canons beaucoup plus faciles à transporter et à démonter, et il est après le ministre pour en solliciter la réussite» (f.fr. 22159, f° 85, 9 déc. 1754) ; le prince de Soubise, gouverneur de Lille, en parla au comte d'Argenson qui le convoqua à Versailles, mais les résultats ne furent pas satisfaisants. F. reprit ses essais en 1769 à Rochefort puis aux forges du Bon-Recueil, près de Nontron en Périgord, chez M. de La Pouge (D). Entre-temps, vers 1763, il était devenu bailli de Châtillon-sur-Loing, où il avait momentanément fixé sa résidence. Dans sa préface aux Ruines (1767), il envisage un voyage en Russie ; mais il ne semble pas que ce voyage se soit réalisé.

Situation de fortune

Chez Brissart, en 1753, F. avait 1200 £ d'appointement (f.fr. 22158). Son invention ayant englouti la plus grande partie de ses économies, Calonne, intendant de Flandre depuis 1778, demanda en sa faveur aux Etats de la province une pension annuelle de 750 £, qui fut votée par acclamation (D). Le 8 novembre 1782, l'Assemblée (wallonne) lui accorda une gratification annuelle de 400 florins payable d'avance (A.D. Nord, C Flandre wallonne, reg. 1403, f° 214 et 216).

Opinions

Il était en relations avec le lieutenant général Maillebois, le marquis de Paulmy, le duc de Luxembourg, le marquis de Puységur, le duc de Sully. Il s'était lié avec Franklin, avec la comtesse de Genlis et les artistes Greuze, Gravelot et Sicardi (D). En 1769, il rencontra Turgot, alors intendant de Limoges, chez M. de La Pouge (D).

Activités journalistiques

F. eut part au Journal étranger. Selon Dinaux, «nous le voyons en 1755 écrire avec succès dans le Journal étranger». Un texte du 20 janvier 1754 annonce effectivement qu'il «va travailler au Journal étranger» (f.fr. 22136, f° 357). En 1758, il est proposé comme arbitre dans la querelle qui oppose Chevrier à La Marche (voir ces noms).

Publications diverses

Liste des œuvres de F. dans Dinaux (n° 1-21) et dans Cior 18, n° 28588-28607.

Bibliographie

(D) Dinaux A., Biographie départementale et littéraire du Nord de la France, t. I.

Auteur(s) de la notice


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