BENEZECH

Décès

1802

Auteurs

Naissance

1749

Numéro

057

Prénom

Pierre

Issu d'une famille originaire de Montpeyroux, au diocèse de Lodève, B. naquit à Montpellier en 1749 de Joseph François Benezech et de Catherine Quatrefages. Son père, écuyer, était secrétaire du roi près la Chambre des comptes, aides et finances de Montpellier. Le 6 janvier 1782, il épousa à Paris Thérèse Charlotte Saget, fille d'un conseiller au Parlement de Paris, veuve en premières noces du baron Claude Théophile de Boëil, colonel du régiment de Languedoc, décédé le 1er octobre 1776. De ce mariage naquirent deux filles. Sous le Consulat, B. s'embarqua avec toute sa famille pour Saint Domingue où il avait été nommé préfet colonial. L'épidémie de fièvre jaune, un accident, le désespoir, décimèrent la famille. B. mourut le 13 juin 1802. Seules survécurent ses deux filles ; l'une épousa un colonel de hussards, l'autre un secrétaire d'Etat du grand duché de Berg.

2. Formation

Après de solides études achevées à l'université de Montpellier, B. entra au cabinet de l'avocat montpelliérain Jean Albisson qui l'initia aux affaires de contentieux et à la jurisprudence.

3. Carrière

Nommé agent général des Etats de Languedoc, B. vint s'établir à Paris, en l'hôtel de la baronne de Boëil, rue Saint-Dominique. Procureur fondé des Etats auprès du gouvernement, supervisant leur correspondance, recueillant leurs actes, B. bénéficiait de grands loisirs qu'il occupa en se lançant dans les affaires. Au moment de la Révolution, il adhéra prudemment au nouvel ordre des choses qui achevait de ruiner ses affaires. Commandant de la garde nationale et juge de paix de Sucy-en-Brie. administrateur du département de Seine-et-Oise (1791), il présida à Paris la onzième commission de l'armement (1794). Ministre de l'Intérieur lors du Directoire (3 nov. 1795-31 juil. 1797), il devint sous le Consulat conseiller d'Etat (23 déc. 1799), préfet du palais (1801), enfin préfet colonial de Saint-Domingue (nov. 1801).

5. Opinions

Selon Challan (1802), B. s'efforça d'améliorer la terre du Petit-Val, située près de Sucy-en-Brie, propriété de sa femme. Il la fit assécher, étudia la nature de ses sols, les rendit cultivables. «Il publia des expériences sur la préparation des semences, le chaulage des grains ; et contribua à diminuer les effets de la carie dans l'étendue de ses terres». Il améliora également son troupeau de moutons. «Enfin, comme particulier, il fit tout ce qui était en son pouvoir pour propager les lumières, et sacrifia une partie des bénéfices de la feuille du Journal général de France, dont il était propriétaire» à un supplément sur l'agriculture et l'économie rurale, destiné aux habitants des campagnes. L'on y lut, avec intérêt, quelques articles de lui, sous le nom de «Le Pauvre, cultivateur à Sucy». Pendant la Révolution, B. montra sa sympathie pour les royalistes. Son salon en accueillait sous la Terreur ; ce salon recevait également les hommes du jour ainsi que le jeune Bonaparte.

6. Activités journalistiques

Aidé de la fortune de la baronne de Boëil, sa future femme, B. se lança dans les grandes affaires financières à la fin des années 1770. Jouissant de la faveur du ministère des Affaires étrangères, il prit rapidement le contrôle d'une partie des dépendances du privilège de la Gazette de France, les Annonces, Affiches et Avis divers de Paris et des provinces, le Bureau de la Correspondance générale, le Journal et Gazette d'Agriculture, du Commerce et des Finances et son annexe la Feuille du Marchand.

Le 10 décembre 1778, B., Antoine Joseph Boussaroque de La Font, conseiller du roi, maison et couronne de France, et Bon-Gilbert Perrot de Chezelles, premier commis du Bureau des pays d'Etat du Département des finances, s'unirent pour acheter 220 000 £ le privilège des Affiches à la veuve et aux enfants de Louis Dominique Le Bas de Courmont (voir ce nom). Le 19 décembre suivant, les trois hommes traitèrent avec le ministère des Affaires étrangères. Un nouveau privilège leur était concédé pour la durée de 40 ans. Les Affiches de Paris seraient désormais distribuées tous les jours (une feuille de 8 p., in-8°) sous le titre Annonces, Affiches et Avis divers ou Journal général de France. Créée le 1er janvier 1777, la feuille annexe des Avis divers disparaissait. Pour la remplacer, un supplément pourrait être publié si nécessaire ; il serait chaque semaine de 8 pages, ou bien chaque jour ce serait un feuillet «ou lardon» de 2 p.. B. et ses associés s'engageaient à payer chaque année au ministère une redevance de 6000 £, à quoi s'ajoutaient 1500 £ de redevance particulière, un huitième des abonnements de la nouvelle feuille d'Annonces –l'abonnement annuel était de 30 £– lorsque leur nombre dépasserait le total de 3000, enfin un autre huitième assis sur le produit des «concessions particulières dépendantes du privilège faites et à faire dans les villes des provinces du royaume, mais seulement lorsque le produit annuel de ces concessions réunies excèdera la somme de 5000 £ à laquelle il se monte quant a présent». Pour éteindre le brevet de retenue de 97 000 £, les nouveaux associés obtenaient de retenir sur la redevance de 6000 £ : 3000 £ chaque année pendant 10 ans (30 000 £), puis 4500 £ les 14 années suivantes, enfin 4000 £ la dernière année (67 000 £). B. et ses associés devaient en outre fournir «gratis» au ministère «seize exemplaires de la feuille d'Annonces, Affiches et Avis divers ou Journal général de France, et quatre exemplaires de chacune des feuilles particulières qui sont ou seront établies dans les provinces». En janvier-février 1779, B. participa à la fondation de la société qui reçut en concession le privilège des carrosses de place de Paris. Demeura-t-il longtemps dans cette compagnie?

Après l'échec des premiers Bureaux de correspondance (1756-1762) fondés par le chevalier de Meslé (voir art. « Rabiot-Meslé »), le ministère des Affaires étrangères avait concédé pour 30 ans à Jacques Sébastien de Prépaud, ministre du prince de Spire à la Cour de France, et à son fils Joseph Jacques de Prépaud de Grimat, banquier à Paris, le privilège de la Gazette du Commerce (lettres patentes d'août 1762), ainsi que le droit d'établir des «Bureaux de correspondance général d'adresse et de rencontre, de toutes les commodités réciproques des sujets de Sa Majesté et des Etrangers» (lettres d'octobre 1762). Les Prépaud s'étaient rapidement dessaisis de l'exploitation directe de ces privilèges qui dépendaient de la Gazette de France. Ils avaient affermé les Bureaux de correspondance. Charles Julien Brindeau, Sieur des Roches et Pierre Louis Destouches avaient reçu le droit d'établir des Bureaux publics d'indication où serait tenu «un répertoire général circonstancié et permanent des choses qui ne sont annoncées par les placards et autres affiches ou avis publics que d'une manière successive et momentanée» (20 octobre 1763). Jean Gabriel Thierry avait été chargé d'établir des Bureaux de correspondance générale pour les commissions en affaires de litige (22 fév. 1764). Les Prépaud avaient en outre vendu le privilège de la Gazette du Commerce à Pierre Hennique, avocat à Paris, et François Daufernet, écuyer, seigneur de Bures et Guibert, demeurant à Tinchebray en Basse Normandie (1er mars 1765) ; la cession s'était faite au prix de 36 000 £. Une société formée le 3 avril 1765 avait réuni autour d'Hennique et de Daufernet, Jules David Cromot, premier commis des finances, François Mesnard de Couichard, aussi premier commis des finances, Claude Lambinet de la Saudray, avocat à Paris. Il avait été convenu «qu'indépendamment de la Gazette du Commerce à laquelle l'exercice dudit privilège a été borné jusqu'à présent, il serait fait une feuille périodique pour les objets concernant la finance et l'agriculture ensemble ou séparément s'il y avait lieu et une autre pour les parties du comestible».

La seconde expérience des Bureaux de correspondance générale s'étant achevée sur une déconfiture financière, Michel Jouve, avocat, et Jean Pierre Charpentier, bourgeois de Paris, avaient formé une nouvelle société (3 déc. 1766) pour établir à Paris un «Bureau de correspondance générale, d'adresse et de rencontre, de commission, de recette des rentes et de toutes les commodités réciproques», garanti par le versement d'un cautionnement de 500 000 £. La société avait été constituée de 30 sols d'intérêt : leurs propriétaires devaient faire les avances financières nécessaires à la bonne marche de l'affaire ; ils se partageraient les bénéfices au prorata de leur participation. Cette société avait vécu 13 années (1766-1779) ; certains «intéressés» l'avaient quittée, d'autres les avaient remplacés. Le 22 juillet 1768, Jouve s'était retiré, mais l'affaire avait continué sous le nom de François Borel, bourgeois de Paris. Le 23 décembre 1769, un nouveau cautionnement avait été constitué. En 1776, Jean Pierre Nicolas Comynet, avocat, l'un des «intéressés» et directeur général du Bureau royal de correspondance générale, rue des deux Portes Saint-Sauveur, déclarait au ministère des Affaires étrangères que la société avait essuyé une perte très considérable et proposait au ministre de réduire la redevance à 1200 £ par an. Aussi, le 8 septembre 1779, Comynet, Nicolas Yves Julien Marchand, avocat, Pierre Henri Péan de Saint-Gilles, négociant, Prosper Boullanger, ancien contrôleur général de l'extraordinaire des guerres, Nicolas Louis François de Saint-Quentin, écuyer, François Jacques de Chastenet, marquis de Puységur, lieutenant général des armées, demeurant tous à Paris, et Jean François Allard, maire,lieutenant général de police et grand-voyer de la ville d'Angers, vendirent-ils le Bureau de correspondance. La cession se fit moyennant la somme de 200 000 £. Les acquéreurs, François de Sales Benoist, écuyer, Jean Baptiste Tropez Martin, bourgeois de Paris, Louis Cliquot, conseiller de l'Electeur de Trèves, demeurant a Paris, Bon-Gilbert Perrot de Chezelles et B., constituèrent une autre société garantie par un nouveau cautionnement de 500 000 £ versé par Bénigne Poret, vicomte de Blosseville, ancien procureur général en la Cour des comptes, aydes et finances de Normandie, secrétaire des commandements du comte d'Artois. Les cinq acquéreurs, le vicomte de Blosseville et le ministère des Affaires étrangeres répartirent entre eux les 12 s. d'intérêt de la société et nommèrent B. directeur général, lui donnant toute procuration pour agir en leur nom. Le 16 avril 1780, un arrêt du Conseil confirma l'établissement du Bureau royal de correspondance nationale et étrangère. Il restait à acquérir le privilège de la Gazette d'Agriculture. Après la cession que leur en avaient faite les Prépaud, les nouveaux propriétaires de la Gazette du Commerce avaient ajouté à son titre : de l'Agriculture et des Finances (1er mai 1765). A côté de cette gazette avaient été créées plusieurs autres feuilles, dépendant toutes de ce même privilège : le Journal d'Agriculture, du Commerce et des Finances (juil. 1765), la Feuille du Marchand et le Gazetin du Comestible. En septembre 1767, un nouveau privilège avait été accordé pour 30 ans par le ministère des Affaires étrangères. Un autre privilège pour l'établissement d'une Gazette des Arts et Métiers avait été obtenu le 27 octobre 1774. Toutes ces feuilles n'avaient pas produit de gros bénéfices ; pendant dix ans (1767-1777), le ministère des Affaires étrangères n'avait pas reçu la redevance (un douzième du bénéfice net) qui lui était due. Le Journal d'agriculture avait été interrompu en décembre 1774. En octobre 1777, le ministère décida que son douzième de redevance serait calculé sur le prix de chaque abonnement. Le Journal de l'Agriculture, du Commerce, des Arts et des Finances redébutait en janvier 1778. Selon les fonctionnaires du Ministère, le nombre des abonnements suffisait à peine aux frais de régie de ces feuilles. En 1779, les deux privilèges –le Journal et Gazette d'Agriculture, du Commerce et des Finances et leurs annexes, la Gazette des Arts et des Métiers– appartenaient pour un tiers aux propriétaires de 1765 (Cromot, Lambinet de La Saudray et Mesnard), pour un autre tiers à Edme David Leseurre, ancien contrôleur général du marc d'or des ordres du Roi, et pour le dernier tiers aux anciens «intéressés» du Bureau royal de correspondance, représentés par Comynet qui assurait la régie des feuilles. Le 2 décembre 1779, au nom de ses associés pour les Affiches, B. acheta, moyennant le prix de 38 000 £, les deux privilèges à l'exception du Gazetin du comestible. Le 5 juin suivant, les associés se réunissaient. L'achat des Affiches leur avait coûté 245 000 £, car il avait fallu éteindre une rente viagère en payant 25 000 £. Sur cette somme, la baronne de Boëil avait versé 194 000 £, B. 26 000 £, Perrot de Chezelles 20 000 £ ; 5000 £ avaient été prises sur les premiers résultats de l'entreprise. Ce 5 juin, les associés décidaient de former entre eux une société ; chacun d'eux y aurait une portion égale d'intérêt, y compris Boussaroque de La Font qui n'avait pourtant versé aucun fond. Le premier janvier précédent, la régie et l'exploitation des privilèges du Journal et Gazette d'Agriculture avaient été transportées au Bureau des affiches de Paris, rue des Bourdonnois. Ce même 5 juin, les associés arrêtèrent que la régie des Affiches serait installée à l'Hôtel de Croissy, rue Neuve-Saint-Augustin où elle rejoindrait le Bureau royal de correspondance nationale et étrangère. La réunion de ces fonds permettrait «une économie dans les frais [...] au moyen du secours que ledit Benezech pourra faire donner au Bureau des Affiches par les employés du Bureau royal de correspondance». Arnaud de Fontenay, nouveau directeur des Affiches, recevrait 1000 £ par an et son premier commis, le Sr Desplan, 600 £ (leurs prédécesseurs avaient joui de 2000 £ et 1200 £).

Les Affiches demeurèrent très probablement une bonne affaire pendant toutes les années 1780. Il ne paraît pas en avoir été de même pour les autres feuilles. En décembre 1783 la Gazette du Commerce, de l'Agriculture et des Finances et le Journal de l'Agriculture, du Commerce, des Arts et des Finances cessèrent de paraître et furent absorbés par les Affiches des provinces. En janvier 1784, ces Affiches paraissaient sous le nouveau titre : «Annonces, Affiches et Avis divers ou Journal général de France». Sous le titre plus court de «Journal genéral de France» (1785-1792), les Affiches des provinces parurent jusqu'à la Révolution,d'abord trois fois par semaine, puis tous les jours. A partir de janvier 1787, B. leur ajouta tous les quinze jours un Supplément au Journal général de France entièrement consacré à l'agriculture. Devenue hebdomadaire, cette feuille parut jusqu'en 1798 sous les titres successifs : la Feuille d'Agriculture et d'économie rurale (12 mai-29 septembre 1790), puis la Feuille du cultivateur (6 oct. 1790).

Sous les directions successives de B. (1779-1782, 1786-1798) et de Perrot de Chezelles (1782-1786), le Bureau de correspondance ne se contenta pas des simples opérations de commission qui étaient sa vocation propre ; il se lança dans de véritables opérations de banque. Des fonds considérables furent avancés aux propriétaires coloniaux de Saint-Domingue et de la Martinique. Ces avances étaient remboursées grâce à la vente des denrées coloniales débarquées en France. A Nantes, ce commerce était assuré par la maison Tessier ; un navire, le Benezech. assurait le transport des marchandises entre les Antilles et la métropole. Pour se procurer de telles avances, le Bureau de correspondance emprunta des sommes très importantes entre 1786 et 1788. La Révolution et ses désordres monétaires, la guerre maritime franco-anglaise, les troubles socio-politiques survenus dans les Antilles, tout cela empêcha l'acheminement des denrées coloniales. Pour rembourser leurs premiers emprunts, B. et ses associés durent emprunter de nouveau. Pendant quelque temps, ses fonctions politiques protégèrent B. de la poursuite de ses créanciers. Les premières actions en justice furent intentées en 1798. B. et Poret de Blosseville cherchèrent d'abord à s'en protéger : en mai et août, le Bureau de correspondance et les Affiches furent vendus a un homme de paille, Thomas Pascal Carel, l'un des rédacteurs des Affiches, moyennant seulement 20 000 £ et 4800 £ ; en septembre, les meilleures créances étaient sauvées par un remboursement fictif à Antoine Urbain Delpech, ancien directeur du Bureau. Les créanciers menaçant de saisie les biens des deux associés, il leur fallut s'incliner. Le 9 février 1799, ils réunissaient leurs créanciers et avouaient un actif de 2 287 849 £ 7 d. et un passif de 1 197 542 £ 4 s., auquel il fallait ajouter 52 726 £ 5 s. 9 d. d'intérêts échus, mais pas encore payés. Des concordats successifs étaient traités, Poret de Blosseville faisant des difficultés jusqu'en mai 1800. Le 27 juin 1799, la première vente du Bureau de correspondance et des Affiches était résiliée ; le même jour, une seconde vente était traitée avec Antoine Joseph Claude Lebel et Guillaume Claude Arbinet,homme de loi, moyennant 100 000 £ ; mais selon les créanciers, les acquéreurs avaient dû verser secrètement 33 000 £ de pot de vin, rembourser 48 000 £ de dettes et s'engager à payer 12 100 £ de rentes viagères. En juin et juillet 1800, B., Poret de Blosseville et leurs créanciers s'entendirent définitivement. Fermés quelque temps, les bureaux des Affiches et ceux du Bureau de correspondance furent rouverts : d'autres Bureaux, de nouvelles Petites Affiches de Paris (fondées en janvier 1800) les concurrençaient dangereusement. Nommé préfet colonial à Saint-Domingue, B. était autorisé par ses créanciers, le 8 novembre 1801, à «poursuivre au nom des intéressés au Bureau de correspondance le recouvrement des créances américaines à eux dues». Après la mort de B., ses dettes n'étaient toujours pas remboursées. Le 15 janvier 1803, ses créanciers, réunis au Bureau de correspondance, rue Neuve-Saint-Augustin s'efforçaient encore de rentrer dans leurs fonds.

8. Bibliographie

Voir D.B.F. et les sources et la bibliographie des notices « Aunillon », « Meslé » et « Le Bas de Courmont ». Il faut y ajouter : A.N., sous-série V4 1504, f° 166, enregistrement des lettres patentes du 11 janvier 1763, Gazette du Commerce.– M.C., il y existe de très nombreux actes parmi lesquels il faut retenir : Bureau de Correspondance, Prépaud, LVIII-406 (13 août 1762) soumission, 407 (18 oct. 1762) déclaration, 408 (19 mars 1763) traité avec le ministère des Affaires étrangères, 411 (20 oct. 1763) Bureau des indications, 412 (22 fév. 1764) Correspondance des affaires et litiges.– Bureau de correspondance, Jouve puis Borel : LXVI-554 (3 déc. 1766) société ; autres actes : LXVI-558 (13 oct., 20 nov., 23, 28 et 31 déc. 1767), 560 (11 mars et 11 avril 1768), 561 (6 mai 1768), 562 (22 juillet, 1er et 3 sept. 1768), 563 (25 oct. 1768), XXXIII-575 (23 déc. 1769), C-823 (8 sept. 1779) vente du Bureau.– Bureau de correspondance, Benezech : XLIX-844 (6 et 15 oct. 1779) société et convention entre anciens et nouveaux intéressés du Bureau, XXXIII-652 (2 août 1780) cautionnement, 697 (14 mars 1786) retrait de Perrot de Chezelles.– Gazette du Commerce : LVIII-416 (1er mars et 3 av. 1765) vente par les Prépaud et constitution de société, XLIII-497 (2 déc. 1779) vente à B..– Affiches : LVI-234 (10 déc. 1778) vente à B. et associés, XXXV-840 (19 déc. 1778) traité avec le ministère des Affaires étrangères, XLIII-500 (5 juin 1780) société Affiches et Gazette du Commerce.– Délibérations et concordats entre B., Poret de Blosseville et leurs créanciers : LXVII-865 (pluviôse an VII, janv.–fév. 1799), 867 (9 messidor an VII, 27 juin 1799) vente du Bureau de correspondance et des Affiches, 868 (26 brumaire an VIII, 17 nov. 1799).

Sur B. : Cadet de Vaux, Notice biographique sur Benezech, an X (1802). – Challan, Eloge historique de P. Benezech, 1803. – Sommervogel, Un ministre de l'Intérieur sous le Directoire, Paris, 1868. – Aimé-Azam D., «Le ministère des Affaires étrangères et la presse à la fin de l'Ancien Régime», Cahiers de la Presse, juil.-sept. 1938, p. 428-438. – Bouchary J., Les Manieurs d'argent à Paris à la fin du XVllIesiecle, Paris, 1940-1943.