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Pierre Étienne GOURLIN (1695-1767)

État civil

Pierre Étienne Gourlin est né le 26 décembre 1695 à Paris ; il est mort le 17 avril 1767.

Formation

Il a fait ses études au collège Sainte-Barbe ; il est bachelier en théologie en 1718 et reçoit la prêtrise en 1721. Il est nommé vicaire dans la paroisse de Saint-Benoît. Interdit en 1730, il se réfugie dans la paroisse de Saint-Séverin (C. Maire, De la cause de Dieu à la cause de la Nation, p. 126-127).

Carrière

Il se fait connaître dès 1732 par un mémoire pour les curés de Sens, dirigé contre le catéchisme de l’évêque Languet ; mais sa notoriété lui vient surtout de sa collaboration avec l’évêque de Tours Mgr. Rastignac, pour qui il rédige l’Instruction pastorale sur la justice chrétienne (23 février 1749). Redoutable polémiste, il publie un Mandementen 7 volumes contre les PP. Hardouin et Berruyer en 1748, et en 1752, des Observations sur la thèse de M. l’abbé de Prades.  Il est connu désormais comme la plume des évêques jansénistes. En 1760, il rédigera le Mandement et instruction pastorale de l’évêque de Soissons, Fitz-James ; cet écrit est condamné par un bref du pape Clément XIII (13 avril 1763) et un décret de l’Inquisition, lequel est cassé par le Parlement de Paris. Il consacre ses dernières années à un Tractatus de gratia Christi, qui ne paraîtra qu’en 1780.

Activités journalistiques

Fidèle disciple de Laurent Boursier, il le remplace à sa mort en 1749 et prend la direction des Nouvelles ecclésiastiques ; il est l’auteur des Additions de 1750 et 1753. D’après la notice bien documentée de la Biographie universelle : « Il était l’oracle du parti et présidait à la rédaction des Nouvelles ecclésiastiques ». Selon Catherine Maire, il est à la tête du journal tout au long de la seconde époque, de 1749 à la suppression des jésuites. Les N.E. se consacrent alors au combat sur le refus des sacrements et  font alliance plus étroitement avec les parlementaires (ouvr. cité, p. 125-127). Selon le même auteur, il initie l’offensive contre les philosophes, en particulier contre L’Esprit des lois, contre l’Histoire naturelle de Buffon et contre l’Émile. Il est cependant méfiant à l’égard des convulsions et  des « secours violents » et fait partie de la tendance modérée ou « mélangiste » des N.E.

Bibliographie

Maire C., De la cause de Dieu à la cause de la nation. Le Jansénisme au XVIIIe siècle, Gallimard, Bibliothèque des idées, 1998.

Auteur(s) de la notice


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