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HÉBERT (?-?)

État civil

La France littéraire de La Porte de 1769 mentionne, parmi les « auteurs vivants », sous la rubrique « Hebert » (sans prénom ni qualité) : « Almanach des beaux Arts, ou description d’Architecture, Peinture, Sculpture, etc. de la Ville de Paris, 1762, 1763, in-24. Dictionnaire pittoresque et historique [1765]. Ichnographie ou Discours sur l’Architecture, Peinture, Sculpture et Gravure [1765] » [Nous suppléons les italiques]. Ces trois ouvrages peuvent lui être attribués en propre ; il  convient d’y ajouter l’Almanach pittoresque, historique et alphabétique des riches monuments que renferme la ville de Paris, « par M. Hébert, Amateur », paru en 1779. Ils concernent l’histoire de l’architecture et des monuments de Paris ; ils visent un public d’étudiants des écoles de dessin ou d’architecture ; quand ils sont signés, c’est par « Hébert, amateur ». Ce nom n’apparaît ni dans les dictionnaires, ni dans les mémoires, ni dans les comptes rendus de périodiques ; Hébert lui-même est peu porté à se mettre en avant.  Dans  la préface de l’Almanach pittoresque, il se réclame de l’Almanach des beaux-arts « publié par le même auteur en 1762 et suivantes » (p. XI) ; il définit son originalité : des discours historiques sur les arts, des catalogues d’artistes, des descriptions techniques. Il « annonce cet ouvrage comme périodique », mais annuel, par des mises à jour régulières (p. XII). L’ouvrage est en vente chez l’auteur « Place du chevalier du Guet » (même maison que l’épicerie en gros...), et chez quatre libraires, Musier, Gueffier, Esprit et Lamy. Hébert manifeste en même temps sa reconnaissance envers « les artistes célèbres, dont la plupart sont amis de l’auteur, et à sa chère moitié, qui cultive aussi les mêmes arts, ainsi que son neveu et sa nièce » (p. 10). Et c’est tout ce qu’on sait de lui ; il n’a rien à voir avec l’auteur du Père Duchesne, Jacques Hébert (né en 1754).

Activités journalistiques

Ses ouvrages ont eu du succès : l’Almanach des beaux arts (1762) a eu plusieurs éditions ;  l’Ichnographie reçoit des commentaires favorables du Mercure, du Journal encyclopédique et de l’Avant-Coureur. Ce journal souligne en même temps la diffusion originale de la collection: « Pour mettre tout le monde, et principalement les disciples des écoles gratuites de dessin, à portée de se procurer avec facilité cet ouvrage dont l’utilité paraît si essentielle pour les élèves de la jeunesse de l’un et de l’autre sexe, l’on propose au public une souscription appelée Hebdomadaire Anglaise » : on verse trente sols d’entrée, et l’on paie ensuite cinq sols par semaine pendant près d’un an, pour cinq volumes brochés (lundi 2 novembre 1767, p. 702-703).

L’ouvrage le plus lu, et qui, mis à jour chaque année, peut apparaître, lui aussi, comme un périodique, est l’Almanach parisien en faveur des étrangers et des personnes curieuses, dont Daniel Roche a souligné l’intérêt dans une réédition récente (Publications de l’Université de Saint-Étienne, Collection « Lire le XVIIIe siècle », 2001 ; voir le « repérage des éditions », p. 34-36). Cet ouvrage est mis par La Porte sous le nom d’Alletz ; mais l’édition de 1772, « corrigée et considérablement augmentée » comporte une partie entière consacrée aux monuments de Paris. À propos des descriptions de Paris, le libraire précise : « Nous en sommes redevables à des Amateurs qui connaissent la beauté des arts, et qui savent les rendre dans les termes propres à chaque genre ». On peut reconnaître ici la manière de Hébert, raison pour laquelle Quérard puis Barbier attribuent avec raison l’Almanach parisien conjointement à Hébert et Alletz.

Auteur(s) de la notice


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