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Denis de SALLO (1626-1669)

État civil

Denis de Sallo naquit à La Coudraye de Luçon le 17 mars 1626, d'une famille poitevine qui, proche des politiques, servit le roi pendant la Ligue puis passa de l'épée à la robe avec l'entrée de Jacques de Sallo au Parlement de Paris, en 1619. En revanche, sa position hostile à Mazarin pendant la Fronde valut au père de S. la perte de cette charge et l'exil à Loches, en 1638 ; mais il fut absous et réintégré dans son office cinq ans plus tard. Son fils, Denis, lui aussi conseiller au Parlement, rétablit la famille par son mariage dans la robe parisienne fidèle à Mazarin : le 1er avril 1655, il épousa Marie Gabrielle Ménardeau, fille d'un conseiller au Parlement, colonel des milices urbaines pendant la Fronde. Allié par son père dans l'épée et la robe poitevine (les de Rortais, Brisson et Besly), S. devait à sa mère des liens avec la robe et les érudits parisiens (les Descordes, de Thou, Violes ou Godefroy) que son mariage renforça. Il mourut le 25 mai 1669 dans l'hôtel familial de la rue de la Verrerie (actuel n° 56), laissant un fils et trois filles qui entrèrent toutes en religion.

Formation

Pensionnaire au collège des Grassins, S. couronna sa philosophie par des thèses en grec et en latin, puis il prit ses grades de droit. Ses attaches familiales, son goût pour l'étude, son voisinage même, l'introduisirent dans des cercles lettrés et savants de la capitale : les correspondances recueillies témoignent de ses relations avec Chapelain, qui se disait son ami, les Godefroy, les frères Valois ; et Lorenzo Magalotti rapporte sa rencontre dans une des réunions académiques de Justel auxquelles S. paraît assidu. A en juger par ces bribes, S. semble avoir participé aux assemblées scientifiques qui, autour de Colbert, Justel ou Montmor préfigurent l'Académie des sciences.

Carrière

En 1652, pourvu de ses grades de droit, S. acquit une charge de conseiller au Parlement de Paris ainsi que l'office de commissaire des requêtes au Palais. Après quelques années d'exercice, il se rendit à Francfort de juin à octobre 1657, dans la suite du duc de Grammont, à l'occasion de la succession de l'empereur Ferdinand III et de l'élection de son fils Léopold 1er. La rédaction, postérieure à ce voyage, d'un mémoire consacré aux conditions de cette élection montre que S. participait à la mission qui tenta de promouvoir une candidature française à la tête du Saint-Empire et qu'il avait accédé à la mouvance des serviteurs du gouvernement pendant sa carrière au Parlement. Un second voyage le conduisit, d'août 1660 au printemps 1661, dans une sorte de Kavalierreise en Europe : d'Angleterre il passa aux Provinces-Unies, s'avança jusqu'à Francfort, puis gagna l'Italie par Venise d'où, selon son journal fragmentaire, il devait se diriger sur Florence. Ces charges, ces voyages semi-officiels, les mémoires qu'il rédigea en 1658 puis à partir de 1663 sur diverses questions de protocole et de cérémonial suggèrent que S. s'engageait dans la voie du service du roi qui du Parlement, en passant par la plume ministérielle, pouvait le conduire à une maîtrise des requêtes. Selon les Notes secrètes sur le personnel de tous les parlements de la fin de 1663 (Depping, t. II, p. 43), S. envisageait cette carrière, mais quelques années plus tard, la maladie qui le rendit lentement impotent le confina dans des activités de cabinet : gestion de ses affaires, création et rédaction du Journal des savants (J.S.), nouveaux mémoires destinés au ministre ; d'ailleurs Colbert fit saisir ses papiers après sa mort.

Situation de fortune

La fortune de S. vient de la part du patrimoine attribuée à l'aîné d'au moins cinq garçons : son cadet Claude devint chanoine de Paris et conseiller clerc au Parlement ; le puîné Jacques entré dans les armes continua la famille ; de Nicolas et de René nous ignorons la destinée. Pourvu de plusieurs seigneuries en Poitou, S. acquit ses charges au Parlement pour plus de 120 000 £, puis il participa à des spéculations sur l'assèchement de marais en Poitou. Il s'engagea dans ces affaires en 1655, puis au fil des années il accrut sa participation dans des sociétés avec ses parents Brisson, le marquis de Crenan, Abel de Sainte-Marthe et son voisin le duc de Roannez. A son décès il avait investi une grosse partie de sa fortune (plus de 300 000 £ semble-t-il) dans ces entreprises inachevées, imposant des apports complémentaires, ce qui pesa sur sa succession. Pourtant, ces travaux devinrent profitables au tournant du siècle. Dans son hôtel parisien, formé d'un corps de logis du XVIe siècle entre deux cours, S. possédait un mobilier de valeur moyenne et une bibliothèque de quelques 3000 volumes, estimés 5000 £ ; de cette collection que complétait peut-être un cabinet poitevin, un catalogue daté de 1670, a disparu des collections de la B.N., il aurait comporté 3728 volumes et 207 manuscrits.

Opinions

Les relations parisiennes de S. et plus encore les ouvrages présentés par le J.S. de 1665, comme le ton de leurs extraits, dénotent des sympathies pour le gallicanisme et le jansénisme ; l'interruption du périodique tient d'ailleurs aux réserves qu'il afficha envers la prééminence pontificale et le concile de Trente. A part un billet adressé à Valois, on ne possède pas de commerce littéraire de S. qui sollicita informations et collaborations à son périodique par l'intermédiaire de savants ou d'érudits amis.

Activités journalistiques

Relations d'affaires, de voisinage et culturelles s'entremêlent à l'arrière-plan de la création du J.S., sur laquelle nous disposons de peu de renseignements directs. De plus, les témoignages de Guy Patin, libertin érudit, prévenu à l'égard du J.S., et de Denis François Camusat, né trente ans après sa création et hostile aux Jésuites, pâtissent d'une publication dans le contexte de la séparation de l'Eglise et de l'Etat (Gaston Paris). Témoignages de voyageurs, correspondances, épaves d'actes administratifs ou notariaux permettent d'esquisser un tableau plus complet des origines du périodique.

Les intérêts et les attaches culturelles de S. transparaissent dans ses relations familiales et les milieux qu'il fréquentait : par sa mère il touchait la société précieuse, comme les cercles dévots associés à Vincent de Paul ; voisin des Arnauld rue de la Verrerie, ses rapports avec les jansénistes ne s'arrêtaient pas à l'assèchement des marais poitevins, auquel participait aussi Pascal ; de la mouvance de Montmor à celle de Colbert, diverses réunions académiques lui offraient le commerce des érudits et des savants. Ainsi, il se lia avec des lettrés, des mondains ou des virtuosi qui sollicitèrent fin 1664 la collaboration de correspondants étrangers pour son périodique : Crenan en adressa le projet à Huygens, Justel à Oldenburg et Chapelain put servir d'intermédiaire avec les savants florentins.

Ce même projet, qui avait peut-être circulé en imprimé, parut en tête de la première livraison du J.S. S. y annonçait une publication hebdomadaire, de format quarto, consacrée aux nouveautés de la République des Lettres, soit les sciences entendues dans leur acception traditionnelle embrassant la théologie comme la physique expérimentale ou d'observation, mais aussi les belles-lettres et les arts. A côté d'extraits des «principaux livres qui s'imprimeront dans l'Europe», le J.S. offrirait des mémoires scientifiques, d'érudition ou même sur les inventions et les machines ; il publierait aussi des décisions de tribunaux, séculiers ou ecclésiastiques, des nécrologies et des bibliographies de savants défunts. Ainsi S. coulait-il les pratiques scolastiques et érudites de l'extrait, du mémoire et du catalogue, dans les formes créées par Théophraste Renaudot, format et périodicité des livraisons, ou numéros consacrés à un seul sujet sur le modèle des extraordinaires de la Gazette ; d'ailleurs S. ne possédait-il pas le portrait de son devancier comme pendant au sien ?

Ces demandes, comme celle d'un mémoire pour célébrer Biaise Pascal, et la prise du privilège en août 1664, témoignent d'une préparation qui se lit aussi dans les livraisons de 16650Ù les publications de 1664, voire de 1663, prédominent. L'accord avec le libraire Jean Cusson découlait lui aussi d'anciennes relations : selon certains S. l'aurait connu par un avocat neveu du premier ; plus assurément, ils étaient en relation d'affaires, puisque S. avait prêté 3552 £ au libraire et à son fils en 1658. Le seul collaborateur probable du fondateur, l'abbé Jean Gallois, illustre encore le rôle de ces liens personnels puisque S. l'employait comme précepteur de ses enfants. En revanche la participation de Chapelain, Bourzéis et de Gomberville fondée sur une lettre de Guy Patin n'a jusqu'alors trouvé aucune confirmation : il s'agit probablement d'une confusion entre aide, ou fourniture d'un mémoire, et véritable travail rédactionnel.

Dès sa première livraison, le J.S. présenta la forme qui traversa plus d'un siècle : des extraits annoncés par le titre de l'ouvrage recensé et dont la succession était rompue irrégulièrement par des mémoires eux-mêmes introduits par un titre en italiques. Cette organisation s'inspirait des lettres savantes donnant listes de nouveautés et mémoires, comme des pots pourris, spicilèges ou pouchouses d'extraits composés par les érudits ; mais elle connut quelques corrections au fil des premières livraisons : rédaction précise du titre, mention du lieu d'édition (mais rarement de sa date), indication du libraire dépositaire d'un ouvrage provincial ou étranger. Ajouts qui faisaient glisser le périodique du domaine de l'échange érudit, pour lequel certaines précisions étaient superflues, à celui de l'information de librairie. Les livres extraits dans les treize premiers journaux provenaient principalement de Paris, 42% contre 25% d'impressions étrangères ; ils dataient pour la majeure partie de 1664 (70%) et leur choix témoignait d'une conception classique des sciences avec une prédominance de l'histoire (28,9%), suivie des ouvrages consacrés à la théologie et à la religion (24,9%).

A défaut de pouvoir mesurer le succès commercial du nouveau périodique, des correspondances témoignent de la faveur de savants et d'érudits de premier plan, tels Huygens, Oldenburg, Bigot ou Heinsius. En revanche, quelques auteurs répliquèrent à des extraits dont ils refusaient les critiques : ainsi Charles Patin, Gilles Ménage ou Tanneguy Le Fèvre dénoncèrent par des lettres ou des brochures la création d'un tribunal hors des instances de la République des Lettres et sous influence ministérielle ; procès qui rappelle celui de l'Académie française un quart de siècle plus tôt. Aussi lorsque les Nouvelles sur les sciences tentèrent de remplacer le J.S., fin 1665, leur préface invita les lecteurs à ne pas les confondre avec « le Dénombrement et la Censure des Auteurs nouvellement imprimés», formule qui fait écho à cette polémique.

La suspension de la publication du J.S. après sa treizième livraison, datée du 30 mars 1665, ne provient pourtant pas de ces plaintes, ni des représentations du nonce Roberti à la suite d'extraits favorables aux thèses gallicanes, comme le prétendit Guy Patin. Elle prend sa source dans la sourde rivalité opposant Lionne et Colbert en matière de diplomatie romaine qui tourna cette fois en faveur du premier. S. qui ne pouvait être dessaisi de son privilège pour si peu passa la main à Gallois, après avoir semble-t-il refusé toute censure préalable ; mais quelques indices laissent supposer qu'il conserva une certaine part à la revue recommencée début

1666.

Situation nouvelle, cette séparation de la détention du privilège du périodique et de sa rédaction marque un premier pas vers la naissance de la profession de journaliste.

Publications diverses

Mémoires manuscrits et traités imprimés de S. présentés dans l'ordre chronologique : 1658, «Des véritables causes du retardement de l'élection de l'Empereur» (B.N., f.fr. 15933, f0 46 7). – Memorialia bina [...] extra ordinem legatis plenipoten­ tiariis Antonio, duce de Grandmont [...] Hugone de Lionne, Paris, 1658, in-40. – Négociations de paix de Messieurs les Electeurs de Mayence et de Cologne faites à Francfort, Paris, 1658, in-40. – 1663, «Mémoires de Denis de Sallo à propos de la suscription d'une lettre écrite au roi par le Collège des cardinaux» (B.N., ms. Cinq Cents de Cobert 172, f° 25). – 1664, «Mémoire pour montrer que les Hollandais ne doivent pas être exempts du droit d'aubaine (Inst., fonds Godefroy 136, f° 166). – 1664, «Mémoire pour montrer que Mademoiselle n'a rien fait d'indigne de son rang en se mettant à genous devant le roi» (B.N., ms. Cinq Cents de Cobert 3, f° 520). – 1665, «Des légats», in Traité des légats a Mere, Paris, 1665, in-12. – 1665, «Mémoire sur la question qui s'est présentée de sçavoir s'il faut nommer la reine Marie-Thérèse d'Espagne ou Marie-Thérèse d'Autriche» (B.N., ms. Mélanges Colbert, pièce 29). – 1668, «Mémoire des saluts de mer» (Inst., fonds Godefroy 395, f° 201).

Bibliographie

Nicéron, t. IX, p. 272-281 ; Moreri ; B.Un. ; Cior 17. – A.N., Microfilm 129 Mi 128, fonds de la nonciature de France aux Archives vaticanes, Lett. orig. del Nunzio alla Segretaria (année 1665) ; M.C., LXXXIII, 86, 1er août 1655, contrat de mariage de S. ; M.C., LXXXV, 195, 6 juin 1699, inventaire après décès de S. – A.A.E., C.P., Rome, 168, mars et avril 1665, f° 226-227, brouillon d'une lettre d'Hugues de Lionne au cardinal Sforza Pallavicino, 11 avril 1665 ; f° 275-276, lettre du cardinal S. Pallavicino à H. de Lionne, 21 avril 1665. – B.N., ms.fr. 9357, lettres de Guy Patin à Charles et Jacob Spon (1642-1672) ; f.fr. 22583, f° 12,

Recueil de plusieurs auteurs qui ont donné des ouvrages au public par le Père Léonard ; n.a.fr. 1343, f° 5 7, lettre d'Emeric Bigot à Gilles Ménage, 7 févr. 1665 ; n.a.fr. 9712, Portefeuille d'Antoine Lancelot, f° 22-23, généalogie de la famille Sallo ; Cabinet des titres, Sallo : Pièces originales, 2616 et 58231, Dossiers bleus, 597, 15722 et 15723. – Bibl. de la Faculté de médecine, ms. 394, Correspondance de Guy Patin. – B.H.P., ms. 811, Correspondance d'Henry Justel. – B.U. Sorbonne, Paris, ms. 345-346, Négociation de la paix et traicté de Vervins (reliure en veau aux armes de S.) ; ms. 347-355, Recueil de pièces relatives aux négociations du traité de Munster (1643-1649 ; reliure en veau aux armes de S.). – Florence, Biblioteca Nazionale Centrale, Manoscritti Baldovinetti 258, Manoscritti Galileiani 277, 282, 314 et 315 ; Manoscritti Panciatichi 216. Academia del Cimento Galileiani posteriori 18. – B.U. Leyde, BPL, 1923, lettre d'Emeric Bigot à Nicolas Heinsius, 18 mars 1665 ; Burmann Q 18, f° 113, lettre d'E. Bigot à N. Heinsius, 25 juin 1665. – Londres, Royal Society, Journal-book of the Royal Society,

t. II (1664-1667). – Bayle P., Œuvres diverses, Amsterdam [Trévoux], 1737, 4 vol. – Bigot E. et Cioranescu A., «Lettres d'Emery Bigot à Ottavio Falconieri, 1661-1675», Studii italienne (Bucarest), t. X, 1935, publié en 1943, p. 91-148.

Camusat D.F., Histoire critique des journaux, Amsterdam, 1734, t. I, p. 6-32. – Chapelain J., Lettres, publiées par Philippe Tamizey de Larroque, Paris, 1880-1883. – Clément P., Colbert, lettres, instructions et mémoires, Paris, 1861-1882.

Depping G.B. et G., Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, Paris, 1850-185 5. – HuygensC, Œuvres complètes, La Haye, 1888-1950. – Magalotti L., Delle lettere familiari del conte L. Magalotti, éd. A. Fabroni, Firenze, 1769.

Id., Relazioni di viaggio in Inghilterra, Francia e Svezia, éd. W. Moretti, Bari, 1968. – Oldenburg H., The Correspondence of Henry Oldenburg, éd. et trad. A.R. Hall et M.B. Hall, Madison (Wisc), 1965 et suiv. – Pascal B., Œuvres, éd. L. Brunschvicg, Paris, 1908, 1914, 1925. – Patin G., Lettres choisies de feu M. Guy Patin, La Haye, 1707, 3 vol. – Somaize A. Baudeau de, Dictionnaire des précieuses, éd. C. Livet, Paris, 1856. – Saint-Vincent de Paul, Correspondance, entretiens, documents, éd. P. Coste, Paris, 1922, t. VI (juil. 1656 - nov. 1657). – Brown H., Scientific organizations in seventeenth­ century France (1620-1680), New York, I967(1er éd. 1934). – Dugast-Matifeux, «Débuts du journalisme littéraire en France, Denis de Sallo, fondateur du Journal des savants». Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1883, p. 79-85. – Duleau A., «Portraits des membres du Parlement de Paris et des maîtres des requêtes vers le milieu du XVIIe siècle», Revue nobiliaire, 1.1, 1862, p. 105-190. – Fillon B., «Notes sur la bibliothèque de Denis de Sallo, Sieur de La Coudraye de Luçon, fondateur du Journal des savants», Indicateur de Fontenay, 10 mars 1872, Repris dans Poitou et Vendée, 132, XXVI, p. 15. – Mesnard J., Pascal et les Roannez, Bruges, 1965, 2 vol. – Paris G., «Le Journal des savants», J.S., janv. 1903, p. 93-130. – Vittu J.P., «Les contrefaçons du Journal des savants de 1665 à 1714», dans Les Presses grises : la contrefaçon du livre (XVIe-XIXe siècles), éd. F. Moureau, Paris, 1988, p. 303-331. – Id., «Diffusion et réception du Journal des savants (1665-1714)», dans La Diffusion et la lecture des journaux de langue française sous l'Ancien Régime, éd. H. Bots, Amsterdam, Maarssen, 1988, p. 167-175. – Id., «De la Res publica literaria à la République des lettres, les correspondances scientifiques autour du Journal des savants», dans Le Travail scientifique dans les correspondances scientifiques entre savants au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, Colloque international, Paris, 10-13 juin 1992. Voir également art. «Gallois».

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