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Jean Baptiste COLLET DE MESSINE ([1722]-1787)

État civil

[Louis Jean François COLLET voir additif]

Carrière

Censeur royal, auteur dramatique et secrétaire de l'Ordre de Saint-Michel.

Activités journalistiques

Associé en octobre 1771 à Marin pour la confection de la Gazette de France.

Publications diverses

Œuvres dans Cior 18, n° 2012 7-20134.

Bibliographie

M.S., t. VI, 17 oct. 1771. – Maz., ms. 2386, 10 oct. 1771.

Additif

État-civil : Meister note dans la Correspondance littéraire de mars 1776 (éd. Tourneux, t. XI, p. 214) qu’il existe, outre Charles Collé, deux « Collet » : l’un a été attaché à la duchesse de Parme, est connu par L’Île déserte, comédie jouée en janvier 1759 (C.L., IV, 62) ; il fit jouer encore, en mars 1776, une pastorale héroïque, Abdolomyne ; l’autre, Collet de Messine est l’auteur de Sara, fermière écossaise, comédie en deux actes avec ariettes, qui connut un certain succès en mai 1773 (C.L., X, 244). Ce dernier, qui est seul à être nommé « de Messine », est donné par Meister comme « jeune avocat de l’ancien Parlement » et pourrait être le collaborateur de Marin à la Gazette de France. Cioranescu confond les deux et fait mourir Collet de Messine en 1787 ; mais un Collet de Messine, qui est sans doute notre journaliste, « Chevalier, secrétaire de l’Ordre du Roi et censeur royal » (F.L. Ersch) fit une carrière beaucoup plus longue, décrite par Edna Lemay dans le Dictionnaire des législateurs (Ferney-Voltaire, 2007) (J. S.).

Une note de David Smith dans l’édition de la correspondance de Mme de Graffigny (lettre à Devaux du 16 septembre 1758, note 9 ) permet de distinguer Collet, auteur de L’Île déserte, de Collet de Messine (notice suivante). Mme de Graffigny parle de « Mr. Collet », « secrétaire des commandements de M. de Parme ». Il s’agit de Louis Jean François Collet (16 mars 1722-12 mars 1787). Il épousa à Versailles , le 4 avril 1732,  Louise Élisabeth Jallot, « femme de chambre » de Mme Adélaïde. Sa fille Louise Élisabeth Marie épousera, le 15 mai 1775, Antoine Gentil, premier valet de chambre de la garde-robe du roi. Voir Recueil des instructions données aux ambassadeurs..., vol. X (Naples et Parme), pp. 202 et 207; Anne Mézin, Les Consuls de France au siècle des Lumières (1715-1792), 1998, p. 206.

Carrière : D’après Meister (C.L., t. XI, p. 214), il était attaché, non au duc, mais à la duchesse de Parme, et d’après Anne Mézin (ouvr. cité), il était « secrétaire du commandement de feu Madame Infante », fille aînée de Louis XV. Henri Bédarida, dans Parme et la France de 1748 à 1789 (1928, réimpr. Slatkine,p. 54, note 15), signale qu’il fut nommé chargé des affaires de la France à Parme en remplacement du marquis de Crussol en 1754, puis secrétaire de cabinet au service de l’Infante en 1757. Homme de lettres très apprécié à la cour de Parme, il traduisit Goldoni, et en particulier La Famille de l’antiquaire. Il fut chevalier de l’ordre de Saint-Michel.

Activités journalistiques : Correspondant de la Gazette de France.

Bibliographie : Recueil des instructions données aux ambassadeurs..., vol. X (Naples et Parme), pp. 202 et 207. - Henri Bédarida, Parme et la France de 1748 à 1789 (1928, réimpr. Slatkine. - Anne Mézin, Les Consuls de France au siècle des Lumières (1715-1792), 1998, p. 206. (David Smith, J.S.)

 

Auteur(s) de la notice


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