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Louis FUZELIER (1672?-1752)

État civil

Louis Fuzelier est né à Paris vers 1672 (Table du Journal de Verdun, B.Un., Cior 18) ou 1674 (Dictionnaire des théâtres), et il y est mort le 19 septembre 1752. Son nom a subi toutes sortes d'avatars orthographiques : Fuselier, Fusellier (texte du privilège du Mercure) ou Fusillier, etc.

Formation

Sur ses déplacements, nous ne disposons que d'une infime indication : le 28 mars 1719 (B.N., fr. 21 903), il reçoit une caisse de livres venue de Besançon, où il venait probablement de séjourner.

Carrière

Sa carrière dramatique s'étend sur cinquante ans, et l'on peut considérer sa production comme la plus féconde du siècle. Fournisseur du théâtre des marionnettes dès 1701, grand maître des parodies (au point de parodier ses propres parodies), il fut pendant plus de vingt-cinq ans (1713-1730) le plus grand pourvoyeur du théâtre de la Foire, avec Lesage et d'Orneval ; mais il a fait jouer aussi de nombreuses comédies au Théâtre italien (1718-1725), une tragédie et plusieurs divertissements au Théâtre Français, qui en 1726 le considérait comme un de ses auteurs attitrés («Liste des entrées gratuites, telle qu'elle fut imprimée [...] au 1er avril», dans les «Mémoires de Lekain», Mémoires relatifs à l'Histoire de France, t. VI, p. 141). Enfin, et peut-être surtout, composant successivement pour Campra, Collin de Blamont, Mouret, Rameau et Mondonville, il a été le principal librettiste d'opéras et de ballets entre 1713 et 1749. Au moins à partir de la Régence, il bénéficia de hautes protections. En 1717 il dédie un «Bouquet» à la jeune princesse de Conti (Mercure d'août, p. 130). En décembre 1726, «le censeur ne juge pas à propos d'approuver l'Almanach du Parnasse, pour plusieurs raisons, entre autres que l'auteur y annonce qu'Arouet de Voltaire et Fuzelier ont travaillé pour les marionnettes [...] ; ce qui est injurieux pour les grands auteurs» (Anecdotes de l'Opéra comique, Ars. 3534, texte cité par H. Lagrave, p. 61). Déjà arrêté en 1730 (Ars., ms. 11100, f° 54-61), le 17 novembre 1731, «soupçonné d'avoir fait une épigramme contre le Sr. Marette» (Ars., ms. 11145, f° 338), – «contre Boindin, Mallet et autres, dans laquelle le nom du père Girard se trouve malheureusement», écrivait Voltaire le 21 (à J.B.N. Formont, D 435) – il est arrêté et «conduit aux prisons du Petit Châtelet» (Ars., ms. 11145, f° 341). Dans la supplique qu'il adresse à Fleury, il prie le «Ministre» de «se souvenir qu'il l'a honoré autrefois de sa protection, qu'il a même dit un jour que ce qu'il estimait le plus en lui était la réputation d'honnête homme qui lui était généralement accordée, [...] qu'en conséquence de ce sentiment avantageux, Son Eminence avait eu la bonté de [le] présenter de son propre mouvement [...] au Roi en deux différentes occasions» (ibid., f° 343). Enfin il espère que les témoignages de «tous les princes et princesses de la maison de Condé [...] dissiperont les idées qu'on a voulu donner contre lui» (ibid., f° 345). Le 4 octobre 1744, c'est-à-dire le lendemain de la mort d'Antoine de la Roque, Pont-de-Veyle écrivait à Feydau de Marville que «depuis plus de deux ans» (Ravaisson, t. XII, p. 253) il était entendu que le Mercure serait «accordé» à F. (Mouhy à Marville, ibid., p. 252) et qu'il pourrait avoir le chevalier de Mouhy pour collaborateur. En fait, à la suite d'une intervention aussi étourdie que pressante de Mme de Mailly, favorite du roi, Maurepas lui avait concédé cet «agrément» dès l'automne 1740 : Barbier note à cette occasion que F. «est de tout temps ami du marquis de Nesle» et de sa fille (t. III, p. 234-236). Antoine de La Roque était alors gravement malade (voir ce nom).

Situation de fortune

En 1721 le privilège du Mercure, que F. partageait avec A. de La Roque était de 3000 £. Une pension de 400 £ devait être payée à «Monsieur Racine». F. a exposé dans le Mercure de mai 1745 les difficultés nées de ce privilège en société. Sur ces points, voir la notice «Dufresnoy». En novembre 1740, Barbier présente F. comme un «garçon d'esprit et mal à son aise». Les «mouvements» du poète auprès de Maurepas devaient lui permettre d'assurer enfin largement sa situation matérielle, la «commission» du Mercure produisant «six à sept mille livres de rente, ce qui est très gracieux pour un homme de lettres» (ibid.).

Opinions

Collaborateur de Lesage, F. était très lié avec lui. La B.M. de Nantes conserve une lettre du 15 juillet 1747 (ms. 157, f° 674,), où celui-ci l'appelle «mon cher Plaute», se déclare «jaloux de montrer l'intérêt qu'[il] prend à sa gloire» de librettiste, lui demande de présenter ses respects à Mme de La Grave et conclut : «Aimez-moi comme je vous aime». A propos de l'affaire qu'il s'attira en 1731, F. parle, sans autre précision, d'une «relation fabriquée par ses ennemis» (Ars. ms. 11145, f° 343). Mise à part une controverse particulièrement vive au cours de laquelle il désavoua ironiquement le Nouveau Monde et l'Oracle de Delphes (1723), qu'on lui attribuait comme au principal spécialiste de comédies anonymes (voir dans le Journal de Verdun, juin 1723, p. 451, les «plaintes du journaliste contre lui»), il ne semble pas qu'il ait été impliqué dans de très violentes querelles, bien que ses railleries aient touché tous les principaux écrivains de son temps : La Motte (Momus fabuliste, 1719), Marivaux, qu'il a présenté comme une précieuse (Les Amours déguisés, 1726), Voltaire, «célébrissime auteur d'un élégantissime poème épique» (Les Noces de la Folie, 1725) «Imprimé par souscription, / La faridondaine, la faridondon» (Arlequin Persée, 1723). Celui-ci écrivait à Thiériot le 3 janv. 1723 : «Je pardonne volontiers aux gredins d'auteurs ces trivelinades, c'est leur métier, et il faut que chacun fasse le sien» (D 144).

Activités journalistiques

Il obtient le privilège du Mercure de France, avec Dufresny et La Roque, le 3 juillet 1721 (Mercure de juin et juill. 1721, lre partie), La Roque en devenant seul titulaire en octobre 1724, à la suite de la mort de Dufresny ; puis de nouveau, avec Charles de La Bruère, «par brevet du roi donné au camp devant Fribourg le 31 octobre 1744» («Mémoire historique sur le Mercure de France», Mercure de mai 1760, p. 127). Rémond de Sainte-Albine lui succèdera comme rédacteur en chef à partir de juillet 1748. Dans le Mercure de janvier 1749, on indique que M. F. s'est «chargé de la partie qui dans ce recueil concerne les spectacles, [...] quelques morceaux [étant cependant] de M. Rémond de Sainte-Albine» : «les extraits de pièces de théâtre séparés [de sa rubrique] par un réglet». On ne peut lui donner la responsabilité de toute la critique théâtrale du Mercure : ses parodies d'Inès de Castro (La Parodie et Les Vacances du théâtre) sont attaquées dans le journal. Les papiers Fuzelier (A.N., J13 1034 (13) donnent la liste des contacts et des collaborateurs de F. au Mercure sous la Régence :

Chez le Ministre (Maurepas) : Pequet (relit les nouvelles étrangères), Briquet, Blondeau («changements d'officiers, ordonnances militaires»), Meniard («Maison du Roi, pensions, survivances, Menus Plaisirs»), Florimond (id.), Maydier (Dons du Roi, bénéfices), Rigaud («édits, arrêtés et déclarations») ; Hénaut («bénéfices vacants»). Adam, Harpin («thèses, sacres, réceptions de charges») ; veuve Rochet, Scotin, graveur ; abbé Tournier, d'Hozier («généalogies»), de Clérambault (généalogies).

Pour les pays étrangers : Amelot, Gueau de Pouancey (Espagne) ; abbé Asciato, abbé Gilben, Lézinoi, banquier, Antoine Rizi, abbé Nézot (Rome) ; Morville, Hop (Hollande) ; Robrou de la Poterie, Nicole, Boisben (Angleterre) ; Madame, comte d'Albert, comte de La Pérouse (Allemagne), Le Coeur (Malte), de Bonac (Constantinople), Verton (Moscovie).

Marine : Valincourt, Potier («Marine de Levant»), La Chapelle, de Salby, abbé Couture («relations des pays lointains»), père Fleuriau («missions des Indes»), de Piganiol.

Publications diverses

Voir Brenner, n° 6585 et suiv.

La liste d'oeuvres fournie ci-dessous a été établie d'après le Dictionnaire des théâtres et les journaux de l'époque, Cior 18 et H. Lagrave (éd des Notices du marquis d'Argenson et Le Théâtre et le public en France...), et le cat. B.N. :

– «Au jeu des marionnettes» :

(seul) : Thésée, ou la Défaite des Amazones, 3 actes, 1701. – Les Amours de Tremblotin et de Marinette, en trois intermèdes, 1701.– Le Ravissement d'Hélène, le siège et l'embrasement de Troie, grande pièce qui sera représentée aux Jeux des Victoires du Sr. Alexandre Bertrand, dans le préau de la Foire Saint-Germain, 3 actes, Paris, A. Chrétien, 1705, in-8° de 32 p. et pl.

(avec Lesage et d'Orneval) : L'Ombre du cocher poète, prologue, 1722. – Pierrot Romulus, ou le Ravisseur poli, 1 acte (parodie du Romulus de La Motte), 1722.– Le Rémouleur d'amour, 1 acte, 1722.

– A l'Opéra comique :

(seul) : Arlequin et Scaramouche vendangeurs, divertissement précédé d'un prologue et suivi de Pierrot Sancho Pança, gouverneur de l'lsle Barataria (Foire Saint Laurent, sept. 1710), 1711.– Jupiter curieux impertinent (Foire Saint Germain, 3 févr 1711), «avec la scène du vin mousseux», 1711, in-12 de 12 p.– Arlequin Enée, ou la Prise de Troie [...] par les pantomimes du Grand jeu du préau de la Foire Saint Laurent (comédie par écriteaux, 25 juil. 1711), 1711.– Scaramouche pédant, divertissement repr. par les sieurs Dolet et La Place à la Foire Saint Laurent le 12 sept. 1711. Orphée ou Arlequin aux enfers, div. qui a été joué en suite du Pédant, impr. de G. Valleyre, 1711, in-12 de 20 p..– Arlequin grand vizir, 3 actes, 1713.– La Matrone d'Ephèse, 3 actes, 1714.– Arlequin défenseur d'Homère, 1 acte, 25 juil. 1715. – Le Lendemain de noces, 1 acte, 1716.– Pierrot furieux, ou Pierrot Roland, 1 acte, 1717.– Le Pharaon, 1 acte, 20 févr. 1717.– Le Réveillon des dieux, prol., 1718.– La Gageure de Pierrot, 1 acte, 1718.– La Prise du Monomotapa, 1 acte, 1718.– Le Camp des amours, 1 acte, 1720.– Le Chartier du diable, 1 acte, 1720.– Le Lourdaut d'lnca, 1 acte, 1720.– Le Déménagement du théâtre, prol., 1722.– Les Noeuds, 1 acte, 1722. – Le Quadrille du théâtre, prol., 1722.– Les Dieux à la foire, prol., 1724.– Les Bains de Charenton, 1 acte, 1724.– Les Vacances du théâtre, 1 acte, Paris, G. Cavelier, 1724.– L'Audience du temps, prol., 1725.– Pierrot Perrette, 2 actes, 1725.– Les Quatre Mariannes, 1 acte, 1er mars 1725, F. Flahault, 1725.– Le Ravisseur de sa femme, 1 acte, 1725.– Atys, parodie, 1 acte, 1726.– L'Ambigu de la folie, prol., 1726.– L'Amour et Bacchus à la foire, 1 acte, 1726.– Les Songes, 1 acte, 1726.– Pierrot Céladon, 3 actes, 1729.– Les Sincères malgré eux, 1 acte, 1733.– L'Eclipse favorable, 1 acte, 1737.– Les Jaloux de rien, 1 acte, 1739.

(avec Lesage et d'Orneval) : Les Funérailles de la foire, 1 acte, 1718. – Le Diable d'argent, prol. d'Arlequin roi des ogres et de La Queue de vérité, 3 févr. 1720.– Arlequin Endymion (parodie de la pastorale italienne de ce nom, par L. Riccoboni, avec des scènes françaises par Biancolelli ; musique de Gilliers), févr. 1721. – La Fausse Foire, prol., avec La Boëte de Pandore et La Tête noire, 31 juil. 1721. – Le Rappel de la foire à la vie, 1721. – Le Régiment de la Calotte, 1721.– Le Jeune Vieillard, 3 actes, 1722. – Le Dieu du hasard, prol., avec La Force de l'amour, 1 acte, et La Foire des fées, 1 acte, 1722.– L'Enchanteur mirliton, prol., avec Les Enragés et Le Temple de Mémoire (musique de Mouret), 21 juil. 1725 – Les Comédiens corsaires, prol., avec L'Obstacle favorable et Les Amours déguisés, 20 sept. 1726.– La Pénélope française (musique de Gilliers, décoration de Servandoni), 6 sept. 1728.– Les Pélerins de la Mecque, 1728.– L'Industrie, prol., avec Zémine et Almanzor et Les Routes du monde, 1730.– L'Indifférence, prol., avec L'Amour marin et L'Espérance, 5 sept. 1730.– L'Epreuve des fées, 3 actes, avec La Réconciliation des sens, ou l'Instinct de la nature (parodie du Ballet des sens, de Roy et Mouret, et du Procès des sens, de F.), prol., et Les Intérêts de village, 1 acte, 28 juil. 1732.

(avec Lesage) : Le Temple de l'ennui, prol., 1716.– L'Ecole des amants, 1716.– Le Tableau du mariage, 1716.– Arlequin, roi des ogres, ou les Bottes de sept lieues, 3 févr. 1720.

(avec d'Orneval) : L'Astre de Laverna, 1720. –La Grand'mère amoureuse (parodie d'Atys, de Lulli et Quinault ; musique de Gilliers), 3 actes, 18 févr. 1726.– Les Stratagèmes de l'amour, parodie, 3 actes, 1726.

(avec Legrand) : Les Animaux raisonnables, 1 acte, 25 févr. 1718.

(avec Panard et Pontau) Pierrot Tancrède, ou la Méprise de l'amour, parodie, 1 acte, 1729.– Le Malade par complaisance, 3 actes. 1730.

(de F. ou de Laffichard) : La Nymphe des Thuilleries, 16 juil. 1735.

– A la Comédie française : Cornélie, vestale, tragédie, 1713 (éd. : s.l., 1769).– Momus fabuliste, ou les Noces de Vulcain, 26 sept. 1719, Paris, 1719 : veuve Ribou, et impr. de P. Simon ; 1720 : veuve Ribou ; La Haye : 1720, J. Gosse.– Les Amusements de l'automne, div. composé de deux pièces en 1 acte et 1 prol., 1725.– Le Procès des sens (parodie du Ballet des sens, de Roy et Mouret), 1 acte en vers, 16 juin 1732, Paris, P. Prault, 1732.

– A la Comédie italienne : La Mode, prol., avec L'Amour maître de langues, com. fr. en 3 actes, avec quelques scènes italiennes, 18 sept. 1718.– La Méridienne, 1719.– Le Mai, 1719.– La Rupture du carnaval et de la folie (parodie de la comédie-ballet de La Motte et Destouches, Le Carnaval et la folie), 6 juil. 1719.– Le Faucon, 1719.– Mélusine, 3 actes, 1719.– Hercule filant (parodie d'Omphale, opéra de La Motte et Destouches), 1 acte, 15 mai 1721.– Les Noces de Gamache, 16 sept. 1722.– Le Vieux Monde, ou Arlequin somnambule, 1722.– Arlequin Persée, (parodie de Persée et Andromède, de Quinault et Lulli), 18 déc. 1722.– Le Serdeau des théâtres (parodie de Basile et Quitterie, tragi-comédie de Gaultier, des Noces de Gamache, de F., d'Arlequin au banquet des sept sages, de Delisle, et de Pirithoüs, opéra de La Serre et Mouret), 19 févr. 1723.– Parodie (parodie d'lnès de Castro, de La Motte, et de Pirithoüs), «tragi-comédie critique» en 1 acte, 23 mai 1723.– Les Saturnales, ou le Fleuve Scamandre, 3 actes, 1723.– Les Débris des Saturnales, 1 acte, 1723.– Amadis le cadet (parodie d'Amadis de Grèce, de La Motte et Destouches), 1 acte, 24 mars 1724, s.l.n.d..– Momus exilé, ou Les Terreurs paniques (parodie du ballet des Eléments, Roy, musique de Lalande et Destouches), 1 acte, 25 juin 1725, s.l.n.d..– La Bague magique, 1 acte, 1726.

(avec Legrand) : Les Amazones modernes, 1727, s.l.n.d.

(avec Romagnesi) : Le Retour de tendresse, 1 acte, 31 mai 1728.

– «Au théâtre de l'Académie royale de musique» : Les Amours déguisées, ballet, prol. et 3 entrées, musique de Bourgeois, 22 août 1713, Paris, P. Ribou, 1713, veuve de P. Ribou, 1726.– Hypsipyle et Jason, entrée ajout au ballet précédent, 1714.– Arion, trag. lyrique, prol. et 5 actes, musique de Matho, 10 avr. 1714, Paris, P. Ribou, 1714.– Les Ages, ballet, prol. et 3 actes, musique de Campra, 9 oct. 1718, P. Ribou, 1718, veuve de P. Ribou, 1724. – Les Fêtes grecques et romaines, ballet héroïque, prol. et 3 entrées : Les Jeux olympiques, Les Bacchanales, Les Saturnales, mus. de Collin de Blamont, 13 juil. 1723, veuve de P. Ribou, 1723, impr. de J.B.C. Ballard, 1733, 1734 (avec une nouvelle entrée, ajoutée en févr. 1734 : La Fête de Diane), Lyon, 1739 (sous le titre de Les Fêtes grecques et romaines, ou Les Caractères de la musique). – La Reine des Péris, comédie persane, 10 avr. 1725, veuve de P. Ribou, 1725.– Les Amours des dieux, ballet héroïque, prol. et 4 entrées, mus. de Mouret, 14 sept. 1727, veuve de P. Ribou, 1727 ; impr. de J.B.C. Ballard, 1737, aux dépens de l'Académie ; impr. de la veuve Delormel, 1746, et sous le titre de Paroles du concert d'Amiens, Amiens, L. Godart.– Les Amours des déesses, ballet héroïque, prol. et 3 entrées, mus. de J.B.M. Quinault, «l'aîné», 9 août 1729, Paris, impr. de J.B.C. Ballard, 1729 (avec une entrée ajoutée : L'Aurore et Céphale).– Le Caprice d'Erato, div. donné à l'occasion de la naissance de Mgr.le Dauphin, 8 oct. 1730, J.B.C. Ballard, 1730.– Les Indes galantes, trag. lyrique, prol. et 3 actes, mus. de Rameau, 23 août 1735, impr. de J.B.C. Ballard, 1735 (3 éditions), 1736 (avec une 4e entrée : Les Sauvages, 10 mars 1736), 1743, aux dépens de l'Académie, Veuve Delormel et fils, 1751, 1761.– L'Ecole des amants, ballet, prol. et 3 actes, mus. de Nieil, 1744, avec une 4e entrée ajoutée en 1745, Les Sujets indociles.– Le Carnaval du Parnasse, ballet héroïque, prol. et 3 actes, mus. de Mondonville, 23 sept. 1749, impr. de veuve Delormel et fils, 1749, 1754, 1759, 1767.– On peut ajouter à cette liste au moins Cléopâtre, ballet héroïque, mus. de Collin de Blamont, repr. sur le th. des Petits Appartements à Versailles, s.l., 1748 – Ovide et Julie, ballet héroïque, mus. de Cardonne, aux dépens de l'Acad. royale de musique, chez Delormel, 1773 (dans le recueil Les Fragments héroïques) – Phaétuse, ballet héroïque, mus. de Iso (dans un autre recueil portant le même titre), aux dépens de l'Ac. royale de musique, veuve Delormel et fils, 1759. – Jupiter et Europe, divertissement repr. sur le th. des Petits Appartements, «imprimé par exprès commandement de Sa Majesté», s.l.n.d. (c.r. dans le Mercure de janv. 1749, p. 196-199).

En dehors des éditions du Théâtre de la foire (1721-1737), le théâtre inédit de F. a été recueilli par Soleinne : B.N., f.fr. 9332, 9335, 9337 et, subsidiairement, 9262. F. a aussi écrit un Discours à l'occasion d'un discours de M.D.L.M.[M. de la Motte] sur les parodies, Paris, Briasson, 1731, in-12 de 120 p. et publié dans divers journaux des «pièces de vers», comme Le Raccomodement de l'Amour et d'Apollon (Journal de Verdun, janv. 1721, p. 25-27). Il est possible qu'il ait collaboré à la rédaction de la Lettre d'un rat calotin au sujet de l'Histoire des chats (de Montcrif), A Ratopolis, M. Lunard, 1727.

Paris, A.N., AJ13 1034, pièces de théâtre autographes par F. : Alcionide et Alacamène, trag. lyrique, 5 actes. Le Lys naissant, prol. allégorique. – La Gageure de Pierrot, 1 acte avec Lesage et d'Ornaval, Foire Saint-Germain, 1718.– La Matrone d'Ephèse, 2 actes avec Lesage et d'autres, Foire Saint-Germain, 1714.– Scène ajoutée, Saint-Laurent, 1716.– Le Jaloux, avec Lesage, op. com., 3 actes, 1716.– Arlequin devin par hasard, ou Le Lendemain de noces, op. com., 3 actes, Foire Saint-Laurent, 1716. – Les Bains de Charenton, op. com., 1 acte, Foire Saint-Laurent, 22 septembre 1724. – Amusements lyriques , 1709.– Le Triomphe de Bagatelle, inc..– La Gageure de l'Hymen et de l'Amour, inc. Les Nouveaux Voyages de l'Amour, inc.– L'Ecole du Coeur, inc.– Rosalie, inc.– Tantale ou Pélops, trag., plan.– Idalis ou les Heureux Captifs, 3 actes (corrections de Crébillon père).– Divers poèmes, dont un Madrigal à la princesse de Lambesc, un Bouquet à Mme de Fréneval (1745), Epître à M. Gilon, bourgmestre de Rotterdam, à Mlle d'Alençon, Cantate à Mlle de Charolais ; épigramme contre Cahusac, librettiste ; Sonnet au duc d'Aumont ; Epithalame sur le mariage de Mlle de Chartres (1753) ; Epître à la Princesse de Conti (1716) ; A M. Titon du Tillet ; A Mme la Marquise de Spinola ; Menuet I et II du prol. des Indes galantes ; vaudevilles variés (le dossier provient des archives de l'Opéra). Voir aussi AJ13 1035 et Paris, B.H.V.P., ms. 228-231.

Bibliographie

B.Un. ; Cior 18 ; Ravaisson. Voltaire, Correspondance, éd. Besterman t. I et II. – Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763) ou Journal de Barbier, Paris, Charpentier, 1858, t. III. – Parfaict C. et F., Dictionnaire des théâtres de Paris, Paris, Lambert, 1756, p. 660-667. – Annals of opera 15971940, ed. A. Loewenberg et al. New York, 1970.– Lagrave H., Le Théâtre et le public à Paris de 1715 à 1750, Paris, Klincksiek, 1972. – Todd C., «La rédaction du Mercure de France (1721-1744) : Dufresny, Fuzelier, La Roque», R.H.L.F., 1983 (1983), n° 3, p. 439-441. – Trott D., «Louis Fuzelier et le théâtre : vers un état présent», ibid., n° 4, p. 604-617.

Auteur(s) de la notice


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