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Louis VITET (1736-1809)

État civil

Louis Vitet est né à Lyon en 1736 et mort à Paris le 25 mai 1809.

Formation

Issu d'une famille de médecins, il fit d'abord des études classiques, au terme desquels il souhaita entrer en religion. Son père l'aurait déterminé à suivre préalablement des études de médecine à la faculté de Montpellier. Il y reçut les leçons de Fizes, Sauvage et Lamure ; il termina ses études à Paris.

Carrière

Ayant commencé à exercer la médecine, il aurait causé la mort d'un malade, ce qui l'amena à compléter sa formation, puis à s'orienter vers l'enseignement. Il donna à Lyon pendant dix ans des démonstrations publiques d'anatomie et de chimie. Il obtint la création d'un laboratoire de chimie, d'un cabinet d'histoire naturelle et d'un amphithéâtre, mais la population, alarmée par les cours de dissection, obtint son renvoi ; l'archevêque de Lyon donna ses salles de travail aux Oratoriens. Il établit sa réputation en février 1768 par un mémoire sur les noyés, à la suite d'un procès contre les frères Perra, accusés d'avoir étranglé et jeté à l'eau la fille Lerouge. L'abbé Rozier l'encouragea à travailler à l'école vétérinaire de Lyon. Il publia en 1771 à Lyon une Médecine vétérinaire, puis en 1778 une Pharmacopée lyonnaise, qui le fit connaître dans toute l'Europe. Flesselles, intendant de Lyon, lui confia la création d'une école de sages femmes.

En 1789, il fut nommé administrateur du district, puis maire de Lyon ; il fut élu député de Lyon à la Convention en septembre 1792. Envoyé en mission avec Boissy d'Anglas et Alquier pour calmer les troubles de Lyon, puis à Nîmes et à Montpellier avec Legendre, il ne put réussir à ramener l'ordre. Lors du procès des Bourbon, il vota la détention et le bannissement du roi. Sous la Terreur, il se retira à Lyon pour raison de santé, mais accusé d'avoir pris part à l'insurrection lyonnaise, il fut décrété d'accusation et se retira en Suisse après la prise de Lyon par l'armée révolutionnaire. Après la chute de Robespierre, il revint à la Convention et s'opposa à la réaction thermidorienne. Il fut élu au conseil des Cinq Cents, où il dénonça, les 28 et 30 juillet 1796, les excès de la réaction à Lyon. Il siégea jusqu'au 20 mai 1798, puis fut aussitôt élu pour un second mandat. Lors du coup d'Etat du 18 Brumaire, il se déclara contre Bonaparte et résigna ses fonctions. En août 1807, il devint président de l'académie de Lyon. Il retourna ensuite à Paris, où il vécut dans une demie retraite.

Activités journalistiques

Il a publié chez Aimé Delaroche vers 1779 des Observations sur les maladies régnantes à Lyon dont un numéro avait été relié, à la B.M. de Lyon, avec sa Pharmacopée lyonnaise, mais n'a pas été retrouvé (D.P.1 1093). D'après Dezeimeris (Dictionnaire historique de la médecine), ce journal aurait paru de 1768à 1784 ; mais les preuves manquent.

V. semble avoir collaboré également, de 1780 à 1784, au Journal de médecine de Vandermonde (B.Un.).

Publications diverses

Outre la Médecine vétérinaire (Lyon, 1771) et la Pharmacopée lyonnaise (Lyon, 1778), V. a publié La Médecine expectante (Paris, 1803), La Médecine du peuple (Lyon, 1804, 13 vol.) et un Traité sur les sangsues (1809).

Bibliographie

B. Un. (notice de Fournier, d'après la Notice historique sur L. Vitet de Pariset, 1809).

Additif

Activités journalistiques: Louis Vitet eut le premier, avec son collègue Petitin, l’idée d’établir un état descriptif des maladies en cours à un moment donné, en corrélation avec les saisons. Ses Observations sur les maladies régnantes à Lyon ont paru de 1768 à 1784, et ont été fréquemment citées, notamment dans les Observations sur la physique de Rozier. Outre ce périodique, Vitet a composé de nombreux ouvrages, notamment une Pharmacopée de Lyon (1778), Matière médicale (1803) et un Traité de la sangsue médicale (1809). (J.S.)

Auteur(s) de la notice


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