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Simon BOURLET DE VAUXCELLES (1733-1802)

État civil

Simon Jérôme (et non Jacques) Bourlet est né à Versailles le 11 août 1733 «de Siméon Bourlet, officier ordinaire et controlleur des receptes, et de Charlotte Sophie Jurtilliere, son épouse» ; il eut pour parrain Jérôme Trudon, «bourgeois de Paris», et pour marraine Françoise Julie Jurtilliere, sa tante (reg. par. de Notre-Dame de Versailles, 12 août 1733).Il ne semble pas que sa famille ait été noble. Il prend en 1760 le nom de «Bourlet de Vauxcelles». Il est mort à Paris le 18 mars 1802 (Vapereau).

Carrière

Prêtre et prédicateur, il se fit connaître en 1763 pour avoir dénoncé dans un sermon en Sorbonne la misère de la France (M.S., 21 oct. 1763, t. 1, p. 289). A cette époque, il fit un voyage en Angleterre, du moins si l'«abbé de Vauxcelles» dont parle d'Alembert dans une lettre à Hume est bien le même : d'Alembert recommande à Hume un «abbé de Vauxcelles, [son] voisin, [son] ami, homme d'esprit et de mérite, docteur en théologie, qui en sait bien autant que St Augustin et Molina sur la grâce efficace et suffisante» (Letters of eminent persons, éd. Burton, Edinburgh, 1849, p. 214-215 : renseignement transmis par A.M. Chouillet). Les qualités dont le crédite d'Alembert paraissent toutefois peu conciliables avec l'état de prédicateur du roi, qu'il assumait depuis 1756 (Vapereau). En mai 1769, il est à Rome et assiste à l'élection du pape Clément XIV Ganganelli (lettre à Duclos, s.d., B.L., ms. Egerton 27). Il écrit de Rome à un correspondant inconnu, le 21 juin, pour lui relater l'élection et lui annoncer l'itinéraire de son voyage en Italie : Parme, Milan, Turin, Venise, Florence, Rome, Naples, Rome, Gênes (B.L., ms. Egerton 19, renseignement transmis par A.M. Chouillet). Il prononça en 1774 l'oraison funèbre de Louis XV, et en 1776, l'oraison funèbre de Charles de Bourbon, comte d'Eu, qui lui valut un bénéfice et la charge de bibliothécaire de l'Arsenal (Feller-Weiss). Il est apprécié par ses connaissances dans les arts, et écrit dans divers journaux. Il est l'ami de Thomas, La Harpe, Fontanes, Rivarol (C.L., XV, p. 246). En mars 1786, la Correspondance littéraire commente favorablement son éloge funèbre du duc d'Orléans (XIV, 342) ; il est alors «lecteur de M. le comte d'Artois».

Activités journalistiques

Il aurait publié dans le Mercure et dans le Journal de Paris une «foule de morceaux remarquables» (B.Un.), malheureusement non signés. La correspondance Bourlet-Fontanes, publiée par H. Bonhomme, ne fournit guère de précisions à ce sujet mais mentionne deux textes dans le Journal de politique et de littérature : une «Lettre à M. de La Harpe» sur Duclos, du 15 octobre 1776, et un compte rendu de l'Essai sur l'éloquence de la chaire de Besplas, du 5 décembre 1771 (H. Bonhomme, p. 171 et suiv.). Sous la Révolution, il collabore, avec La Harpe et Fontanes, à La Quotidienne. En 1797, il fonde, toujours avec La Harpe et Fontanes, Le Mémorial «ou recueil historique, politique et littéraire» (1er prairial-18 fructidor an V, 108 numéros) : voir B.H.C., p. 275, et H.P.L.P., t. VII, p. 280.

Publications diverses

Liste des oeuvres de B. dans Cior 18, n° 13666-13675.

Bibliographie

Feller-Weiss ; B.Un., N.B.G., D.B.F., D.L.F. – Daniel E. et H., Biographie des hommes remarquables de Seine-et-Oise, Rambouillet, 1832. – Bonhomme H., «Correspondance de Bourlet de Vauxcelles et Fontanes», Revue britannique, 1877, p. 171-197.

Auteur(s) de la notice


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