HERICOURT

Décès

1752 ou 1753

Naissance

1687

Numéro

397

Prénom

Louis de

Louis de Héricourt naquit le 20 août 1687 à Soissons dans une famille de robins serviteurs de la monarchie et érudits. Epoux en 1727 de Marie Anne de Cholet, il vécut à Paris jusqu'à sa mort, le 18 novembre 1752 (selon la préface de ses oeuvres ; 1753 selon Moreri).

2. Formation

Très tôt sorti du collège des Oratoriens de Soissons, L.H. hésita longtemps sur le choix d'une carrière, puis il étudia le droit par lui-même.

3. Carrière

En mai 1712, L.H. fut reçu au barreau de Paris où il plaida peu, mais se rendit célèbre par ses consultations. Celle qu'il donna, en 1725, aux libraires et imprimeurs jurés de l'université de Paris établissait la propriété des auteurs sur leurs oeuvres et Diderot en prit connaissance pour rédiger son «Mémoire sur la librairie».

En 1713, âgé seulement de 26 ans, ses relations dans le cercle de l'abbé Jean Paul Bignon lui valurent d'être appelé au Journal des Savants. Il y collabora plus de vingt ans, tout en publiant plusieurs ouvrages de jurisprudence.

6. Activités journalistiques

Louis de Héricourt commença peut-être ses activités au Journal des Savants comme suffragant d'Etienne Rassicod et il semble être devenu rédacteur en titre en succession de l'avocat Mathieu Terrasson, fin 1713 ou début 1714. En juillet de cette même année le privilège obtenu par l'abbé Bignon pour le J.S. mentionnait Héricourt parmi les rédacteurs. Chargé des ouvrages de droit il participa jusqu'en 1736 aux équipes de journalistes qui se succédèrent après la première retraite de Bignon, et à celle que ce dernier constitua à son retour, en 1723.

7. Publications diverses

Entre 1717 et 1743, L.H. publia une demi-douzaine d'ouvrages de droit, ecclésiastique puis civil. On y relève deux traités prolongeant des oeuvres de référence : un abrégé de l'Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise, l'oeuvre la plus célèbre du P. Louis Thomassin, et deux livres de droit public complétant les Lois civiles de Jean Domat. L.H. donna aussi en 1719 Les Lois ecclésiastiques de France qui eurent trois autres éditions, corrigées et augmentées, jusqu'en 1743. Un recueil posthume de 1759 réunit en quatre volumes ses mémoires et consultations juridiques, 128 canoniques et 119 civiles.

8. Bibliographie

Moreri (éd. de 1759), t. V, p. 621 b. – D.O.A., t. II, p. 1022.– B.N., ms.fr. 22225 f° 107, Privilège du Journal des Savants du 8 juillet 1714. – Nouvelles littéraires, janvier 1724, p. 154-155. – Tables du Journal des Savants, t. V, p. 515 a.