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SAINT-JULIEN (?-?)

État civil

On ne sait rien de Saint-Julien. Le peu que l'on croyait savoir (Moreau, t. I, p. 21) semble résulter d'une lecture rapide de l'Avis très-salutaire au lecteur, en tête du Courrier burlesque de la guerre de Paris, 1650 : «Le Courrier bien que venant des Païs-Bas, est natif de Paris, sur les fonds de Sainct-Paul ». Cette phrase s'applique au Courrier, non à son auteur. La dédicace du même Courrier est signée A.B.C.D.E.

Situation de fortune

Le Courrier burlesque de la guerre de Paris est dédié au marquis d'Alluye, sans que l'on puisse exactement en déduire que S. était «attaché» à celui-ci.

Opinions

Les prises de position de S. semblent assez fluctuantes : dans son premier Courrier français, 1649, il s'en prend violem­ment à Mazarin, mais il donne en 1650 une seconde édition de cette œuvre remaniée sous le titre de Courrier burlesque de la guerre de Paris d'où ont disparu les attaques contre Mazarin.

Activités journalistiques

S. qui se veut «historiographe burlesque» (Moreau, t. I, p. 76) a traduit en vers burlesques différents écrits du temps, c'est ainsi qu'il publia :

Le Courrier français traduit fidèlement en vers burlesques, Paris, Claude Boudeville, 1649, in-40, 12 livraisons, relatant les événements du 6 janvier 1649 au 1er avril 1649, traductions du Courrier français en prose, qui n'est peut-être pas, comme on l'a cru (D.P.1 300), des fils Renaudot (Grand-Mesnil, p. 52-59).

Le Courrier burlesque de la guerre de Paris, envoyé à Monseigneur le prince de Condé, pour divertir son Altesse durant sa prison, Ensemble tout ce qui se passa jusques au retour de Leurs Majestez, Paris, 1650, in-40 ; autre éd. in-12. Réimpression de l'ouvrage précédent, avec atténuations pour tout ce qui concerne Mazarin.

Le Courrier burlesque envoyé à Monseigneur le Prince de Condé. Pour divertir son Altesse durant sa prison, luy racontant tout ce qui se passa à Paris en 1648, au sujet de L’Arrest d'Union, Seconde partie, Paris, 1650. Dans cette seconde partie qui relate des événements antérieurs (13 mai - 24 oct. 1648), S. s'inspire de l'Histoire du temps (s.l., 1649) et du Journal du Parlement (Paris, Alliot et Langlois, 1649).

Les trois Courriers en vers burlesques par S., ont été réédités et annotés par C. Moreau, sous le titre de Courriers de la Fronde en vers burlesques (D.P.1 272). Moreau, dans cette réédition, a rétabli l'ordre chronologique : il publie en premier la Seconde partie, puis la première version du Courrier français (1649) qu'il compare en notes avec l'édition remaniée de 1650.

Publications diverses

Avis au lecteur, par S., en tête de l'Elite des bouts-rimés, 1649, signalé par Antoine Adam (Tallemant des Réaux, Historiettes, Paris, Pléiade, i960, t. II, p. 1431). – Vers burlesques envoyés à M. Scarron sur l'arrivée du convoi à Paris,

Paris, Cl. Boudeville, 1649, que Moreau «croit» de S. (t. I, p. 30). C'est peut-être le même Saint-Julien qui succède à Scarron comme rédacteur de la Gazette burlesque (voir art. «Scarron»).

Bibliographie

D.L.F. (XVIIe s., p. 313, 922). – Préface de C. Moreau aux Courriers de la Fronde en vers burlesque, Paris, P. Jannet, 1857, 2 vol. – Grand-Mesnil M.N., Mazarin, la Fronde et la presse, 1647-1649, Paris, A. Colin, 1967, p. 182-183. – Voir aussi : Naudé G., Mascurat ou Jugement de tout ce qui a esté imprimé contre le cardinal Mazarin depuis le 6 janvier jusqu'au premier avril 1649, Paris, 1650, p. 218.

Auteur(s) de la notice


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