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Nicolas de BRICAIRE DE LA DIXMERIE (1731-1791)

État civil

Nicolas Bricaire de La Dixmerie naît en 1731 à La Motte d'Attancour en Champagne, de parents peu riches ; il meurt à Paris le 20 novembre 1791.

Carrière

Il commence par adresser des épîtres au roi qui ne les lit pas, puis compose tout à la fois des contes, des romans, des ouvrages historiques.

Situation de fortune

En octobre 1767, La Dixmerie, qui, depuis plusieurs années, «alimente» «presque gratuitement» de contes le Mercure, demande la place et le traitement de Philippe Bridard de La Garde, decédé le 3 de ce mois (M.S., 4 nov. 1767, t. XVIII, Additions, p. 288). Dans un Mémoire remis au Comte de Saint-Florentin, les pensionnaires du Mercure supplient, quant à eux, le Ministre de ne pas nommer à la place vacante en raison de l'insuffisance des fonds (ibid., 24 oct. 1767, p. 248). Finalement, La Dixmerie obtient une pension de 600 £ (ibid., 1er juil. 1768, p. 334).

Opinions

Membre de la société maçonnique des Neuf-Soeurs, c'est lui qui fait l'éloge de Voltaire (1779) ; il écrit aussi un Mémoire pour la loge des Neuf-Soeurs (1779) .

Activités journalistiques

Le 28 janvier 1762, les M.S. (t. I, p. 28) annoncent que La Dixmerie, «coopérateur de l'abbé de La Porte» à l'Observateur littéraire, journal qui vient de succomber (ibid., p. 13), «passe» au Mercure «pour la partie des contes dont il a le privilège exclusif, ou du moins en chef». Le 6 juin 1764, la même source (t. XVI, Additions, p. 195) nous apprend que La Dixmerie est «depuis quelque temps à la tête de l'Avant-Coureur» auquel président également d'Aquin et de Villemer (D.P.1 129). C'est lui qui, «quoiqu'il ne sache pas un mot espagnol» (ibid., 13 mai 1774, t. XXVII, Additions, p. 223), «tient la plume en chef» de l'Espagne littéraire, périodique pour lequel le Comte de Moncade a obtenu un privilège le 4 août 1773 (f.fr. 21966, p. 122 ; DP1 385). La Dixmerie a par ailleurs travaillé à la Bibliothèque Universelle des Romans.

Publications diverses

Cior 18, n°13876-13894.

Bibliographie

Desessarts, t. IV. – Cubières-Palmezeaux M., «Eloge de La Dixmérie, Sociétaire, prononcé à la séance publique de la Société nationale des Neuf-Soeurs du 22 janvier 1792», dans Mémoires de la société..., 14 février 1792.

Auteur(s) de la notice


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