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Jean MANZON (1740-1798)

État civil

Jean Manzon est né en 1740, à Oulx en Piémont (Meusel) ; marié après 1772 (R.M., p. 372), il eut un fils pour lequel il sollicite vainement, en 1787, un bénéfice ecclésiastique du roi de Prusse (Di). Son père est mort « depuis quelque temps » en 1774 ; il conservait sa mère (AGAD, Pop. 177, lettre du 25 févr. 1774) ; un oncle chanoine à Paris (ibid., lettre du 6 nov. 1772). Il meurt le 10 mars 1798 (D2), probablement à Wesel.

Formation

Études dans un collège piémontais jusqu'à la classe de philosophie (R.M., p. 284). En 1758, il quitte le Piémont pour la France et Paris où il séjourne très peu de temps (R.M., p. 58, n. 3). Sans doute attiré par l'état ecclésiastique (R.M., p. 273), il serait entré dans un noviciat jésuite (A.L.A.) et l'aurait quitté à la suite d'une aventure amoureuse qui le contraint à s'enfuir en Westphalie (R.M., p. 57-58). Léopold de Castilhon, militaire, écrit à son oncle Formey, le 31 août 1770 : « L'auteur du Courier du Bas-Rhin, nommé Manson, est effectivement un exilé jésuite, quoiqu'il dise avoir été abbé et avoir volontairement renoncé à cette fonction. Il est originairement italien du Milanais et a quitté sa patrie depuis fort longtemps pour aller en France. Sa conduite ici est telle qu'on ne peut ni la blâmer entièrement ni dire grand chose à son avantage. Il mène une vie assez retirée, à quoi ses modiques revenus l'obligent. Je n'ai aucune liaison, de sorte que je ne suis pas entièrement au fait du fond de son caractère, dont je n'ai jusqu'ici pas entendu mal parler » (Staatsbibliothek Berlin, Nachlass Formey, « Castilhon »).

Carrière

Installé, en 1767, à Clèves, il est pris comme rédacteur d'un journal français créé à la suite du Cleefsche Courant (C.B.R.,1767, n° 16) par les responsables de la Loterie Griethuysen et Schomaker (Di) ; le périodique profite de la relative liberté de presse régnant dans les états prussiens.

11 novembre 1767 : diffusion interdite en France du Courrier du Bas-Rhin après la publication d'extraits du Militaire philosophe (B.N., f.fr. 22154, f° 42) ; interdiction rapportée le 28 décembre (ibid., f° 50).

Septembre 1768 : M. est choisi par Marc Michel Rey comme traducteur de Di una riforma d'Italia de Pilati di Tassulo (de Booy).

5 novembre 1768 : M. devient directeur responsable du Courrier du Bas-Rhin imprimé chez la Veuve Sitzmann à Clèves (Di). Il traduit en 1769 pour le Journal des savants de M.M. Rey une partie du Discours sur le commerce et l'administration publique de Beccaria (de Booy).

Le Courrier est constamment soutenu par le gouvernement prussien (Kopstadt). Frédéric II en fait un instrument de sa propagande (Di ; Koser), particulièrement sous le ministère d'Eward Friedrich von Herzberg (A.L.A.). M. se lie financièrement à l'État en sollicitant des fonds pour créer sa propre imprimerie (Di), ce qui ne l'empêche pas d'avoir des ennuis avec la censure pour des critiques outrées (D3). Von Bernuth, fonctionnaire prussien, devient, en 1769, directeur de l'imprimerie chargé de la confection de la gazette (C.B.R., juil. 1769).

1772 : M. publie un commentaire étrangement autobiographique des Réflexions et maximes morales de La Rochefoucauld (Meusel). La même année, il entre en relation avec le roi de Pologne, Stanislas Auguste, et lui sert de courtier en nouvelles à la main venues de Paris (Fabre).

Frédéric II le défend contre les interventions de divers gouvernements étrangers (Paulo). Mme Du Barry et le duc d'Aiguillon le soupçonnent d'avoir part aux écrits scandaleux dirigés contre la favorite (C.B.R., 1794, n° 94).

Le rédacteur du Courier semble avoir eu des relations suivies avec ses confrères de Hollande (Benzel) pour faire contrepoids à la presse des Pays-Bas autrichiens (C.B.R.. 1767, n° 24) et à la Gazette de Cologne. M. songeait à se retirer en Piémont vers 1774 (AGAD, lettres du 25 oct. et du 27 déc. 1774). Vers 1788, il commence à rédiger les Mémoires d'un gazetier dont le manuscrit est perdu (Beutzel ; Linguet, t. XV, p. 492), et publie à Munster en 1793 un Nouveau manuel philosophique et moral (Heinsius, t. II, p. 913).

Il dirige le journal jusqu'à sa mort, d'abord à Clèves, puis au cours de la tourmente révolutionnaire à Emmerich et à Wesel (D2 ; A.L.A.) où il s'installe en juillet 1794 (C.B.R.. 1794, n° 61) en revenant parfois à Clèves où il réside de 1791 à 1795 au n° 28 de la Hagsche Strasse (Stadt-Archiv, Clèves, 123.16). Son fils collabore avec lui à partir de 1795 et prend sa suite à sa mort (D2). Janvier 1799 : interdiction du périodique par le Directoire dans le territoire sous sa domination entre Maas et Rhin (A.L.A.). Il est transféré en mai 1806 à Dûsseldorf (D2).

Situation de fortune

M. vit des revenus assez confortables de son journal. En 1768, il acquiert la propriété du titre en versant à son imprimeur 700 florins par an, plus 25 florins pour chaque série de 25 exemp. au-dessus de 300 (Di). Il reçut des subventions indéterminées du gouvernement prussien. Il avouait en 1772 avoir épargné 2 ou 300 ducats depuis 1767 (AGAD, lettre du 6 oct. 1772). Il vendit sa plume et des nouvelles à la main à Stanislas Auguste, roi de Pologne, qui le remercia d'abord par des médailles, puis par une rétribution annuelle de 60 ducats (ibid., 21 oct. 1772., 25 janv. 1774, 9 oct. 1774, 1er janv. 1775, 19 juil. 1777, 22 déc. 1780, 2 déc. 1788, 1er déc. 1789). Dans ses Mémoires, Stanislas Auguste parle de 100 ducats. Les « patriotes » hollandais l'accusent de recevoir du stadhouder 1200 florins par an depuis 1782 (Bernard, p. 33). M. se flatte en 1788 d'assurer l'occupation de plus de vingt personnes à Clèves (Linguet, t. XV, p. 486).

Opinions

Une violente antipathie pour les Jésuites, les ordres réguliers et le catholicisme en général forme la constante la plus claire de son caractère (R.M. ; P.R.). Favorable aux penseurs matérialistes et, dans une certaine mesure, à Rousseau, il est souvent réservé ou ironique à l'égard de Voltaire : cependant, il croit une société athée impossible (P.R., p. 16-17). À une date indéterminée, il a de bonnes relations avec le futur cardinal Maury (Kopstadt).

Politiquement, il est un fidèle serviteur de la politique prussienne (P.R., p. 7). On le dit ami des « économistes » français (Kopstadt), ce qui semble discutable (Moureau, « Lumières »). Ce cosmopolite leur reproche leur « patriotisme » (C.B.R., 1768, n° 79). Il n'est pas aisé de séparer ses opinions de son intérêt bien entendu dans ses relations avec Stanislas-Auguste (Fabre, p. 475). En général, ses sentiments monarchiques relèvent plus d'une prudence lucrative que d'une sincérité profonde (P.R., p. 4-19). Il a cependant le courage de s'élever publiquement contre l'embastillement de Linguet qui lui en conservera de la reconnaissance (C.B.R., 1783, n° 74).

Dans les années 1780, le soutien qu'il apporte après quel­ques hésitations (Paulo ; Le Dîner du Lion d'Or ; Luzac, t. I, p. 18) au stadhouder contre les « patriotes » hollandais (A.L.A.) et celui qu'il accorde, en 1789-1791, à la thèse prussienne contre celle de l'Autriche à propos de Liège (Hansen, t. I, p. 27) ne prouvent pas son indépendance intellectuelle.

D'après des documents conservés par l'un de ses ennemis aux Pays-Bas, M. a essayé d'escroquer de l'argent au duc de Brunswick, conseiller du stadhouder Guillaume V à La Haye, en 1781. Selon son adversaire P.A. Dumont-Pigalle, pamphlétaire qui soutenait les Patriotes en Hollande, M. aurait en effet demandé 400 ducats au duc en échange de la suppression d'un pamphlet contre lui, « La Louiso-Brunswiclo-Wolfenbutliade », au moment où le duc était attaqué par des Patriotes d'Amsterdam (Dumont-Pigalle). D'après Dumont-Pigalle, la tentative de M. a donné lieu à des poursui­tes contre lui de la part des États de Gueldre ; on a soupçonné M. d'avoir lui-même écrit le texte en question. On trouve dans l'Archief Dumont-Pigalle, actuellement conservé au Rijksarchief à La Haye, des copies des lettres qui auraient été échangées entre M. et les Luzac, rédacteurs de la Gazette de Leyde, au sujet de cette tentative de chantage en 1785, époque à laquelle M. était devenu le chef des journalistes pro-stadhoudériens. D'après ces textes, M. a commencé par nier toutes les accusations concernant l'affaire du pamphlet. Dans une lettre du 10 septembre 1785, cependant, il dut admettre qu'il avait bien écrit au duc à ce sujet en 1781, tout en continuant de nier avoir eu véritablement l'intention de publier un tel libelle. Dans sa lettre suivante à Jean Luzac, M. proteste : « Vous demandez de moi une rétraction [...] parce que vous savez bien que je ne le puis, sans reconnaître formellement la vérité de votre accusation ». Dumont-Pigalle, qui était d'ailleurs l'auteur d'un pamphlet contre M., Le Dîner du Lion d'Or, a essayé à plusieurs reprises de convaincre Jean Luzac d'imprimer les documents accusateurs sur l'affaire de 1781 dans sa Gazette de Leyde ; il y aurait joint sa correspon­dance avec M. en 1785. Luzac refusa, et Dumont-Pigalle publia les documents dans son pamphlet de 1786. L'épisode souligne le côté douteux du caractère de M., mais ses procédés n'étaient pas uniques parmi les gazetiers de l'époque. Voir un curieux éloge de M. par Sabatier de Castres (art. « Sabatier »). [Renseignements fournis par J. Popkin.].

De 1789 à 1793, le Courier du Bas-Rhin a une discrète sympathie pour les révolutionnaires français (Hansen, t. I, p. 882, 1051 ; t. II, p. 13). Il devient ensuite un adversaire déterminé du jacobinisme (Di) et se consacre « à la défense des vrais principes conservateurs de l'ordre social et d'une liberté bien ordonnée » (C.B.R., 1794. n° 82).

Polémiques avec Bastide, gazetier de Bruxelles [Journal de Bruxelles] (C.B.R., 1767), avec le Mercure de France (1768 : projet d'opéra à Versailles) ; avec Dieudonné Monfelt de Liège (C.B.R., avril 1769) ; avec d'Alembert (Linguet, t. XV, p. 481 ; Frédéric II) ; vers 1782, avec les « patriotes » pro-français de Hollande : Cerisier, François Bernard (Luzac, t. I, p. 18-19), Jean Luzac de la Gazette de Leyde, et le Post van den Neder Rhyn (C.B.R., 1783, n° 46) ; en 1788, avec l'ambassadeur d'Angleterre Elliott (A.L.A.) ; en 1791, avec l'ambassadeur d'Autriche, comte de Metternich (Hansen, 1.1, p. 882).

Activités journalistiques

(C.B.R.) Courier du Bas-Rhin, n° 1, 1er juillet 1767 ; bi-hebdomadaire paraissant le mercredi et le samedi, 8 p., in-4° (D.P.1 286). Gazette politique et littéraire sous forme de lettres de divers endroits et de comptes rendus critiques. Diffusion : au début, essentiellement Allemagne, nord de la France et Paris ; puis, dès 1768, Brabant, Pays-Bas, Autriche, Bohème, Suisse, Italie. Situation à peu près semblable signalée en 1787 (Di), malgré une diffusion difficile en Hollande pendant les années 1780 (C.B.R., 1783, n° 93) compensée par des abonnements en Angleterre (Le Dîner du Lion d'Or).

Tirage : assez important (D3) pour un journal servi par abonnement (en 1767 : 24 £ à Clèves et 36 en France). Les estimations varient de plusieurs milliers d'exemplaires (Kopstadt) à un peu plus de mille en année moyenne. Après 1787, la situation politique gêne considérablement le journal. 1793 : 1340 abonnés ; 1797 : 800 ; 1799 : 807 ; 1800 : 673 ; 1801 : 530 (Di ; D2). À la fin de 1789, M. se proposait de publier un nouveau journal : il ne semble pas avoir paru (AGAD, Pop. 222, lettre de Reverdil, 1er nov. 1789, p. 18).

En dehors de son activité de journaliste, M. s'occupa de la diffusion des nouvelles à la main et des « papiers anglais ». II fit venir de Paris des anecdotes scandaleuses et se trouva mêlé aux divers pamphlets lancés contre Mme Du Barry (voir notre art. sur les « Bulletinistes parisiens » et AGAD, Pop. 177, lettres du 17 nov. 1772 et du 16 nov. 1774). Il se fournissait aussi en nouvelles à la main à Francfort et à Cologne (lettre du 2 mars 1782). Ces diverses gazettes manuscrites étaient redistribuées soit vers la Pologne, soit vers l'Angleterre (lettres du 6 oct. 1772, 13 nov. 1772, 25 janv. 1774, 9 oct. 1774). Mais M. servit aussi d'instrument à la propagande des divers États auxquels il vendait son circuit d'informations clandestin : Russie, Pologne et Angleterre (lettres du 6 oct. 1772, 18 et 21 déc. 1772, 16 juil. 1774). La gazette était contrôlée par un censeur (lettre du 6 nov. 1772).

Publications diverses

(P.R.) Traduction de Pilati di Tassulo (Carlo-Antonio) : Projet d'une réforme à faire en Italie, Amsterdam, M.M. Rey, 1769. – (R.M.) Réflexions et maximes morales de M. le duc de La Rochefoucauld, « nouvelle édition plus correcte qu'aucune de celles qui ont paru jusqu'ici avec des commentaires de M. Manzon », Amsterdam et Clèves, Baertstecher, 1772. – De Waare Vrijheid. Door enen Vrijheid Lievenden Nederlander, Clè­ves, 1787 (B.U. Amsterdam). – Nouveau manuel philosophi­que et moral, Munster, Coppenrath, 1793.

Bibliographie

Varsovie, AGAD (Pop.) Fonds Popiel, n° 177, p. 181-247 : lettres de M., copies de réponses et divers textes ayant trait à M. Ces documents étant difficiles d'accès, nous en donnons une description assez détaillée :

Année 1772 : 20 août, articles sur la Pologne à insérer dans le C.B.R. ; 22 août, lettre anonyme d'envoi des articles précédents ; 4 sept., M. à Stanislas Auguste (S.-A.), dénonciation du courrier du 22 août ; 23 sept., S.-A. à M. ; oct., commentaire de M. sur les articles du 20 août ; 6 oct., M. au général Coccei ; 21 oct., M. à S.-A. et S.-A. à M., réponse aux articles du 20 août ; 6 nov., M. à Coccei, sur l'article « De la Vistule» (C.B.R., n° 83) ; 13 nov., M. à Coccei, sur un correspondant à Londres ; 17 nov., M. à Coccei, ses relations avec d'Aiguillon ; 1er déc, M. à Coccei, il reçoit des correspon­dances d'un secrétaire (d'ambassade?) russe ; 18 déc, M. à Coccei.

Année 1773 : 7 juil., S.-A. à M., réponse au n° 50 du C.B.R., art. « Varsovie » du 9 juin ; 17 déc, « Extrait d'une lettre de Varsovie du 4 décembre » dénoncé par M.

Année 1774 : 5 janv., S.-A. à M., recommandations au rédacteur ; 25 janv., M. à S.-A., problème de la transmission sûre des nouvelles ; s.d., S.-A. à M., commande des nouvelles à la main scandaleuses de Paris (p. 184) ; 12 mars, un anonyme de Berlin à M. : billet pour insérer dans le C.B.R. une lettre de «Pologne du 5 mars» ; 18 mars, M., note sur l'information précédente ; 16 avril, M. à S.-A. : son correspon­dant parisien menace d'être démasqué ; 16 juil., Stackelberg, ambassadeur de Russie en Pologne, à M., recommandations au rédacteur ; 13 août, S.-A. à M. ; 9 sept., M. à Coccei, promesse qu'on ne se repentira pas de l'avoir corrompu ; 22 oct., Stackelberg à M., avec apostille de M. ; 25 oct., M. à S.-A. ; oct. ou nov., M. à S. A. ; 9 nov., S.-A. à M. ; 27 déc, M. à Coccei. Papiers de Marc Reverdil, secrétaire du roi S.-A. Année 1777 : Pop., n° 430, 19 juil., Reverdil à M. sur la pension royale (p. 55-56). Année 1782 : 23 juil., M. à S.-A., dénonciation d'un intri­gant, le comte Castriotto (Cagliostro?) (p. 322-324). Année 1785, Pop., n° 222, 11 janv., R. à S.-A. sur l'entête­ment de M. (p. 12). Année 1788 : Pop., n° 430, 11 janv., R. à S.-A., finance­ment de M. Année 1789 : Pop., n° 222, 1er nov., note de R. sur les règlements faits à M. (p. 18). Année 1790 : 21 févr., Florentyna Reverdil-Dalko à S.-A., sur ses rapports avec M. ; Pop. n° 86,12 juin ; M. à Florentyna (p. 480-481) ; 23 juil., M. à Florentyna sur une correspon­dance de Paris ( ?) fournie par Le Jay (p. 482-483).

Année 1791 : 22 avril, M. à S.-A. (p. 473) ; 22 mai, M. à Florentyna R.-D. (p. 478-479) ; 26 mai, M. à S.-A. (p. 475) ; 21 juin, S.-A. à M. (p. 476).

Archives Poniatowski, vol. 408 : 12 févr. 1774, 1er versement de 60 ducats à M. ; vol. 409 : janv. 1775, « pension annuelle » de 60 ducats à M. – Correspondance de Stanislas-Auguste, n° 11, p. 192 : 22 déc. 1780, versement par Reverdil de 228 ducats à M.

Varsovie, Bibliothèque Nationale, Reverdil Marc, Journal (1765-1787), ms. Boz 802, mars 1777, p. 93 ; 2 févr. 1783, p. 134. Ces documents manuscrits ont été analysés et, pour certains, publiés par Jerzy Lojek (voir infra). – Clèves, Stadt-Archiv. – La Haye, Rijksarchief, Collection Dumont-Pigalle, articles A (Correspondance, 1785-1782). – Ibid., BBB (50), «Procès de Manzon». Correspondance entre les Luzac et M. : 24 et 27 août 1785, M. à Etienne Luzac ; 2 et 5 sept. 1785, Etienne Luzac à M. ; 3 sept. 1785, M. à Etienne Luzac ; 9 sept. 1785, Jean Luzac à M. ; 10 et 14 sept. 1785, M. à Jean Luzac. – Le Dîner du Lion d'Or, ou aventures singulières arrivées en 1783 [...] Au Sr. Manzon, Athènes, Jean-qui-pique [sic], 1784 (anon.). – La Riposte à Manzon, ou Chanson nouvelle, 1784 (anon.). – Dumont-Pigalle P.A., Esquisse d'un grand tableau ou Mémoires pour servir à l'histoire des Provinces-Unies des Pays-Bas, Hollande, 1786. – Correspondance secrète, dite de Mettra, Londres, Adamson, 1788, t. XV, p. 375-376 (sur la Réponse à M., 27 janv. 1784). – (A.L.A.) Allgemeiner Litterarischer Anzeiger, n° 38, 9 mars 1801. – Benzel P., Niederrheinisches Geistesleben im Spiegel Klevischer Zeitschriften des achtzehnten Jahrhunderts, Bonn, 1912, p. 40 et suiv. – Bernard F., Précis historique de la Révolution qui vient de s'opérer en Hollande, Paris, Desenne, 1788. – Beutzel J.J.C, et Gusmuth, Allgemeines Sachregister, Leipzig, Weygand, 1790, 326. – Booy J.T. de, « La traduction française de Di una riforma d'Italia de Pilati di Tassulo », S.V.E.C. 12, i960, p. 29-42. – (Di) D'Ester K., « Aus der Geschichte des Courier du Bas-Rhin », Dortmundisches Magazin, 15 dèe. 1909, 1er janv. 1910. – (D2) Id., « Das Ende des Courier du Bas-Rhin », Zeitschrift des Bergischen Geschichtsvereins, t. XXXXV, 1912. – (D3) Id., Das Zeitungswesen in Westfalen, Münster, 1907, 186-187. – Fabre ]., Stanislas-Auguste Poniatowski et l'Europe des Lumières, Paris, 1952, p. 344,475. – Frédéric II, Œuvres posthumes, Berlin, Voss et Decker, 1788, t. XI et XIV. – Hansen J., Quellen zur Geschichte des Rheinlandes im Zeitalter der französischen Revolution, Bonn, Hanstein, 1935. – Hein­sius W., Allgemeines Buecher-Lexikon (1700-1801), Leipzig, 1812-1813. – Koser R., Preussische Staatsschriften, Berlin, 1877, 1.1, p. XLIV, n. – Kopstadt, Über Cleve, Francfort-sur-­le-Main, 1822, p. 30-31. – Linguet S., Annales politiques, Bruxelles, 1788, t. XV, p. 481-497. – Lojek J., L'Inspiration polonaise de la presse européenne sous les règnes du roi Stanislas-Auguste Poniatowski (1764-1795), Varsovie, 1969, chap. IV, en polonais, résumé en français ; en annexe, p. 173-185, extraits de la correspondance de M. avec diverses personnali­tés polonaises. – Id., « International French newspapers and their rôle in Polish affairs during the second half of the 18th Century », East Central Europe, Pittsburgh, 1974, p. 54-64. – Id., « Gazettes internationales de langue française dans la seconde moitié du XVIIIe siècle », dans Modèles et moyens de la réflexion politique au XVIIIe siècle (colloque de Lille), 1977, Lille, p. 369-382. – Id., « Les gazettes internationales de langue française et leur rôle dans les affaires de Pologne au temps de Stanislas-Auguste » (en polonais), Problemy Kultury literackiej polskiego Oswiecenia, Wroclaw, Ossolineum, 1978, 135-150. – Luzac J., Défense des Belges confédérés, Hol­lande, 1784. – Meusel J.G., Das Gelehrte Teutschland, 5e éd., Lemgo, 1797, t. V, p. 37. – Mortier R. (éd.), Difficultés sur la Religion, Bruxelles, 1970, p. 13-16. – Moureau F., « Sur une lettre de Diderot à John Wilkes publiée dans le Courier du Bas-Rhin », D.H.S., n° 6, 1974, p. 277-285. – Id., « Lumières et libertés à Cleves en 1768 à travers Le Courier du Bas-Rhin pour 1768 », dans Le Concept de liberté dans l'espace rhénan, Colloque, Bulletin de la Faculté des Lettres de Mulhouse, fasc. 7, 1975, p. 77-88. – Id., « Les Mémoires secrets de Bachaumont, le Courier du Bas-Rhin et les bulletinis­tes parisiens », dans L'Année 1768 à travers la presse traitée par ordinateur, éd. P. Jansen, C.N.R.S., 1981, p. 58-79. – Paulo E., « Zur Geschichte der Censur am Niederrhein bis zum Frühjahr 1816 », Beiträge zur Geschichte des Niederrheins, t. XV, 1900, p. 36-117. – Poniatowski S.A., Mémoires, Leningrad, 1924, t. II, p. 244.

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