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Frédéric GRIMM (1723-1807)

État civil

Frédéric (Friedrich) Melchior Grimm est né à Ratisbonne (Regensburg) en Allemagne le 26 décembre 1723, de Johann Melchior Grimm et de Sibylla Margaretha Grimm : sa famille était originaire du pays de Henneberg en Saxe. Son père était pasteur de l'église luthérienne (à sa mort consenior du ministère du S. Evangile et conseiller au consistoire). Grimm ne fut pas marié mais très lié avec Mme d'Epinay de 1755 environ jusqu'en 1783. Il est mort à Gotha le 19 décembre 1807. Il n'a pas eu de descendance directe.

Formation

Il fait ses études au lycée de Ratisbonne et s'intéresse très tôt à la littérature. En 1736, il écrit des poèmes dont un aurait été imprimé (K.v. Grimm, p. 54). Sous l'influence de Gottsched il écrit en 1741 une tragédie en langue allemande : Banise (Schnelle, p. 22). Boursier de sa ville natale, il fait d'octobre 1742 jusqu'en été 1745 des études de littérature, d'histoire et de droit public à l'Université de Leipzig dont l'enseignement est alors excellent (Schnelle, p. 23-26). Il compte parmi ses maîtres les célèbres professeurs Gottsched, Ernesti et Mascov. En 1747, il publie une thèse en langue latine sur l'empereur Maximilien Ier.

Carrière

De 1745 à 1748, il est précepteur d'un fils du comte de Schönberg à Ratisbonne ; il arrive en janvier 1749 à Paris (K.v. Grimm, p. 107), où il devient en avril secrétaire du comte de Friesen (Osten, p. 85). Il donne en mai des cours au prince héritier de Saxe-Gotha (ibid., p. 74). Bien que recommandé par Raynal pour le poste de précepteur du prince héritier de Nassau-Usingen en 1752, il n'obtient pas ce poste (Correspondance inédite, p. 228-229) ; en mai 1753, il commence sa Correspondance littéraire ; en automne, il fait un voyage à Leipzig et sans doute à Gotha (Danzel, p. 352). Secrétaire des commandements du duc d'Orléans depuis 1755» il prend part en 1757 à l'expédition de Westphalie comme secrétaire du maréchal d'Estrées ; de février à octobre 1759, il rejoint Mme d'Epinay à Genève. De juin 1759 à janvier 1761, il est «chargé des affaires de la Ville Impériale de Francfort» (A.R., 1760, p. 124 ; Wohlfeil, p. 25-26). Autres voyages en Allemagne en 1762 et 1769. Conseiller de légation du duc de Saxe-Gotha en 1769, plus tard, en 1775, son ministre plénipotentiaire à Paris. Il accompagne le prince héritier de Hesse-Darmstadt en Angleterre d'août à novembre 1771 ; en décembre 1771 - janvier 1772, nouveau séjour en Allemagne (Darmstadt, Gotha). Fait baron en 1772 par la cour de Vienne sur la demande du landgrave de Hesse-Darmstadt. Voyage en Russie avec Diderot de mars 1773 à octobre 1774. Voyage en Italie, en Allemagne, en Russie et en Suède de la fin 1775 à novembre 1777. Séjour à Spa en juillet-août 1781 avec le prince Henri de Prusse. Membre de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg depuis son premier voyage de Russie, il reçoit en 1786 la grande-croix de l'ordre de Saint-Wladimir, seconde classe. En été 1787, voyage en Suisse ; en 1790 et en 1791, séjours à Francfort ; février 1792, départ définitif de la France ; en 1795, ministre de Russie près des Etats de Basse-Saxe ; de 1793 à sa mort, il réside à Gotha (source générale pour sa biographie : Schérer).

Situation de fortune

Il arrive à Paris sans ressources. Ses appointements de secrétaire des commandements du duc d'Orléans se montent à 2000 £ par an (Schérer, p. 404), ceux d'envoyé de la ville de Francfort à 600 francs par mois pour les premiers six mois, à 300 francs à partir d'avril 1760 (Wohlfeil, p. 21 ; K.v. Grimm, p. 556). Comme conseiller de légation de Gotha il reçoit 1600 £ par an (Correspondance inédite, p. 143) ; au service de Catherine II, 2000 roubles à partir de 1777 (Schérer, p. 434). A part ces appointements réguliers, d'importantes sommes lui sont octroyées par Catherine II pour différents achats, services, etc. (Schérer, p. 448, 451, 454). Au moment de la Révolution, il perd toute sa fortune : 40 000 £ de rentes (Tourneux, t. I, p. 44). Il laisse 110 715 reichsthalers à sa mort (Osten, p. 427).

Les prix des abonnements à la CL. varient : Louise Dorothée, duchesse de Saxe-Gotha et Caroline de Hesse-Darmstadt : 600 francs (Correspondance inédite, p. 158), Stanislas, roi de Pologne, 400 francs, Catherine II, 1500 francs (Schérer, p. 93) ; à partir de 1769, il ne donne plus d'abonnements au-dessous de 1200 francs (Correspondance inédite, p. 158). En tout, la C.L. lui rapporte 9000 £ vers 1771-1772 (La Signora d'Epinay e l'abate Galiani : lettere inédite (1769-1772), éd. F. Nicolini, Bari, 1929, p. 284), «sur quoi il faut compter environ trois mille livres pour frais de copie et de bureau» (Correspondance inédite, p. 138).

Opinions

Pendant une trentaine d'années, G. joue un grand rôle dans la société littéraire de Paris ; ses relations amicales avec Diderot, Mme d'Epinay, Galiani, d'Holbach et Helvétius font de lui un des journalistes les mieux informés de Paris. Bien qu'élevé dans l'atmosphère religieuse d'une famille de pasteur protestant, il semble, dès son arrivée à Paris, se détacher de sa croyance (Schérer, p. 391). Il s'engage contre l'opéra français et pour la musique italienne dans la polémique de 1753_1754 : son Petit Prophète de Boemischbroda, pastiche remarquable du style de la Bible, lui assure un premier succès à Paris. L'amitié avec Rousseau fait place à la fin de 1757 à une hostilité ouverte dont on trouve l'écho dans les Confessions, livre IX (Cazes, p. 276-336). G. a, dans les grandes discussions de son temps, résolument pris parti pour les «philosophes» et en particulier pour Diderot : il soutient l'Encyclopédie et s'engage dans l'affaire Calas. Vers 1773, sa vie va connaître un tournant ; il termine sa carrière de correspondant littéraire pour devenir « le factotum et le diplomate» (Schérer) de plusieurs cours d'Europe (de Catherine surtout). Jusqu'à la Révolution, il sera une sorte d'agent culturel reliant la France, l'Allemagne et la Russie. Déclaré émigré, il perd ses biens pendant la Révolution, à laquelle il était hostile. G. a entretenu de très nombreuses correspondances avec ses amis écrivains et philosophes (Diderot, Voltaire, Galiani, Gottsched, Gessner, etc.), avec des princes ou princesses (Catherine II, Caroline de Hesse-Darmstadt, Louise Dorothée de Saxe-Gotha, Frédéric II, le prince Henri de Prusse, Louise Ulrique de Suède, le comte Findlater, etc.) et avec d'autres personnalités de son époque (Garrick, Mme Geoffrin, Mme Necker, Tronchin).

Activités journalistiques

La grande œuvre de G. est sa Correspondance littéraire. Parmi toutes les correspondances qui rendent compte de la vie intellectuelle de Paris, ce journal manuscrit se distingue comme le «chef-d'œuvre du genre» (Lanson, Histoire de la littérature française, 1912, p. 822). Ses feuilles n'étant pas destinées à la publication, son jugement n'est arrêté ni par la censure, ni par des considérations de politesse envers des amis. Il critique parfois sévèrement, mais sans parti pris. «Sa sévérité est en raison de sa faculté d'admiration même» (Sainte-Beuve, p. 16). J. Schlobach a établi une première liste des destinataires de la CL., parmi lesquels on compte : Frédéric II, Louise Ulrique de Suède, Catherine II, Stanislas Poniatowski, Leopold II duc de Florence, Christian IV duc de Deux-Ponts, etc., soit au total une quinzaine de correspondants («Die frühen Abonnenten»). L'abonnement coûtait en moyenne 2000 £ par an.

Malgré trois éditions de la CL. au XIXe siècle et de nombreux travaux consacrés à G., d'importants problèmes que pose cette œuvre n'ont été abordés que récemment. L'on connaît aujourd'hui les manuscrits suivants de la CL. : Gotha (2 exemp.), Moscou, Stockholm, Upsal, Ansbach (B.H.V.P.), Zürich, Paris Arsenal, B.N. (n.a.fr. 4200 ; n.a.fr. 12691) et Bibliothèque de l'Institut catholique, La Haye (de Booy, Inventaire, p. 356-357), Berlin (2 exemp.), Weimar, Dresde, Oldenbourg (U. Kölving et J. Carriat, Inventaire). Il ne sera pas facile d'identifier en détail toutes les contributions de G. à la CL. Mais on peut estimer qu'entre 1753 et mars 1773, la quasi-totalité des articles qui ne sont ni de Diderot ni de Mme d'Epinay ni d'autres collaborateurs indiqués par Varloot sont de lui. Après cette date, où il cède le journal à H. Meister, G. ne semble plus beaucoup y collaborer. Si Meister respecte toujours en 1782 son indication de 1775 : «Les articles marqués d'un * sont de l'auteur ordinaire de ces feuilles [G.] » (Tourneux, t. X, p. 209, ï.), G. n'aurait écrit de 1775 à 1782 qu'un seul article pour la CL. (Tourneux, t. XI, p. 379-383, nov. 1776 : vérification dans le manuscrit d'Ansbach B.H.V.P.). Par contre, dans le même manuscrit, de nombreux articles de 1783 et 1784 (cote prov. 3867 et 3868) sont marqués d'un astérisque.

Editions de la CL. : 1) éd. Salgues, Michaud, Chéron, Suard et Barbier, 17 vol., Paris, 1812-1814. – 2) éd. Tascherau et Chaude, 15 vol., Paris, 1829-1830. – 3) éd. Tourneux, 16 vol., 1877-1882. – 4) La CL., Ier janv. - 15 juin 1761, texte établi par U. Kölving : t. I, Texte ; t. II, Introduction et notes, Uppsala, 1978 (Acta Universitatis Upsaliensis. Studia Romanica Ups. 22). – La CL., Ier janv. - 15 juin 1763, texte établi et annoté par A. Hallgren : t. I, Texte ; t. II, Introduction et notes, Uppsala, 1979 (Acta 25). – La CL., Ier janv. -15 juin 1760, texte établi et annoté par S. Dafgârd : t. I, Texte ; t. II, Introduction et notes, Uppsala, 1981 (Acta 32). Une édition critique sous la direction d'U. Kölving est en préparation. On connaît des traductions partielles de la CL. en anglais (Historical and literary memoirs and anecdotes, 1814) et en allemand (Grimm's und Diderot's Correspondenz, 1820-1823) ; voir à ce sujet U. Kölving et J. Carriat, Inventaire, t. I, p. CV-CVII.

Collaboration à d'autres journaux :

Article dans la Gazette de Ratisbonne, 1746 ou 1747, sur les poésies posthumes de J.V. von König (Schérer, p. 387).

L'attribution à G. de trois articles dans les Beyträge zur Historie und Aufnahme des Theaters, 1749-1750 (Schérer, p. 395) est à exclure après l'argumentation convaincante de Smiley (Modem language notes, 1948).

«Lettre sur la littérature allemande», écrite en août 1750, Mercure, octobre 1750 (Tourneux, t. XVI, p. 269-274) ;

«Lettre sur la littérature», écrite en novembre 1750, Mercure, février 1751 (Tourneux, t. XVI, p. 275-287) ; Lettre à l'abbé Raynal, écrite le 2 avril 1752, Mercure, mai 1752 (Tourneux, t. XVI, p. 309-312).

Article sur le théâtre allemand, Almanach historique de tous les spectacles, 1752 (Schérer, p. 397, mais cf. Tourneux, t. XVI, p. 261). Préface au premier numéro du Journal étranger, 1754 (Tourneux, t. XVI, p. 336-347, cf. Danzel, p. 352). «Lettre touchant M. Diderot», Journal de Paris, 9 octobre 1784.

« Collaboration assidue » au Nouveau Mercure de France de Gotha (D.P.1 987), plus tard Journal de lecture (D.P.i 663), Cahiers de lecture (D.P.1191 ; Schérer, p. 433).

Publications diverses

Banise, ein Trauerspiel, 1743, 2e éd. corrigée dans : Die Deutsche Schaubühne, t. IV, p. 1748, 391-462 ; représentée à Strasbourg et à Francfort-sur-le-Main en 1747 (Schérer, p. 24). – De Historia imperatoris Maximiliani L, amplissimo iuris germanorum publice fonte disputatiuncula, Ratisponae, 1747. – Le Petit Prophète de Boemischbroda, Paris, 1753. – Lettre sur Omphale, tragédie lyrique reprise par l'Académie royale de Musique le 14 janvier 1752 (Paris), 1752 (Tourneux, t. XVI, p. 287-308). – Projet de souscription pour une estampe tragique et morale (1765 ; Tourneux, t. XVI, p. 352-363). – Article «Poème lyrique» dans l'Encyclopédie, t. XII (1765), p. 823-836 (Tourneux, t. XVI, p. 364-405). – «Mémoire historique sur l'origine et les suites de mon attachement pour Catherine II» (1797), dans Tourneux, 1.1, P- 15-63.

Correspondances : Lettres à l'impératrice Catherine II, éd. J. Grot, Saint-Pétersbourg, 1885, Recueil de la Société Impériale d'Histoire Russe, 44. – Correspondance inédite [...] avec le comte de Findlater, éd. A. Cazes, Paris, 1934. – De nombreuses lettres à différents destinataires dans Tourneux, t. XVI, p. 407-502. – Correspondance inédite, éd. J. Schlobach, München, 1972 (t. II, Champion-Slatkine, à paraître). – Pour les lettres de G. publiées dans des revues ou restées inédites, cf. l'introduction à cette dernière édition (p. 14, n. 19). On ajoutera à cette liste : G. à Haller, 7 sept. 1752 dans : Haller, Gedichte, éd. L. Hirzel, Frauenfeld 1882, p. CCCLXI et suiv. ; à la princesse de Galitzin, 16 déc. 1775, ibid., p. 170 ; Correspondance avec Wagnière, R.H.L.F., n° 3, 1896, p. 481-535 ; Letellier, Le Cabinet historique, t. III, 1er part., 1857, p. 163-168 ; Ministre des Affaires étrangères, 12 nov. 1793, Revue des questions historiques, 1908, p. 505. De très nombreuses lettres ont été découvertes récemment et seront publiées dans les séries Archives de l'Est (Paris, Universitas) et Correspondances littéraires inédites (Paris, Genève, Champion-Slatkine).

Bibliographie

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Additif

Bibliographie: Pour tout ce qui concerne la Correspondance littéraire, on consultera désormais la remarquable édition critique donnée par Ulla Kölving au Centre international d’étude du XVIIIe siècle (Ferney-Voltaire, 2006 , 5 vol. parus en 2011). (J.S.)

Auteur(s) de la notice


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