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Jean Baptiste ROBINET (1735-1820)

État civil

Jean Baptiste René Robinet, dit Robinet de Châteaugiron du nom de sa femme, Louise de Châteaugiron (C, p. 6 ; CM, p. 71), naît le 23 juin 1735 à Rennes où son père est imprimeur du Parlement (M, p. 184 ; Rosso ; Damiron, 11481). Il meurt dans sa ville natale le 24 mars 1820. Il s'était marié à Amsterdam vers mars-avril 1760 avec Gesina Regtering (M, p. 184 ; C, p. 10).

Formation

Après avoir fait ses études chez les Jésuites de Rennes, il serait entré dans leur Compagnie (Damiron. 11481), mais Sommervogel ne le mentionne pas.

Carrière

Ayant quitté l'ordre des Jésuites, R. se rend à Paris, puis en Hollande où il séjourne plusieurs années. En 1761, il publie De la nature, qui le fait connaître. Paru anonymement, le livre est attribué tour à tour à J.L. Castilhon, Toussaint, Helvétius, Diderot, avant que R. s'en déclare l'auteur par une lettre du 18 mai 1762 insérée dans l'édition d'Amsterdam du Journal des savants (Levot). Il s'installe à Liège à la fin de 1765 ou au début de 1766 (M, p. 198), publie une déclaration sur sa fidélité au catholicisme dans la Gazette de Liège du ,30 juillet 1766 (M, p. 199) ; mais il aurait été obligé de quitter la ville sous la pression des autorités religieuses (C, p. 14), R. se rend à Bouillon. II s'y trouve en 1769, au moment où est formée la Société typographique dont il est un des associés. Il s'en retire peu de temps après, à la suite, semble-t-il, d'un différend avec Pierre Rousseau sur «la gestion de ses affaires». Resté cependant à Bouillon, R. va se consacrer à l'édition du Supplément de l'Encyclopédie, pour laquelle plusieurs libraires, dont Rousseau, Rey et Panckoucke, se sont associés. Cela l'oblige à de fréquents voyages. II se rend ainsi à Paris en janvier 1772 et y rencontre J.L. Carra qu'il engage et qui l'accompagne à Bouillon. R. continue également à travailler pour différents libraires de Hollande, collaborant notamment à la traduction et à l'édition de l'Histoire universelle chez Merkus (CM, p. 71 ; C, p. 100-102). De retour en France vers 1778, R. obtient une charge de censeur royal qu'il remplira jusqu'à sa suppression. Il est également secrétaire particulier du ministre Amelot qui, avec le titre de ministre de Paris, est chargé de l'administration intérieure de la France et de celle de la Maison du roi (Levot ; Rosso). Au début de la Révolution, R. revient à Rennes où il meurt en 1820,à l'âge de 85 ans.

Situation de fortune

La situation financière de R. semble avoir été longtemps précaire. Pour subsister, il se met aux gages des libraires, éditant, compilant, traduisant. Il corrige des épreuves chez le libraire Harvelt (C, p. 9), établit des tables pour M.M. Rey, réédite le dictionnaire de Chambaud pour Merkus, traduit de nombreux ouvrages anglais, notamment les Essais de morale de Hume et les Mémoires de Miss Sidney Bidulph de Frances Sheridan, déjà traduits par Prévost en 1762. C'est sans doute le besoin d'argent qui, en 1765, pousse R. à vendre pour 25 louis à un libraire une série de lettres de Voltaire qu'il se serait procurées par l'intermédiaire d'un ancien domestique de ce dernier (M, p. I92 ; M.S., 12 janv. 1765). La publication des Lettres secrètes provoque l'inquiétude et l'indignation de Voltaire, qui fulmine contre ce «Robinet qui se vante de connaître la nature, et qui connaît bien peu la probité», ce « faussaire calomniateur qui pour gagner quelque argent » a fait imprimer des « lettres secrètes, qui, si elles sont secrètes ne devaient pas être publiques» (D12935, Ï3653, 13859, 12206). Il semble que, poussé par le besoin, R. soit devenu un polygraphe intéressé avant tout par les entreprises littéraires lucratives et les spéculations de librairie. On le lui reproche, l'accusant d'être « un maquignon d'ouvrages manuscrits » ou un de ces «boutiquiers de la littérature, auteurs compilants et compilés, agents de change de la philosophie» (Beausire, p. 192 ; C, p. 134). Ce dernier jugement est, il est vrai, de Carra qui, employé par R. et Rousseau, fut renvoyé par eux, accusé de négligence et de plagiat. Comme éditeur du Supplément à l'Encyclopédie, R. était payé, selon Carra, 72 £ par feuille imprimée mais lui-même ne donnait à ses collaborateurs que de 30 à 50 £ la feuille. Carra en recevait 30, Diderot 50 (C, p. 39-40).

Opinions

Disciple des encyclopédistes, R. se fait connaître par son livre De la nature, dans lequel il traite de «Dieu et la nature» à partir de deux prémisses : l'équilibre du bien et du mal dans la création ; la génération uniforme des êtres et la création continuée du monde. L'accueil est mélangé. Pour Voltaire, c'est du «fatras» métaphysique et «ce n'est point par de la métaphysique qu'on détrompera les hommes ; il faut prouver la vérité par les faits» (D 18425). Mairobert, qui y voit «une nouvelle pierre ajoutée à l'édifice du matérialisme», juge le livre «trop scientifiquement écrit pour amuser les gens superficiels, et [...] pas assez agréablement pour attacher les savants, auxquels il n'apprendra rien» {M.S., 28 mars 1762). Grimm souligne également le matérialisme latent de l'ouvrage mais remarque que l'auteur «a du style et la tête philosophique» et que malgré «l'incongruité de ses idées systématiques» son ouvrage n'est pas sans mérite (CL., t. VI, p. 204 ; t. IX, p. 131). Selon un critique contemporain, J. Mayer, les théories de R., malgré l'énormité de certaines, méritent d'être étudiées car, «par leur originalité, par leur hardiesse souvent incohérente, par leur dogmatisme systématique, elles représentent une attitude philosophique fréquente au XVIIIe siècle» (p. 297). Il semble que peu à peu R. ait pris ses distances vis-à-vis du mouvement philosophique. C'est ce qui ressort de la correspondance qu'il entretient en I771 et 1772 avec le marquis de Voyer et Dom Des Champs. Ce dernier s'étonne que R. fasse profession de ne plus croire à rien : «Il sait donc douter maintenant, et ne croire à rien, après avoir tout cru ; il est parfaitement deflegmé de son dogmatisme et de celui des autres» (Beausire, p. 186). R. accueille favorablement la Révolution et la soutient dans ses Lettres sur les débats de l'Assemblée nationale, se réjouissant du «nouveau jour» qui se lève avec «le progrès rapide de la raison dans une Nation devenue libre» (lettre XI). Il participe à l'administration du conseil général d'Ille-et-Vilaine ; mais après Varennes, il se retire progressivement des affaires (M, p. 241-244). Suspect d'appartenir à la noblesse, il fut arrêté le 1er mai 1794, mais relâché peu après (M, p. 246). Il a condamné vivement par la suite les excès des Jacobins (Sauvez-vous). Dans les mois qui précèdent sa mort, R. revient à la religion catholique et rétracte publiquement « ce qu'il y a d'hétérodoxe et de répréhensible dans quelques livres qu'il a faits par ignorance, déraison, inadvertance ou autrement, soit dans [sa] jeunesse, soit dans le temps de la Révolution » (L'Ami de la Religion et du Roi, t. XXIV, p. 368).

Activités journalistiques

Les activités journalistiques de R. sont de divers ordres. Pour de nombreux recueils périodiques, sa collaboration semble s'être surtout située au niveau de l'édition, correction d'épreuves, établissement de tables, mise en forme d'articles. II rédige ainsi les tables de la Nouvelle Bibliothèque germanique de Formey (1760) et, avec H.J. Dulaurens, celles de l'édition hollandaise du Journal des savants (1764) ; édition du t. XIII de la Collection académique (1766).

Au début de son séjour à Bouillon, R. fait partie de 1'« état-major» qui entoure Pierre Rousseau et l'aide dans ses multiples tâches (CM, p. 24-25). R. collabore aux différentes publications de la Société typographique et il est probable qu'il participe également à l'élaboration du Journal encyclopédique (D.P.1 730).

R. est avec J.L. Castilhon l'éditeur des premiers volumes du Recueil philosophique et littéraire de la Société de Bouillon

(D.P. in 79). Les éditeurs prévoient d'en faire paraître quatre volumes par an mais seulement dix volumes seront publiés de 1769 à 1779. Leur but est de rassembler «des pièces de physique, d'histoire naturelle, de morale, de littérature et de politique» afin d'aider au «progrès des sciences» et à «l'avancement de la vraie philosophie». Ils se proposent également de recueillir les «brochures», «petits ouvrages» ou «feuilles volantes», pour les préserver de l'oubli, ce dont se réjouit particulièrement Grimm : «Ce projet est excellent, surtout dans un siècle où l'on n'a guère le temps que de faire de petits écrits, et où il en paraît souvent de très-précieux». Diderot, qui fait la recension du premier volume pour la Correspondance littéraire, juge sévèrement certains articles de R., mais remarque que l'auteur «a de la chaleur, de la hardiesse et du nerf» et conclut qu'« à tout prendre, le recueil est bon ; je l'ai coupé d'un bout à l'autre, je le garde, et j'en retiens la suite» (CL., t. VIII, p. 395-401).

R. a peut-être collaboré aux Affaires de l'Angleterre et de l'Amérique, Anvers et Paris, 1776-1779 (D.P. 1 4). Ce journal, qui compte parmi ses rédacteurs B. Franklin et Court de Gébelin, est publié par cahiers, de 80 à 100 p. chacun, sans périodicité fixe. Son but est de fournir aux lecteurs français une information complète et détaillée sur la politique et l'économie de l'Angleterre et de l'Amérique. A côté de comptes rendus des séances de la Chambre des Communes ou de celle des Pairs, se trouvent des articles traitant des affaires politiques, économiques, financières et militaires de ces deux pays.

R. fait paraître au début de la Révolution, à Rennes, une série de « lettres » sous le titre général de Lettres sur les débats de l'Assemblée nationale relatifs à la Constitution (1789-1790). Ces lettres parurent sans périodicité fixe du 6 septembre 1789 (I) au 20 février 1790 (XXII). Elles sont de 3 à 25 p. suivant le sujet traité. Imprimées au début « aux dépens de l'auteur» et distribuées «gratis en son nom», elles sont par la suite vendues 6 sous puis 8 sous «au profit des pauvres». Chaque lettre est adressée à une personne en particulier et traite une seule question d'actualité : le veto suspensif (VII), la féodalité (IX), la constitution (XI), la représentation nationale (XV), la dîme ecclésiastique (XVII), etc.

Publications diverses

7. Discours sur l'histoire de l'Académie royale des sciences, 1760. – De la nature, Amsterdam, 1761 (t. I) ; 1763 (t. II).

De l'animalité, 8.1., 1767-1768, 2 vol. – De la nature, petit extrait d'un gros livre, Genève, 1762. – Grammaire française, extraite des meilleurs grammairiens français, ou dialogue entre un grammairien et son élève, Amsterdam, 1763. – Paradoxes moraux et littéraires, Amsterdam, 1768 (attribué également à J. Mauvillon). – Considérations philosophiques de la gradation naturelle des formes de l'être ou les Essais de la nature qui apprend à faire l'homme, Paris, 1768. – Le Favori de la fortune, Amsterdam, 1779, 2 vol. – Questions sur l'émigration, l'exportation du numéraire, Rennes, s.d. (daté du 1er avril 1790).

Sauvez-vous, sauvez-vous, il en est encore temps, ou nous sommes tous perdus et la France anéantie, s.I.n.d. – La Société des Amis de la Constitution de Rennes à ses frères les habitants des campagnes, sur la nomination des électeurs, Rennes, 1791 (signé : Robinet, Ponsard, Lesbeaupin). – Les Vertus, réflexions morales en vers, Rennes, 1814, 2 vol.

Ouvrages en collaboration : Analyse raisonnée de Bayle, ou Abrégé méthodique de ses ouvrages, Londres, 175 5-1770, 8 vol. (les 4 premiers volumes sont de Marsy). – Supplément à l'Encyclopédie, Amsterdam, 1776-1777, 5 vol. – Nouveau dictionnaire français-anglais et anglais-français, de Louis Chambaud, corrigé [...] par J.B. Robinet, Amsterdam, 1776, 2 vol. Nouvelle grammaire anglaise, Amsterdam, 1764 (avec J.B. Dehaynin). – Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique, ou Bibliothèque de l'homme d'état et du citoyen, Londres, 1777-1783, 30 vol. (à partir du t. V, le titre porte : «rédigé et mis en ordre par M. Robinet»). Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'à présent, traduite de l'anglais, par une société de gens de lettres, Amsterdam, 1742-1792. 46 vol. (avec Joncourt, Chaussepié, etc.). – Collection académique composée des mémoires, actes ou journaux des plus célèbres académies et sociétés littéraires étrangères, Dijon et Paris, Desventes et Lambert, 1755-1766, 13 vol. in-4° (R. est l'éditeur du t. XIII) : continuation du Recueil des mémoires ou collection de pièces académiques de Berryat et Guéneau de Montbeillard (1754­1759, 3 vol.).

Editions : Voltaire, Lettres secrètes, Genève, 1765. – Lettres de M. de Voltaire à ses amis du Parnasse, Amsterdam, 1766.

Les Œuvres de Mylord Comte de Shaftesbury, Genève, 1769, 3 vol. (trad. de Diderot, Coste, J.B. Pascal).

Tables : Table méthodique des matières contenues dans l'histoire et les mémoires de l'Académie royale des sciences de 1735

à 1751, Amsterdam, 1760. – Table de la Nouvelle Bibliothèque germanique, Amsterdam, 1760. – Table du Journal des savants de 1665 à lafinde 1764, Amsterdam, 1764, 3 vol. (avec H.J. Dulaurens ; éd. hollandaise). – Table du Cabinet d'histoire naturelle de Seba, en latin et en français (Locupletissimi rerum naturalium thesauri accurata descripto -Description exacte des principales curiosités naturelles du magnifique cabinet d'Albert Seba, Amsterdam, 1734-1765, 4 vol.).

Traductions : Considérations sur l'état présent de la littérature en Europe, Londres, 1762. – Parallèle de la condition et des facultés de l'homme avec la condition et les facultés des autres animaux. Bouillon, 1769 («traduit de l'anglais»). – Hume D., Essais de morale, ou Recherches sur les principes de la morale, Amsterdam, 1760. – Sheridan F., Mémoires de Miss Sidney Bidulph, extraits de son journal et traduits de l'anglais, Amsterdam, 1763-1768. – Ridley J., Les Contes des génies, ou les charmantes leçons d'Horam, fils d'Asmar, Amsterdam, 1766. – Donato N., L'Homme d'état, Liège, 1767 (trad. de l'italien). – Brooke F.M., Histoire d'Emilie Montagne, Amsterdam, 1770. – Halche N.B., Code des lois des Gentoux, ou Règlemens des Brames, Paris, 1778 (trad. attribuée également à Jean-Nicolas Demeunier). – Abbé Mariti, Voyages dans l'île de Chypre, la Syrie et la Palestine, avec l'histoire générale du Levant,

Neuwied, 1791 (trad. de l'italien, attribuée également à J. Castilhon).

Sont également attribués à R. : Considérations sur le sort et les révolutions du commerce d'Espagne, 1761. – Lettres de Théodose et Constance, Rotterdam, 1764 (trad. de Langhorne).

Bibliographie

F.L. 1769 ; Q. ; Cior 18 ; M.S. ; CL. – Beausire E., Antécé­dents de l'hégélianisme dans la philosophie française, Paris, 1865. – (C) Carra J.L., Le Faux philosophe démasqué, Bouillon, 1772. – (CM) Charlier G. et Mortier R., Le Journal encyclopédique (1756-1793), Bruxelles, 1952. – Damiron P., Mémoires pour servir à l'histoire de la philosophie, Paris, 1858, 3 vol. – Levot L., Biographie bretonne. Vannes, 1852-1857, t. II, p. 729-730. – Mayer J., «Robinet, philosophe de la nature», R.S.H., t. LIV (1954), p. 295-309. – (M) Murphy T., «Jean Baptiste René Robinet : the career of a man of letters», S.V.E.C. 150, 1976, p. 183-249. – Rosso C, «Il < paradosso> di Robinet», dans Moralisti del « bonheur», Turin, 1954, p. 49-76. – Voltaire, Correspondence, éd. Besterman. – Rétat P., Le Dictionnaire de Bayle et la lutte philosophique au XVIIIe siècle, «Les Belles-Lettres», 1971, p. 430-437.

Additif

État civil: Dans un une communication consacrée à Robinet (« Jean-Baptiste Robinet . Un libraire philosophe », colloque Le Pauvre diable), Françoise Badelon apporte à la biographie du journaliste et philosophe d’utiles compléments. Jean-Baptiste René Robinet est né à Rennes le 25 juin 1732, deuxième fils de Jean-Baptiste Robinet et de Louise de Chateaugiron ; c’est de sa mère qu’il prendra le nom de Robinet de Chateaugiron. À la mort de ses parents (entre 1738 et 1744), il passe sous la tutelle de son oncle Jean-François Hergault, procureur à la Cour.

Formation: Il est confié à un précepteur, puis entre au collège des jésuites de Rennes. Il est admis au noviciat le 18 septembre 1749, et passe au collège Louis-le-Grand en 1751-1752 ; il y enseigne en qualité de professeur de sixième en 1753-1754 ; il figure une dernière fois sur les registres de la Compagnie en 1755-1756 en qualité de répétiteur au collège de La Flèche. En 1760, il s’est établi en Hollande ; il y fait enregistrer, le 28 mars 1760, à Amsterdam, son mariage avec Gesina Regtering, fille d’un riche marchand hollandais.

Publications diverses: En 1760, on le voit publier à Amsterdam les Essais de morale de Hume, puis en 1762 le premier tome de De la Nature, ouvrage majeur dont la publication en quatre tomes se poursuivra jusqu’en 1766. Il mène en même temps une activité éditoriale intense, publiant des traductions, des éditions, deux grammaires, puis les Suppléments de l’Encyclopédie, sans qu’on puisse affirmer qu’il s’est mis aux gages des libraires, tant ses publications sont liées à son évolution intellectuelle.

Bibliographie: Badelon F.,  « Jean-Baptiste Robinet . Un libraire philosophe », dans Le Pauvre diable. Destins de l’homme de lettres au XVIIIe siècle, dir. H. Duranton, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2006 (J.S.).

Auteur(s) de la notice


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