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Charles VANDERMONDE (1727-1762)

État civil

Charles Augustin Vandermonde est né à Macao le 18 juin 1727 (F.L. ; N.B.G.). Son père, Jacques François Vandermonde, originaire de Landrecies dans la Flandre française (Feller-Weiss), était docteur en médecine de Reims. Il partit en 1720 pour Poulo-Condor avec l'ingénieur Didier, passa de là à Macao, y exerça son art, et reçut la nationalité portugaise ; il se maria avec Doria Espérance Cacilla. Veuf en 1731, il rentra en France avec son fils, devint docteur en médecine de Paris en 1734 et mourut peu après (R, p. 3-4). V. est mort lui-même assez jeune, subitement, d'une fièvre apparemment bénigne, le 28 mai 1762à Paris (R, p. 11).

Formation

Son père le confie à l'abbé Batteux pour les belles-lettres. Orphelin, il est recueilli par les Jussieu ; il achève aisément de bonnes études médicales en devenant docteur en 1748. Avec l'abbé Nollet, il se livre à des expériences de physique (R, p. 4-6). Il devient professeur de chirurgie à Paris ; l'Institut de Bologne le choisit comme membre associé ; en 1757 il est censeur royal (Feller-Weiss).

Activités journalistiques

En novembre 1755, pour le t. V, V. reprend la direction du Recueil périodique d'observations de médecine, de chirurgie, et de pharmacie, qu'avaient créé en juillet 1754 François Bernard, Nicolas Bertrand et Grasse (DP. 1 1178). Il le transforme à la demande de Didot le jeune qui a obtenu le privilège, en Journal de médecine, chirurgie, pharmacie à partir du t. VIII (janv. 1758) et il en assume la responsabilité jusqu'au t. XVI (janv. 1762) ; il y introduit les comptes rendus des ouvrages parus.

Publications diverses

V. a traduit de l'italien du médecin napolitain Curzio une Dissertation anatomique et pratique sur une maladie de peau (Paris, Vincent, 1755, in-12). Il a publié un Essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine (Paris, Vincent, 1756, 2 vol. in-12) où il préconisait les croisements raciaux sur le modèle des croisements entre races animales. Roux a révélé (R, p. 9) que V. était aussi l'auteur du Dictionnaire portatif de santé par M.L. *** [...], M. de B***, longtemps voilé par les pseudonymes et souvent réédité (1er éd., 1759 ; 4eéd., Paris, Vincent, 1765, 2 vol. in-12 ; Pierre Sue en publie ensuite des éditions augmentées). Dans ses papiers, on a retrouvé des notes sur la médecine chinoise à partir d'observations rapportées par son père (R, p. 11) et la traduction d'un manuscrit chinois (B.Un.,) ; voir B.N., n.a.fr. 2762.

Bibliographie

F.L. 1769 ; B.Un. ; N.B.G. ; Feller-Weiss. – (R) Roux A., «Eloge de Vandermonde», Journal de médecine,juil. 1762,

t. XVII, p. 3-12. – Desgenettes R., art. dans Biographie médicale, Panckoucke, t. VII, 1825, p. 397.

Auteur(s) de la notice


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