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Jean LE CLERC (1657-1736)

État civil

Jean Le Clerc est né à Genève le 29 mars 1657. Son nom est souvent orthographié «Leclerc». La forme latine utilisée par Le Clerc est «Joannes Clericus». Il a eu recours aux pseudonymes suivants : Liberius de Sancto Amore (Epistolæ Theologicæ, Theophilus Alethinus, Theodorus Gorallus, Théodore Parthase, Joannes Phereponus. Du côté paternel comme du côté maternel l'ascendance de L. est d'origine picarde. C'est à Beauvais que vivait au milieu du XVIe siècle son arrière-grand-père paternel, Georges Le Clerc. La Praefatio des Quaestiones Sacrae – source à laquelle puisent les notices biographiques ultérieures – fournit sur les origines de la famille Le Clerc les données suivantes. Georges Le Clerc, bourgeois de Beauvais et sa femme Adrienne Bertini ont un fils, Nicolas, né en 1553. L'unité familiale est brisée par la Réforme : Adrienne Bertini se convertit au luthéranisme tandis que son mari demeure fidèle à Rome. Elle le quitte bientôt en emmenant avec elle son fils, qu'elle élèvera dans la religion protestante, les trois filles du couple préférant rester auprès de leur père et conserver la foi catholique. Adrienne et Nicolas vivent un temps à Paris, mais à la veille de la Saint-Barthélémy le Dauphiné est jugé par Nicolas un refuge plus sûr en raison de la forte minorité protestante qui vit dans cette province. Faute de s'y sentir vraiment en sécurité, Nicolas Le Clerc émigre néanmoins à Genève. Il arrive dans la cité de Calvin sans un sou mais y apprend rapidement un «métier honnête», qui est celui d'apothicaire, et sera reçu bourgeois dès 1597. Devenu membre du Conseil des Deux-Cents en 1605, il fréquente la famille de Courcelles. Ce lien entre les familles Le Clerc et de Courcelles mérite d'être noté. De Nicolas Le Clerc et de Sara de Courcelles naquirent sept enfants : David, Pierre, Samuel, Etienne, Anne, Marie et Suzanne. L'on s'attardera ici sur David et Etienne car les Quaestiones Sacrae sont un monument élevé par L. à leur mémoire – Etienne étant d'autre part le père de Jean. David, né à Genève le 9 février 1591, fait ses humanités et sa philosophie à Genève avant de suivre pendant deux années des cours à l'université de Strasbourg, puis va étudier à Heidelberg les langues savantes, l'histoire et la théologie. En 1615 il part pour l'Angleterre afin d'y poursuivre l'étude de l'hébreu. Revenu à Genève il y sera nommé en 1618 à une chaire de langue hébraïque. Il sera reçu ministre et remplira à plusieurs reprises les fonctions de recteur. Ce savant linguiste meurt le 21 avril 1654 sans laisser de descendance. Etienne, né à Genève le 13 août 1599, choisit d'abord la carrière des armes. Il la quitte au bout de cinq années pour se consacrer à l'étude de la médecine et du grec. Toutefois, il n'exerça jamais la profession de médecin et se consacre à la philologie. En 1643 il est nommé à la chaire de grec, de philosophie et de belles-lettres à l'Académie et y renonce en 1662 lors de son élection au Petit Conseil. De son second mariage, conclu en 1651, avec Susanne Gallatin de Tudert il eut quatre enfants : Daniel, Jean, François et Madeleine. François dirigera une grande maison de commerce à Leipzig. Daniel (né le 4 février 1652, mort le 8 juin 1728), sera un médecin célèbre et un historien de la médecine : son Histoire de la médecine, Genève, 1696, fera longtemps autorité. Jean Le Clerc épouse en 1691 Marie Leti, née en 1660, fille de l'aventurier et polygraphe italo-suisse Gregorio Leti. Marie Leti, instruite et vertueuse, paraît avoir été pour L. une épouse modèle (cf. Barnes). Des quatre enfants qu'aura le couple, aucun n'atteindra l'âge adulte. Terrassé par une attaque en 1728, L. mourut à Amsterdam le 8 janvier 1736.

Formation

L. fit à Genève d'excellentes études. Après sa scolarité au Collège, il s'inscrivit, en 1673, à l'Académie. Il y suivit des cours de philosophie et de théologie, puis obtint le 11 octobre 1678 un témoignage honorable (S. Stelling-Michaud, Livre du Recteur, (1559-1878), éd. S. Stelling-Michaud, Genève, Droz, 1966). Il subit à l'Académie l'empreinte du célèbre cartésien Jean Robert Chouet et du théologien Louis Tronchin. Ses thèses furent soutenues en compagnie de Jacques Bernard. Esprit vigoureux et indépendant, L. montre très tôt (et avec une certaine imprudence) le peu d'estime que lui inspire le climat intellectuel de sa ville natale. Il signe, certes, le Consensus Helveticus en 1680 pour obtenir la consécration pastorale, mais l'intransigeance dogmatique qui a été imposée à Genève par François Turrettini lui pèse. Il ne trouvera pas davantage à l'académie de Saumur (en 1680-1681) la liberté de penser qu'il recherche. La publication en 1681 à Saumur, chez H. Desbordes, des Epistolae Theologicae, va créer autour de L. une réputation de scandale qui le suivra partout et nuira sans aucun doute à sa carrière de théologien. Le sous-titre des Epistolae, «in quibus varii scholasticorum errores castigantur», dit assez où se situent les préoccupations théoriques du jeune savant imprégné de cartésianisme : il s'agit en somme de dépouiller le dogme de son mystère et de le soustraire aux controverses byzantines qu'affectionne l'époque. L'on notera que dès son séjour à Saumur, L. entre en relations épistolaires avec l'éminent théologien arminien qu'est Philippe van Limborch – lequel demeurera son ami. Esprit libre et d'une vaste érudition, véritable polyhistor, L. aura pour caractéristique remarquable de fort bien lire l'anglais. Il s'initie à cette langue dès son premier voyage à Londres, en avril 1682. Néanmoins il ne parviendra jamais à la parler convenablement et cet obstacle linguistique, qui lui rend la prédication très difficile, contribuera sans doute à lui barrer le chemin d'un bénéfice de l'Eglise anglicane (but qu'atteindront Pierre Allix, Pierre Du Moulin et Cornand de La Croze).

Carrière

L. quitte Genève en 1677 et voyage pendant trois ans. Il séjourne à Grenoble, puis à Saumur, où il suit les cours de l'Académie, et enfin à Londres (1682). Revenu à Genève après sept mois de séjour en Angleterre, il quitte définitivement sa patrie en 1683 pour s'établir à Amsterdam, où le séminaire Remonstrant lui confie une chaire de philosophie et d'hébreu. En 1712, succédant à son ami Limborch, il devient titulaire de la chaire d'histoire ecclésiastique. Il demeurera jusqu'à sa mort en Hollande.

Situation de fortune

Sur les moyens d'existence de L. l'on consultera la mise au point de Barnes. Le jeune L. est pauvre, et l'une des raisons de son voyage de 1682 à Londres est le désir de trouver en Angleterre une situation stable, c'est-à-dire d'être pensionné, à titre de prédicateur, de quelque riche diocèse anglican. Mais L. ne se rend pas tout de suite compte à quel point il est suspect d'arminianisme et même de socinianisme, c'est-à-dire d'hérésie. Il ne parviendra même pas à obtenir un ministère à l'Eglise de la Savoye. En 1691-1692, L. fait une nouvelle tentative, par l'intermédiaire de son ami John Locke, pour trouver quelque charge bien rémunérée en Angleterre : dans une lettre à Locke datée du 1er avril 1692, il écrit qu'il serait fort heureux d'obtenir une pension de cent livres sterling comme ministre dans une petite ville anglaise. L. essaiera une dernière fois, en sollicitant l'aide de Pembroke et de Burnet, de s'établir outre-Manche, mais sans plus de succès. Au prix du labeur écrasant que représentait la somme de ses trois activités de professeur au Séminaire Remonstrant, d'écrivain et de journaliste, L. parviendra à s'assurer une existence digne, mais – semble-t-il – sans jamais atteindre à l'aisance véritable. Après sa mort Marie Leti vendra la riche bibliothèque de son mari.

Opinions

Comme Bayle, L. a été mêlé à la plupart des grandes polémiques de son temps. Son rôle dans le mouvement des idées entre 1680 et 1725 a été important mais son œuvre a souffert d’un relatif discrédit : du reste les Philosophes se sont progressivement détournés d'un penseur qui leur paraissait à la fois trop cartésien et trop prisonnier des controverses théologiques de son temps. L'attitude de Voltaire est révélatrice : il y a loin de l'éloge du «fameux Le Clerc» que la VIIe Lettre philosophique rapproche de Locke et Newton, au jugement des plus réticents que formule le «Catalogue des écrivains français» du Siècle de Louis XIV. Il reste à écrire une biographie intellectuelle de L. qui restitue dans toute sa complexité une activité multiforme et inlassable. Maria Cristina Pitassi l'a esquissée avec son «Portrait scientifique de Jean Le Clerc», qui privilégie l'exégète vétérotestamentaire, le mythographe, l'historien de l'Eglise, et qui souligne l'originalité de sa méthode : elle repose sur l'emploi des instruments philologiques, sur une articulation précise des rapports entre critique et théologie, et vise inlassablement à fonder une épistémologie de la connaissance historique. Quelques ouvrages importants jalonnent l'itinéraire de L. : les Epistoaeæ Theologicae certes, mais surtout les Sentimens de quelques théologiens de Hollande, le Commentaire du Pentateuque (1693-1696), le traité De l'incrédulité (1696), l'Ars critica (1697), et enfin les Parrhasiana. La publication, en cours, de la correspondance complète de L. doit renouveler les perspectives sur l'œuvre. Les amitiés et les inimitiés de L. fournissent bien entendu des points de repère essentiels. Du côté des amis : le Père Bernard Lamy, rencontré lors du séjour à Grenoble, Philippe van Limborch, John Locke, Gilbert Burnet, Shaftesbury, et d'une manière générale les «Rationaux». Dans le champ de la polémique, où les affrontements font surgir un spectre affectif qui va de l'hostilité courtoise à la haine glacée, apparaissent tour à tour les Malebranchistes, Richard Simon, les ministres protestants français de Genève, Amsterdam et Berlin (surtout s'ils se montrent de stricte obédience calviniste), les journalistes de Trévoux, Nicolas Boileau-Despréaux, Bentley, et enfin Pierre Bayle. E. Labrousse, dans Pierre Bayle, Hétérodoxie et rigorisme, a bien montré pourquoi, en dépit d'une formation intellectuelle très semblable, les deux hommes étaient peu faits pour s'entendre. La réfutation de Richard Simon qui est le sujet des Sentimens de quelques théologiens de Hollande sur l'Histoire critique du Vieux Testament composée par le Père Richard Simon de l'Oratoire (Amsterdam, 1685), nourrira une polémique de quelque dix ans, par moments fort acrimonieuse. Parmi les détracteurs des journaux que publie L., citons : Pierre Bayle, Entretiens de Maxime et de Thémiste ou Réponse à ce que M. Le Clerc a écrit dans son dixième tome de la bibliothèque choisie contre M. Bayle (Rotterdam, 1707) ; Fontenelle, Suite de la Réponse à l'Histoire des oracles. Dans laquelle on réfute les objections insérées dans le treizième tome de la Bibliotèque [sic] choisie [...] (1708) ; Robert Jenkins, Remarks on some books lately published (Londres, 1709) ; Burmannus (Pierre Burman), Le Gazettier menteur, ou Mr. Le Clerc convaincu de mensonge et de calomnie (1710). Tout au long de cette Frühaufklärung complexe et confuse, secouée par la vague de fond qu'a lancée le Tractatus de Spinoza, L. a joué un rôle capital qu'il importerait de mieux apprécier. A travers Descartes c'est en fait contre «l'athée Spinoza» que Leibniz et son complice Pierre Daniel Huet vont rompre des lances. L. est très hostile à Spinoza, mais Huet, Abbadie, Le Vassor ou Dupin, en même temps qu'ils s'attaquent eux aussi à l'auteur du Tractatus, visent des cibles qui ont pour nom Jean Le Clerc ou Richard Simon. A l'arrière-plan, Newton, dont L., tout cartésien qu'il est, défendra avec talent le système, alors que d'autres cartésiens le combattront en arguant du caractère «scolastique» de la notion de force. Son cartésianisme foncier ne retiendra pas davantage L. de soutenir résolument l'Essai sur l'entendement humain. C'est un cartésianisme rénové qui parait le mieux définir la pensée de L.

Activités journalistiques

De janvier 1686 à décembre 1693, L. publia la Bibliothèque universelle et historique (À Amsterdam, chez Wolfgang, Wæsberge, Boom et Van Someren, 26 vol. in-12 dont un de Tables). C'est dans le numéro de juillet 1686 que paraît la Méthode nouvelle de dresser des recueils, le premier écrit de quelque importance qu'on puisse attribuer avec certitude à Locke. En janvier 1688, L. présente à ses lecteurs un «Extrait d'un livre anglais qui n'a pas encore paru, intitulé Essai philosophique concernant l'entendement» (p. 49-142). Il s'agit de l'abrégé que Locke a transmis à son ami en 1687 et que ce dernier a traduit. L'Essai sur l'entendement humain, que le philosophe hésitait à publier, a donc été présenté à «l'Europe savante» (où il va déclencher des polémiques acharnées) grâce à la hardiesse et à la perspicacité du journaliste. Pierre Bayle, on le sait, sera l'un des critiques de Locke.

Avec Larroque, Bernard et Barrin, L. collabora aux Nouvelles de la Républiques des Lettres dont la publication se poursuivit chez Desbordes jusqu'en avril 1689 après que Bayle en eut abandonné la rédaction (février 1687). Il revint au journalisme en 1703, puis en 1714, en publiant la Bibliothèque choisie pour servir de suite à la Bibliothèque universelle, par J. Le Clerc (27 t. in 12 plus un vol. de Tables, Amsterdam, 1703-1708) et la Bibliothèque ancienne et moderne («pour servir de suite aux Bibliothèques Universelle et Choisie»), par J. Le Clerc (Amsterdam, 1714-1726, 29 vol. in 12 dont un de Tables).

Rappelons que sur les 500 bibliothèques privées recensées par Daniel Mornet (Revue d'histoire littéraire de la France, 1910), 101 possédaient les journaux de L. L'étude de H.J. Reesink montre par ailleurs que dans la Bibliothèque universelle et historique 20% des recensions sont consacrées à des livres anglais. La Bibliothèque choisie se distingue par d'importants articles sur Locke et Burnet. Quant à la Bibliothèque ancienne et moderne, si elle marque son hostilité à Descartes, à Spinoza et à certains déistes anglais (Toland), elle se montre très favorable à Newton et à ses propagateurs. Elle doit donc être considérée comme l'un des principaux vecteurs du newtonianisme sur le continent. Hans Bots (Jean Leclerc as journalist) estime donc à bon droit que l'originalité du rédacteur des Bibliothèques vient de son intérêt très vif pour tout ce qui est anglais. L. prépare la vague d'anglomanie qui déferlera plus tard sur la France.

Publications diverses

L. a beaucoup écrit. Il a édité des ouvrages classiques, grecs et latins, annoté des auteurs modernes, abondamment disserté sur l'histoire civile et ecclésiastique. Il a apporté une contribution importante à la méthodologie critique, à la théologie rationnelle, à la critique biblique et à l'apologétique. Les positions prises par ce théologien cartésien font de lui un des acteurs essentiels de la scène philosophique du temps, même s'il n'atteint pas à l'acuité d'un Bayle. Donner la liste complète de ses oeuvres sortirait du cadre de cette notice. Dans l'état actuel des études clériciennes, l'on se reportera aux bibliographies que comportent les ouvrages suivants : Barnes A., Jean Le Clerc (1657-1736) et la République des Lettres, Paris, Droz, 1938. – Haag E, art. «Le Clerc». – Pitassi M.C., Entre croire et savoir. Le problème de la méthode critique chez Jean Le Clerc, E.J. Brill, Kerkhistorische bijdragen XIV, Leiden, 1987. – Schosler J., Bibliographie des éditions et des traductions d'ouvrages philosophiques et particulièrement des écrivains obscurs, 1680-1800 (Etudes romanes, 22), Odense University Press, 1985.

Bibliographie

Biographie, correspondance de L. : Parrhasiana, Joannis Clerici [...] vita et opera, Quaestiones sacrae, praefatio. – Barbeyrac J., dans le t. XVI de la Bibliothèque raisonnée, avril-juin 1736 : «Eloge historique de feu Mr Jean Le Clerc». – Barnes A., Jean Le Clerc (1657-1736) et la République des Lettres, Paris, Droz, 1938. – Golden S. A., Jean Le Clerc (Twayne's World authers series n° 209), New York, Twayne, 1972. – Le Clerc Jean, Epistolario; éd. Mario Sina, Firenze, Olschki, 1987. – Bellemare P. et Raynor D., «Berkeley's Letters to Le Clerc (1711)», summer, 1989.

Cior 17, Conlon. – Sebba G., Bibliographia cartesiana. A Critical Guide to the Descartes literature, 1800-1960, La Haye, 1964.

L'arrière-plan politique et idéologique : La Pensée religieuse et la civilisation du XVIIe siècle en France, Actes du Colloque de Bamberg, Paris, Seattle, Tübingen, Biblio 17, 1984 (voir communication de R. Zuber). – Horizons européens de la littérature française au XVIIe siècle, Actes du Colloque organisé par le Centre méridional de rencontre sur le XVIIe siècle, Tübingen, 1988 (voir communications de H. Bots et H. Hillenaar). – La Diffusion du savoir de 1610 à nos jours, Actes du 105e Congrès national des Sociétés savantes, Caen, 1980. – «Französische Literatur im Zeitalter der Aufklärung», Analectica Romana, Frankfurt/Main, 1983. –Bots H. et De Vet J. , «La notion de tolérance dans la Bibliothèque ancienne et moderne (1714-1787)», Lias, t. X, 1983. – Ligota C., « Der apologetische rahmen des Mytheandeutung in Frankreich des 17.Jahrhunderts », Mythographie des frühen Neuzeit, éd. W. Killy, Wiesbaden, 1984. – Dix-Septième Siècle, 37/147, Paris, 1985 (art. de A. McKenna, G. Malbreil, J.R. Massimi, G. Rodis-Lewis, etc.). – Zeitschrift für Katholische Theologie, 103, Wien, 1981 (F.J. Niemann, «Fundamentaltheologie im 17. Jahrhundert»). –Janssens G.A.M. and Aarts F.G.A.M. (éd.), Studies in Seventeenth-Century English literature, history and bibliography, Amsterdam, 1984 (étude de Hans Bots, «J. Leclerc as Journalist of the Bibliothèques. His contribution to the Spread of English learning on the Europeen continent»).

Synthèses, études, réactions : Bertelli S., Erudizione e storia in Ludovico Antonio Muratori, Naples, 1960. – Giuntini C., Panteismo et ideologia repubblicana. John Toland, 1670-1722, Bologna, 1979. –Brucker J.J., Historia critica philosophiae, Leipzig, 1743. – Guéroult M., Dianoématique : histoire de l’histoire de la philosophie,t. 1, En Occident : des origines jusqu’à Condillac, Paris, 1984. – Labrousse E., Inventaire critique de la correspondance de Bayle, Paris, 1961. – Id., Pierre Bayle, t. II, Hétérodoxie et rigorisme, La Haye, 1964. – Leibniz G.N., Sämtliche Schriften und Briefe, Akademie-Ausgabe, Berlin, 1970-1972. – Pitassi M.C., Entre croire et savoir. Le problème de la méthode critique chez Jean Le Clerc, Leiden, 1987. – Rétat P., Le Dictionnaire de Bayle et la Lutte philosophique au XVIIIe siècle, Paris, 1971. – Id., Le Journalisme d'Ancien Régime, P.U. de Lyon, 1982. – Sciacca G.M., Scetticismo cristiano, Palermo, 1968. – Simonutti L., Arminianesimo e tolleranza nel Seicento olandese. Il carteggio Ph. van Limborch, J. Le Clerc, Firenze, 1984. – Vernière P., Spinoza et la Pensée française avant la Révolution, Paris, 1954 ; Genève, 1980. – Zimmerman J.J., Opuscula theologici, historici et Philosophici argumenti, Zurich, 1757.

Autour des Bibliothèques : Dix-septième Siècle, 1983, «De la lettre érudite au périodique savant».– Horizons européens de la littérature française au XVIIe siècle, Tübingen, 1988, contributions de H. Bots et H. Hillenaar : «La Bibliothèque universelle et historique (1686-1693)» ; L. Desgraves : «Le rôle des imprimeurs et des éditeurs protestants émigrés, hors de France, dans la circulation des oeuvres». – Arend E., Bibliothèque : guestiger Raum eines Jahrhunderts, Bonn, Romanisticher Verlag Jakob Hilles, 1987. – Reesink H.J., L'Angleterre et la Littérature anglaise dans les trois plus anciens périodiques français de Hollande de 1684 à 1709, Paris, 1931. – Schosler J., La Bibliothèque raisonnée (1728-1753) : les réactions d'un périodique français à la philosophie de Locke au XVIIIe siècle, Odense U.P,1985. – Id., «Jaquelot et Le Clerc juges de la critique de Locke par Bayle», Actes du 9e Congrès des romanistes scandinaves, Helsinki, 1986.

Auteur(s) de la notice


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