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Claude Francois CONSTANTIN DE MAGNY (1692-1764)

État civil

Claude François Constantin de Magny est né en 1692 à Reignier, dans le Genevois ; il était fils de « noble André Constantin de Magny », descendant de la branche cadette des Constantin. Il se marie le 10 juillet 1717 à Marie Gasparde de Copponay (contrat de mariage publié dans le vol. 32 des Mémoires et documents de la Société d’Histoire de la Suisse romande, p. 215 et suiv.), également de vieille famille suisse ; elle s’était fait connaître vers 1714 par un Plaidoyer de Marie Gasparde de Copponay en faveur de l’enseignement des sciences aux dames, avec une notice de Fr. Mugnier sur les Grimaldi de Copponay (BnF, 8° R.Pièce 9414). Elle devait mourir en 1740, et C.M. se remaria en 1754 à Dresde (B.un.). Il eut un fils sourd et muet à l’éducation de qui il se serait consacré. Il est mort à Strasbourg en 1764 (Annuaire de la noblesse de France de Borel d’Hauterive, vol. 18, p. 378).

Formation

Il fit des études de droit à l’Université de Louvain, acquit le grade de docteur agrégé en droit et obtint une chaire de droit à l’Université de Turin. Il choisit cependant de faire carrière à Paris, et obtint en 1726 une place de bibliothécaire du maréchal d’Estrées, succédant ainsi à quelques années près à Denis François Camusat.

Carrière

D’après la notice du catalogue des livres de la vente Perret (vente du 31 mai 1860, p. 129), il serait devenu alors attaché de l’ambassade de Hollande, puis capitaine en Russie et enfin bibliothécaire du roi Auguste de Pologne à Dresde, vraisemblablement à l’époque de son second mariage. Il serait ensuite revenu en Suisse, pour créer à Lausanne un institut de sourds-muets, mais sans succès (B.un.).

Activités journalistiques

Il publie en septembre 1742 une petite gazette bi-hebdomadaire, Pallas guerrière et savante, à la fois politique et littéraire ; mais cette gazette n’a pas été retrouvée ; elle ne semble avoir eu aucun succès. Un mois plus tard, elle change de titre et devient L’Écho de la vérité, signalé le 23 octobre 1742 par la Gazette d’Amsterdam. Constantin a recueilli ces deux essais périodiques dans ses Oeuvres diverses de 1748, également disparues.

Publications diverses

C.M. s’est fait connaître en 1729 par le premier grand commentaire du Paradis perdu de Milton, traduit par Dupré de Saint-Maur : Dissertation critique sur le Paradis perdu « par M. C. de M. ». Cet essai a bénéficié de nombreux comptes rendus dans la presse du temps. Après quoi l’on ne connaît guère de C.M. que l’Olla podrida, s.l.n.d., réédité en 1755, sous le titre La Oille « mélange ou assemblage ».

Bibliographie

B.un. Mémoires et documents de la Société d’Histoire de la Suisse romande, vol. 32, 1893.

Auteur(s) de la notice


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