GAILLARD

Décès

1806

Naissance

1726

Numéro

324

Prénom

Gabriel

Gabriel Henri Gaillard est né à Ostel (Aisne) le 26 mars 1726. Son père était attaché à la maison de Condé. Gaillard eut une sœur avec laquelle il passa sa vie et qui lui survécut. Il mourut à Saint-Firmin (Oise) le 13 février 1806 (Dacier).

2. Formation

Il fit ses études au collège des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève à Senlis, où son père était établi. Après avoir fait son droit à Paris, il fut reçu comme avocat. En 1760, il fut élu à l'Académie des Inscriptions, comme successeur de l'abbé Lebery ; le 7 février 1771, il fut reçu à l'Académie française ; en 1796, il était membre de l'Institut dans la classe de Littérature et Beaux-Arts.

3. Carrière

En 1775, il succéda à Le Tourneur comme secrétaire général de la Librairie (M.S., 21 avril 1775). Il occupa cette fonction pendant deux ou trois ans (ibid., 16 mars 1779).

A la Révolution, il se réfugia à Saint-Firmin, près du château des Condé à Chantilly.

4. Situation de fortune

Comme secrétaire de la Librairie, il touchait une pension de 1000 £ qui lui fut continuée après 1779 (M.S., 16 mars 1779). En 1765, il eut une médaille d'or de 300 £ pour un discours couronné par l'Académie française (l'Eloge de Descartes).

5. Opinions

Il fut introduit dans le monde par Trudaine, évêque de Senlis. Il fut l'ami de Malesherbes et des philosophes : «de la clique des soi-disants philosophes » (Collé, Journal et mémoires, févr. 1771, Paris, 1868, t. III, p. 297) ; «appuyé de sa cabale des encyclopédistes, il l'est lui-même, tout est dit» (ibid., mars 1771, t. III, p. 306) ; «il s'est annoncé comme un digne sectateur de la cabale encyclopédique qui l'a porté à sa nouvelle dignité» (M.S., 21 mars 1771, t. V, p. 264). Porté à l'Académie par ses amis philosophes, il fut effectivement le premier académicien à ne pas prononcer l'éloge de Richelieu.

6. Activités journalistiques

Il fut rédacteur du Journal des savants de 1752 à la fin de 1792 (Q. ; Monglond). Dans sa «Notice historique», Dacier parle des «nombreux articles qu'il a insérés dans le Journal des savants, où il a été chargé pendant quarante ans de rendre compte des ouvrages d'histoire, de littérature agréable et de poésie». Selon le même auteur, G. a travaillé «pendant plusieurs années » au Mercure de France. Selon la Correspondance secrète, politique et littéraire (24 juil. 1782, t. XIII, p. 169, Londres, 1788), il succéda à l'abbé Joseph Honoré Rémy, mort le 12 juillet 1782, dans la place de «rédacteur général» du Mercure de France. Et l'auteur de la Correspondance souhaite que G. «mette autant d'impartialité, de modération et d'honnêteté» dans la rédaction du journal que son prédécesseur.

Il collabora à La Clef du cabinet des Souverains (1er janv. 1797-20/21 sept. 1805), journal de Panckoucke (Tucoo-Chala, p. 142, n. 77).

7. Publications diverses

Voir Cior 18, n° 30033-30065.

8. Bibliographie

Q. ; Cior 18. – Monglond A., La France révolutionnaire et impériale, Grenoble, 1930-1946. – Dacier B.J., «Notice historique sur la vie et les ouvrages de Gaillard, lue à la séance publique du 7 juillet 1809 », dans Histoire et Mémoires de l'Institut, 1819, t. IV.