176

François de CHEVRIER (1721-1762)

État civil

François Antoine Chevrier est né à Nancy le 11 octobre 1721 (Alméras, Gillet); son père, Charles Claude Chevrier, était licencié en droit, avocat depuis 1702, secrétaire de la Cour et anobli depuis 1720, fermier du greffe de Nancy (Ars., ms. 11819) ; sa mère s'appelait Marguerite Larcher. Sa famille était originaire des Vosges; son aïeul, Claude Dominique Chevrier, avait été avocat à Mirecourt (Gillet). François Antoine Chevrier eut deux soeurs, l'une plus âgée, l'autre plus jeune que lui, qui, selon la note de police du 20 août 1753, eurent mauvaise réputation (Ars. 11819, cité par Van Bever, p. 232). Il mourut à Rotterdam, le 3 juillet 1762 selon Gillet, plus probablement le 26 ou 27 juin (voir le rapport de police du 29 reproduit par Van Bever, p. 236-240). Cette mort subite fut attribuée à une indigestion (ibid.) ou à un empoisonnement (cf. M.S., t. I, p. 125).

Formation

Inscrit à l'Université de Pont-à-Mousson, au moins du 23 février 1740 au 7 mai 1743, il y étudia le droit et prêta serment le 12 février 1743 (Gillet, d'Alméras); il renonça à plaider mais garda le titre d'avocat. Membre de l'Académie de Corse en 1749, il en aurait rédigé les statuts et participa activement à ses travaux (d'Alméras); il ne put entrer à celle de Nancy, qu'il accabla de ses sarcasmes.

Carrière

Il se rendit à Paris en 1743 et y demeura sans doute jusqu'en 1746 (Gillet). Peut-être est-il, à cette époque, devenu soldat (B.N., n.a.fr. 10781); il partit en tout cas en Italie avec l'armée, arriva à Gênes, passa en Corse, sans doute vers 1749. Il se lia avec le marquis de Cursay, commandant des troupes en Corse et devint en fait son secrétaire (Ars., ms. 11819). Très lié avec les Corses, il devint suspect à la République de Gênes; quand il voulut publier son Voyage de Rogliano(Avignon [Livourne], 1751), les Gênois obtinrent son rappel en France.

En avril 1751, il habite à Paris, rue de Grenoble, au grand hôtel de Lyon; il est le commissionnaire et le correspondant littéraire de Cursay (n.a.fr. 10781) jusqu'au retour du marquis à la fin de 1752 (f.fr. 22157, f° 197). Il fait un voyage à Nancy au cours de l'été 1752 (f.fr. 22157, f° 116 et 172). En juillet 1753, il habite avec Favier une maison «sur le boulevard»; en août, rue Basse du Rempart, n° 15, près la place Vendôme; il est alors habitué du café littéraire «Curé», de Mme Bourette (note de police du 20 août, f.fr. 22158, p. 159, 165). En novembre, il habite avec Favier chez le marquis de Cursay, rue Saint-Louis au Marais (ibid., p. 189). Pendant l'été de 1757, il dirige la propagande des armées francaises en campagne. En août, il séjourne à Hanovre.

En 1758, on le trouve à Francfort, peut-être en raison des poursuites engagées contre son Histoire de Lorraine (Gillet). Il est de retour à Nancy en 1759; ce fut sans doute son dernier séjour dans sa ville natale; en août, il retourne en Allemagne. Il fait ensuite un assez long séjour à Bruxelles, mais menacé d'arrestation pour avoir insulté Cobenzl, et recherché par la police française (Ars., ms. 12152; Van Bever, p. 233), il se retire à La Haye en septembre 1761, tente en vain de se justifier auprès de la Cour de Versailles (Van Bever, p. 234) et se voit menacé d'internement à la Bastille (Van Bever, p. 233, 235). L'ordre du Roi, daté du 16 juin 1762, allait être exécuté quand il quitte La Haye pour Rotterdam et meurt au moment où il allait être arrêté (Van Bever, p. 239).

Situation de fortune

Né avec 30 000 £ de biens qu'il aurait dissipés rapidement (f.fr. 22158, f° 117). En 1751 et 1752, Cursay lui fait une pension de 600 £ pour être son correspondant (f.fr. 22157, f° 197). En 1753, il n'a plus rien et vit, dit-on, de sa plume et d'escroquerie (f.fr. 22158, f° 117). Une «dupe», peut-être Cursay, lui aurait avancé, ainsi qu'à Favier, 10 000 £ pour racheter le privilège du Journal étranger. Chevrier est alors associé à La Marche, propriétaire de 6/20e du privilège selon la convention du 20 juillet 1754 (M.R. de Labriolle, «Conditions matérielles de la publication du Journal étranger», dans L'Etude des périodiques anciens, Nizet, 1972, p. 80), et il lui rachète effectivement ses droits le 21 juillet mais par une cession simulée: «Je déclare que la cession que M. de La Marche vient de me faire de son intérêt dans le Journal étranger n'est que simulée, et que je n'ai jamais rien à prétendre dans le produit du dit Journal» (acte du 21 juil. 1754, cité par M.R. de Labriolle, ibid., p. 81). Il semble qu'à cette époque, Chevrier ait dissipé les fonds dont il disposait; quand le principal bailleur de fonds, Courcelles, le somme de déposer sa part du capital, il ne peut faire face ; il est évincé, ainsi que La Marche, du Journal étranger (ibid., p. 82). L'escroquerie de Chevrier reste probable sans être mentionnée avec précision (cf. f.fr. 22158, f° 117, 159, 165).

Il publie le Colporteur à ses frais et tente de rétablir sa situation en Hollande: «On veut lui faire un sort à Rotterdam: On lui offre 100 florins par mois et un logement pour écrire une gazette et un Mercure» (lettre de la police du 3 nov. 1761, citée par Van Bever, p. 235).

Opinions

Chevrier n'a jamais ménagé qui que ce soit; on rapporte qu'il quitta Nancy pour avoir prêché sur l'impureté à la place d'un Jésuite (f.fr. 22158, f° 116-117); il «débuta à faire différentes satires sur les femmes les plus respectables de [Nancy]» et publia avec le sieur Fournier des comédies satiriques (Ars., ms. 11819, cité par Van Bever, p. 231). Il aurait, à la même époque (avant 1743), attaqué Stanislas et le nouveau gouvernement, dans des comédies écrites en collaboration avec Fournier, ce qui lui aurait valu une arrestation et l'exil (Van Bever, p. 231-232). Il eut des querelles avec la Comédie-Française, avec Fréron, avec Palissot (f.fr. 22 159, f° 75).

Le 14 janvier 1752, on fit une perquisition chez lui, à Paris, à la suite de la publication de l'Histoire de Mlle Cronel, dite Frétillon (5e part., La Haye, 1750); on ne trouve rien, mais on saisit tous ses papiers, en particulier sa correspondance avec Cursay (n.a.fr. 10781); « en 1754, s'étant rendu suspect parce qu'il fournissoit à Morand, auteur, qui était espion du Roy de Prusse, toutes les nouvelles de Paris et de la Cour, que Morand envoyoit à ce Prince, M. Berryer envoya faire une perquisition chez luy où l'on trouva beaucoup de minuttes de nouvelles qui furent saisies. Néanmoins ne fut pas arrêté» (rapport de police de 1762, Ars., ms. 12152, f° 276, cité par Van Bever, p. 244).

En 1758, à la suite de la publication de l'Histoire de Lorraine, il dressa contre lui le Parlement et le Bailliage de Nancy. Il fut condamné aux galères par le Bailliage (sentence du 22 juin) et son livre fut brûlé. Il s'enfuit en Allemagne. Un revirement se produisit en sa faveur l'année suivante; il demanda à être jugé par le Parlement (1er juil. 1759), revint à Nancy le 8 juillet, se constitua prisonnier le 10, fit appel le 12 et fut remis en liberté le 3 août (Gillet, d'Alméras, Van Bever). Chevrier a relaté ce procès dans l'Histoire d'une cause célèbre «jugée par arrêt du Parlement le 3 août 1759» (s.l. [Francfort], 1759).

Les rapports de police de 1761-1762 le donnent pour un espion, un frondeur, auteur de libelles contre la France: «il s'est meslé autrefois à Paris, sans en être chargé, de beaucoup d'intrigues relatives à la Politique et au Gouvernement» (rapport du 9 nov. 1761, Van Bever, p. 233). Il était franc-maçon (rapport du 29 juin 1762, Van Bever, p. 236-237).

Activités journalistiques

Nouvelles à la main en collaboration avec de Thuile en 1753 (f.fr. 22158, f° 170).

Journal étranger: associé à La Marche pour la mise en place du journal et la préparation des premiers numéros, il y travaille en avril 1753 (f.fr. 22 158, f° 127), mais s'en trouvera évincé avant la sortie de la première livraison en janvier 1754.

Journal militaire, Au quartier général (Hanovre], août 1757; «entrepris autrefois en pays étranger» (M.S., 1779, t. XII, 1er juin 1778). Numéro unique imprimé sur les presses de l'armée de Richelieu, protecteur de Chevrier: Chevrier en rédigea le texte et la dédicace signée. Journal destiné aux troupes, mais, plus ambitieusement, feuille de propagande pour la population francophone (D.P.1 770).

Chevrier a demandé en mars 1761 au Conseil privé de Bruxelles un privilège pour une Feuille manuscrite dont il présenta, sans succès, deux numéros (D.P.1 469).

Le 10 janvier 1761, il devient le rédacteur des Mémoires du temps, gazette hebdomadaire fondée l'année précédente par Maubert de Gouvest (D.P.1 891); sa collaboration prend fin par décision du Conseil privé le 9 septembre de la même année.

L'Observateur des spectacles, ou Anecdotes théâtrales, «ouvrage périodique», La Haye, H. Constapel, 1762-1763, 3 vol. Chevrier, mort en juin, n'a publié que les livraisons de janvier à juin 1762.

Chevrier est l'auteur d'un Almanach des gens d'esprit pour l'année 1762, qui parut après sa mort (D.P.1 79).

Le Gazetin publié à Bruxelles à partir de 1760, dont il parle à plusieurs reprises dans le Colporteur (éd. de 1761, p. 213 et suiv.) et dans la Vie du fameux Père Norbert (éd. de 1762, p. 126), n'est autre que les Mémoires du temps.

Il a publié quelques articles dans le Mercure de France (juil. 1749, p. 68; oct. 1754, p. 141; fév. 1756, p. 141).

Publications diverses

Liste des oeuvres de Chevrier dans Gillet et dans Cior 18 (n° 19425-19498): les oeuvres non mentionnées par ce dernier seront marquées d'un astérique: Recueil de ces dames, Paris, 1744 et Bruxelles, aux dépens de la Compagnie, 1745; attribué parfois à tort à Caylus. – Bi-Bi, «conte traduit du chinois par un français», Mazuli, Paris [1745 ou 1746]. – *Lettre sur la comédie du Méchant, 1748 (Gillet, n° 3). – *Epître contre ceux qui déshonorent la poésie, 1748 (Gillet, n° 4). – Cargula, «parodie de Catilina», s.l.n.d. [1749]. – Extrait de la séance publique de l'Académie des Belles-Lettres de Corse, tenue le 1er novembre 1749, s.l., [1749]. – *Dissertation sur les progrès de la tragédie depuis les Grecs jusqu'à nous: lue le 23 août 1750 devant l'Académie de Corse (Gillet, n° 6). – Voyage de Rogliano, [Livourne], imprimerie française, 1751. – Etrennes littéraires à M. Ailhaud fils, avocat au Parlement, Bruxelles, 1751. – *Histoire de Corse: 6 vol. dont seuls les deux premiers auraient été imprimés en 1751 (Gillet, n° 10); selon Gillet, il ne s'agirait pas de l'ouvrage paru à Nancy, chez Cusson, en 1749, sous le même titre; attribué à Chevrier par Feller-Weiss. – *Lettre d'un marchand de Paris à un docteur de Sorbonne, 1752 (cf. B.N., n.a.fr. 10781). – *Les Ridicules du siècle, Londres, 1752: «M. de Malesherbes, qui avait fait arrêter le roman de Chevrier, vient d'en permettre la vente sans y avoir fait aucun changement» (f.fr. 22157, f° 43, 16 mars 1752). – Ma-ga-kou, «histoire japonaise traduite par l'auteur D[es] R[idicules] D[u] S[iècle], Goa [Paris, Mérigot], 1752, imprimé sur permission tacite (f.fr. 22157, f° 116). – Minakalis, «fragment d'un conte siamois», Londres [Paris], s.d. [1752]: Malesherbes accorda la permission tacite après refonte de l'ouvrage (f.fr. 21994, n° 106 et 22157, f° 43, du 16 mars 1752); l'ouvrage ne commence effectivement qu'au chapitre II. – Cela est singulier, «histoire égyptienne», Babylone [Paris], Imprimerie royale, 1752. – Essai historique sur la manière de juger des hommes, Paris, Jorry, 1753; 2e éd., Amsterdam, H. Constapel, 1763; privilège du 25 janvier 1753 (f.fr. 22158, f° 3). – Les Mémoires de Mme la baronne de Saint-Clair, La Haye, 1753, en 1 ou 2 vol., attribué parfois, à tort, à de La Bastide. – Le Quart d'heure d'une jolie femme, ou les amusements de la toilette, «ouvrage presque moral», Genève, H. Philibert, 1753. – Mémoires d'une honnête femme, «écrits par elle-même et publiés par M. de Chevrier», Londres et Paris, Jorry, 1753, 3 parties en 1 vol.; rééd. en 1762, 1763, 1764 à Amsterdam; permission tacite (f.fr. 21994, n° 177 et 182). – Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres de Lorraine, «avec une réfutation de la Bibliothèque lorraine de Dom Calmet», Bruxelles, 1754 [Paris, Mérigot, selon Gillet, n° 16]; privilège du 31 décembre 1752, retiré et remplacé par une permission tacite (f.fr. 22159, f° 8 et 18). – La Revue des théâtres, comédie en un acte, représentée le 22 décembre 1753 au Théâtre Italien, publiée en 1754. – Le Retour du goût, comédie, Paris, Duchesne, 1754. – La Campagne, comédie en un acte, 13 représentations à partir du 14 septembre 1754; Paris, Duchesne, 1754 ou 1755. – Observations sur le théâtre, Paris, Debure, 1755. – L'Epouse suivante, comédie en un acte, Paris, Debure, 1756; 2e éd., La Haye, H. Constapel, 1762, 23 représentations. – Les Fêtes parisiennes, comédie en un acte, composée pour la naissance du comte de Provence, Paris, Debure, 1756. – Epître sur la prise de Port-Mahon, Paris, Didot, 1756. – La Petite Maison «parodie d'Anacréon, 3e acte des Surprises de l'Amour», Paris, Duchesne, 1757: Chevrier y aurait eu part (Gillet, n° 28). – Epître de M. de C. «à l'un de ses amis qui lui demandait une peinture de la ville d'Aix-la- Chapelle», s.l. [Aix-la-Chapelle?], 1757. – Vers sur la mort de M. le Marquis de Toustain de Viray, Francfort, 1757. – Histoire de la campagne de 1757, Francfort, 1757; rééd. en 1758 et 1759. – L'Invasion en Saxe, ses prétendus motifs, Nancy, Vve d'A. Lescure, 1757. – Observations générales sur les intérêts présents des puissances, Leipzig, 1758. – Réponse du Roi de Prusse à la lettre du Prince, son frère, mourant, Littau [Francfort], 1758. – Histoire civile, militaire, ecclésiastique, politique et littéraire de Lorraine et de Bar, Bruxelles et Francfort (selon Gillet, n° 37), 1758, 2 vol.; selon Gillet, 5 vol. de l'histoire générale et 2 vol. de l'histoire littéraire ont paru, sur 12 vol. prévus. – Placet à S.M. Polonaise, contenant la sentence rendue contre l'Histoire de Lorraine, s.l.n.d., [Francfort, 1758]. – Poèmes sur des sujets près de l'histoire de notre temps, Liège, 1758 (Gillet, n° 39), comprenant La Mandrinade [Valenciennes, 1758), La Prussiade [Cassel, 1758], L'Acadiade [Cassel, 1758], L'Albinionide [Aix, 1759], L'Hanovriade [s.l., 1759]. – Le Point d'appui contre les principales puissances de l'Europe, Liège, Balbin, 1759. – Le Point d'appui entre la France et l'Angleterre, Liège, Balbin, 1759. – Tableau général de l'Europe belligérante en 1758, Goslar, H. Bremer, 1759; 2e éd. sous le titre: Le Point d'appui entre Thérèse et Frédéric, Liège, Balbin, 1759. – L'Ombre du Prince d'Ysembourg à l'éditeur des prétendues lettres, s.l.n.d. [Francfort, 1759]. – Dialogue entre le Prince d'Ysembourg, général hessois, et le Baron de Dyhern, général saxon, s.l.n.d. [Francfort, 1759]. – Histoire d'une cause célèbre, «jugée par arrêt du Parlement de Nancy le 3 août 1759», s.l .n.d. [Francfort, 1759]. – La Nouvelle du jour, comédie en un acte, représentée à Francfort le 6 décembre 1759, Dresde (Gillet, n° 47), 1759. – La Voix de la Paix, Amsterdam, Van der Broc, 1760 (Gillet, n° 48); rééd. Amsterdam, 1761. – Le Colporteur, «histoire morale et critique», Londres, J. Nourse, 1761 (imprimé à La Haye ou Bruxelles selon Gillet, n° 49); rééd. en 1762; Bachaumont écrit le 16 avril 1762: «Ce livre est de la plus grande rareté. Le gouvernement n'a point voulu en permettre ni en tolérer l'introduction en France» (M.S., t. I, p. 74). Selon les pièces publiées par Van Bever, la première édition fut réalisée par H. Constapel, directeur de l'Imprimerie de Bruxelles, en oct. 1761. – La Ressource du théâtre, pièce en un acte, Paris, 1760. – Histoire de la vie de H. Maubert, soi-disant chevalier de Gouvest, Londres [La Haye], 1761; rééd. à Londres en 1763. – Etrennes voluptueuses dédiées aux Grâces, «par Mme L.M.D.P.», Londres [La Haye], 1761 (Gillet, n° 53); rééd. en 1789. – La Vie du fameux Père Norbert, ex-capucin, Londres [La Haye selon Gillet, n° 50], 1762; rééd., Londres, J. Nourse, 1762. – Les Amusements des dames de B[ruxelles], «histoire honnête et presque édifiante», Rouen, Pierre le Vrai, 1762, 3 part. en 1 vol.; la 2e partie a été également imprimée sous le titre: Les Trois C., «conte métaphysique imité de l'espagnol»; la 3e part., Je m'y attendais bien, «histoire bavarde», paraît à Amsterdam ou La Haye en 1762 (Van Bever, p. 230). – Almanach des gens d'esprit, «par un homme qui n'est pas sot», Londres, J. Nourse, 1762. – La Vie politique et militaire du maréchal de Belle-Isle, La Haye, Vve Van Duren, 1762. – La Chevriade, ou l'observateur des enfers..., Amsterdam, 1762. – La Vie de toutes les actrices et danseuses, «depuis 1650 jusqu'au 1er janvier 1762», La Haye, 1762: Gillet (n° 58), d'après Chevrier et l'annonce de la Gazette des Deux-Ponts précise que seul le 1ervolume, sur huit de prévus, a été publié.

Attributions discutées: Le Testament politique du maréchal-duc de Belle-Isle, Amsterdam, Libraires Associés, 1761, rééd . en 1761 et 1762, est très probablement de Chevrier (Lelong, n° 24781; Gillet, n° 55) malgré l'avis contraire de Quérard, qui s'appuie sans doute sur Grimm (C.L., t. V, p. 169): l'avis de la police est net (Van Bever, p. 244). – Le Codicille et l'esprit, ou Commentaire des maximes politiques de M. Ie maréchal-duc de Belle-Isle, La Haye, Vve Van Duren, 1762, a été attribué par Bachaumont à Maubert de Gouvest, mais doit être restitué à Chevrier (cf. Lelong; Gillet, n° 56). – Les Anecdotes critiques, Londres, s.d., lui sont attribuées par Gillet (p. 299). – Histoire de Mademoiselle Cronel, dite Frétillon, actrice de la Comédie-Française, La Haye, 1750: il s'agit de la 5e partie du roman de Gaillard de La Bataille, Histoire de la vie et moeurs de Mlle Cronel, dite Frétillon, La Haye, 1739-1740. Une fiche de police signale, à propos de cette 5e partie: «Le 1er novembre 1751, il a paru une suite de l'Histoire de Mlle Clairon dont j'ai découvert qu'il [Chevrier] était l'auteur» (n.a.fr. 10781).

Bibliographie

Lelong ; Q. ; D.B.F., Cior 18. – Gillet N.A., «Notice historique et bibliographique sur Chevrier», Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1863, p. 135 et suiv.; publication distincte en 1864. – Alméras H. d', «François-Antoine Chevrier», Chronique des livres, 10-15 octobre 1904, étude rééditée en partie dans l'ouvrage suivant. – Van Bever A., éd. du Colporteur, avec une préface, des notes, des documents inédits et suivi d'un Supplément, Paris, Bibliothèque des Curieux, 1914.

Additif

Bibliographie:

Chevrier F.-A., Suite des Mémoires pour servir à l'histoire de notre temps par rapport à la campagne de MDCCLVII, où l'on voit les circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi la battaille de Rosbach, avec le détail de ce qui s'est passé d'important dans l'électorat d'Hanovre depuis la convention de Closter-Seven jusqu'au 1 janvier 17584ème éd., Francfort, 1758 in-8°, 96 p. (BnF 8- LH4- 1386)

Sur Chevrier critique de spectacles, voir : VAN AELBROUCK J.-Ph., «Le théâtre et la dance à Bruxelles de 1760 à 1765» in Etudes sur le XVIIIè siècle : Musiques et spectacles à Bruxelles au XVIIIe siècle, vol. XIX, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992, p. 9-26.

Auteur(s) de la notice


Ce dictionnaire est mis à disposition du public avec l'aimable autorisation de la Voltaire Foundation

Site mis en ligne par le IHRIM UMR 5317 et l'ISH USR 3385 - Mentions légales - Remerciements - Contacts - Se connecter - Créér un compte

IHRIM   ISH