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Jean de KERVILLARS (1668-1745)

État civil

Jean Marin de Kervillars est né à Vannes le 13 mai 1668 et mort à Paris le 3 mars 1745 (Levot ; la N.B.F. ; Kerviler), «le 3 ou le 12 mars 1745», d'après Sommervogel (t. IV).

Formation

Il fut élève au collège des Jésuites de Vannes (Delattre, t. V, p. 17) et entra au noviciat de la Compagnie le 5 août 1685 (Sommervogel, t. IV, mais dans le Supplément, t. XII, E. Rivière dit «dans les premiers jours d'octobre 1685»). Il fit ses quatre voeux le 15 août 1701 à Orléans (Moreri ; Supplément à Sommervogel).

Carrière

K. enseigna les humanités à Nevers, la rhétorique à Bourges (Sommervogel). Après sa troisième année de probation, il partit pour la Martinique où il demeura environ trois ans, mais le climat étant contraire à sa santé, il revint en France. Il professa alors la philosophie pendant cinq ans (Moreri ; Sommervogel), puis fut six ans préfet des études (Sommervogel). Appelé à Paris, il termina sa vie au collège Louis-le-Grand (Moreri).

Activités journalistiques

Il travailla aux Mémoires de Trévoux à partir de 1721, sous la direction du P. Thoubeau (B.N., n.a.fr., ms. 11363, f°145, ms. publié par J. Sgard et F. Weil), mais son oeuvre journalistique n'est pas connue.

Publications diverses

K. publia plusieurs traductions d'Ovide, abondamment annotées, appréciées pour leur «style varié et élégant» (Goujet, Bibliothèque française, t. VI, p. 69) : les Elégies d'Ovide pendant son exil, traduites en français avec des notes critiques et historiques, Paris, D'Houry, 1er vol., Les Tristes, en 1723, 2e vol., les Elégies pontiques, en 1726, in-12 (2 rééd. des 2 volumes réunis parurent à Paris, en 1738, chez d'Houry, in-8° et en 1756, chez J. Barbou, in-12) ; un Recueil de Fables choisies extraites des Fastes d'Ovide, traduites en français, le latin à côté, avec des notes sur chaque fable, Paris, d'Houry, 1742, 188 p. in-12 (et Paris, 1756 ; Nyon, 1782). Cet ouvrage contient une pièce intitulée «La consolation à l'impératrice Livie sur la mort de Drusus», communément attribuée au poète Pedo Albinovanus, mais le K. la donne pour une oeuvre d'Ovide. D'après Moreri, les arguments qu'il avance ne sont pas décisifs. Michault note dans ses Mélanges historiques et philologiques (t. II, p. 253-254) que K. et le P. Hongnant furent chargés par leurs supérieurs de continuer la Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus de Southwell, mais qu'ils ne s'acquittèrent pas de cette tâche qui fut ensuite confiée au P. Oudin.

Bibliographie

Moreri, 1759 ; Feller, Dictionnaire historique, 1818-1819 ; N.B.G. – Goujet C.P., Bibliothèque française, 1741, t. VI, p. 66 et suiv., p. 72 et suiv., p. 95-96. – Levot P.J., Biographie bretonne, Recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom, Vannes, Cauderan, 1857. – Kerviler R. de, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, Rennes, Plihon et Hervé, t. XIX, p. 699. – Michault, Mélanges historiques et philologiques, Paris, N. Tilliard, 1754, t. II, p. 253-254. – Sommervogel, t. IV, p. 1019-1020 ; Supplément par E. Rivière, t. XII, p. 1110. – Id., Table méthodique des Mémoires de Trévoux, 2e part., Paris, A. Durand, 1865 : n°5586 et 5587. – Delattre P., Les Etablissements des Jésuites en France, Enghien, 1940-1957. – Sgard J.et Weil F. (éd.) «Anecdotes inédites des Mémoires de Trévoux (1720-1744)», D.H.S., t. VIII, 1976, p. 193 et suiv.

Auteur(s) de la notice


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