GARDANNE

Décès

?

Auteurs

Naissance

1726

Numéro

331

Prénom

Jacques

Les biographies n'offrent guère de détails précis, excepté la mention de sa naissance à La Ciotat. En fait «Jacques Gardanne, fils du sieur François, docteur en médecine, et de demoiselle Anne Guerd, mariés, a été baptisé le vingt et un août mil sept cent vingt six, né le jour précédent» (A.D. Bouches-du-Rhône, reg. par. baptêmes, La Ciotat). Il se donne pour prénoms «Joseph-Jacques» ; comme son père lors de son baptême, il signe «Gardane» sur le registre d'immatriculation de la Faculté de médecine de Montpellier (B.U. Montpellier, Médecine, reg. S 30, p. 146 : 27 août 1756) ; mais sur les pages de titre de ses ouvrages il est «de Gardanne». La date de sa mort reste inconnue ; les A.R. cessent de le mentionner à partir de 1790.

2. Formation

Il fait ses études de médecine à Montpellier entre 1756 et 1759 : bachelier le 10 novembre 1758, licencié le 9 avril 1759, il est reçu docteur le 3 mai 1759 (B.U. Montpellier, Méd., reg. S 61) avec une thèse intitulée De Theoria inflammations (1754, B.V. Montpellier, FmM 275, 005 1706-1760, t. I : renseignement communiqué par Roselyne Rey). Il devient docteur régent de la Faculté de Médecine de Paris. Il appartient aux Académies de Montpellier, Nancy, Dijon (B.Un.) et est associé à celle de Marseille à partir du 5 juillet 1769 (Les Bouches-du-Rhône, t. IV, 2e part. ; voir archives de l'Académie de Marseille, délibérations).

3. Carrière

G. exerce la médecine à Paris. Il devient censeur royal ; on possède de lui un Nouveau plan de censure datant de 1773 (B.N., f.fr. 22017, f° 61). Ses activités concernent surtout l'hygiène publique ; il crée un bureau de soins pour observer et traiter les vénériens sans les hospitaliser ; il organise des visites périodiques des filles publiques ; il appartient au bureau des nourrices.

6. Activités journalistiques

Créateur de la Gazette de santé, feuille hebdomadaire qu'il rédige du premier numéro, daté du jeudi 1er juillet 1773, jusqu'au jeudi 8 août 1776 (D.P. 1 544), il la destine spécialement «aux gens de la campagne» et surtout aux curés, seigneurs, dames charitables et fermiers, pour diffuser le savoir et combattre « ces épidémies cruelles qui dévastent les champs et font languir l'agriculture». Mais il n'oublie pas les ouvriers des villes qui souffrent de l'air vicié et sont victimes de maladies professionnelles (Préface, t. I). Dans le numéro du 1er août 1776, il prend congé en rappelant son intention : «simplifier la médecine populaire». Ses successeurs, «une société de médecins», désireux de présenter un périodique d'esprit plus scientifique, ont encore soin néanmoins de choisir pour épigraphe à partir du 15 août 1776 : «Salus populi suprema lex». La Gazette de santé va subsister jusqu'à la fin de 1784. G. a donné dans le Mercure de France, le 21 août 1784, un c.r. des Maladies des créoles en France (p. 122-125).

7. Publications diverses

Comme sa production de journaliste, G. destine ses ouvrages, écrits d'abondance, à l'utilité immédiate, à l'amélioration de la science médicale publique (boîte de secours aux noyés le long de la Seine), plutôt qu'aux recherches théoriques. Parmi les 17 titres mentionnés dans la B.Un., il convient de signaler : Observations sur la meilleure manière d'inoculer la petite vérole, Vve d'Houry, 1767, in-12. –Diverses études sur les traitements vénériens. – Avis au Peuple sur les asphyxies ou morts apparentes et subites, Ruault, 1774, in-12, repris en forme de Catéchisme sur les morts apparentes, Valade, 1781, in-8°. – Almanach de santé, Ruault, 1774, in-12. – Le Secret des Suttons dévoilé ou l'Inoculation mise à la portée de tout le monde, La Haye et Paris, Ruault, 1774, in-12. – Eloge historique de Bordeu, Ruault, 1777, in-8°. – Mémoire concernant une espèce de colique observée sur les vaisseaux, Impr. royale, 1783, in-8°. – Des Maladies des Créoles en Europe, Valade, 1784, in-8°.

8. Bibliographie

Cat.B.N. – A.D. Bouches-du-Rhône, reg. par. La Ciotat (201 E 2015). – B.U. Montpellier, Méd., reg. S 30 et 61. – B.N., f.fr. 22017, f° 61. – Biographie médicale, Paris, Panckoucke, 1820-1825, t. IV, p. 336-337. – Les Bouches-du-Rhône, Encyclopédie départementale, ire part., t. IV, vol. 2 : Dictionnaire biographique des origines à 1800, éd. P. Masson, Paris, Champion, 1931, p. 228.