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Nicolas BARAT (?-1706)

État civil

Né à Bourges, Nicolas Barat meurt à Paris en 1706 (avant avril), sa mort ayant peut-être été hâtée par «sa trop grande et trop continuelle application à l'étude» (H.A.R.).

Formation

Il commence ses études à Sens, les achève à Paris où il s'adonne «particulièrement aux langues orientales» (ibid.). Le 31 janvier 1706, il est nommé «élève» de Despréaux à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (ibid.).

Carrière

Sous-maître au collège Mazarin, il le resta jusqu'à sa mort. Savant dans les belles-lettres et les langues grecque et hébraïque, il est en étroite relation avec les Oratoriens. Il édite, en 1697, avec le P. Bordes, le Glossarium universale hebraïcum du P. Thomassin dont il a été le collaborateur, copiste et lecteur (M.D.). Par la suite, il aide J.B. Du Hamel pour l'impression de sa Biblia sacra (1705) (H.A.R.). Il est l'ami de Richard Simon et s'attache à «entretenir commerce avec tous les savants étrangers» (ibid.).

Activités journalistiques

La participation de B. à des productions périodiques reste assez mal déterminée, mais semble probable en raison des liens qu'il eut avec R. Simon. Outre que certains morceaux de la Bibliothèque critique (Amsterdam, J.L. de Lormes, 1708-1710, 4 vol., in-12) lui sont parfois attribués, c'est lui qui passe pour l'auteur de la «meilleure partie» de la Nouvelle Bibliothèque choisie (Amsterdam, D. Mortier, 1714, 2 vol.,in-12), suite de la Bibliothèque critique qui avait été supprimée pour ses hardiesses et ses satires par un arrêt du Conseil d'Etat le 5 août 1710 sur dénonciation de Renaudot au chancelier de Pontchartrain (Ingold). Si l'on en croit l'Avertissement de la Nouvelle bibliothèque, Barat aurait réuni dans son cabinet un «assez grand nombre» de «bons livres», «fort curieux», sur lesquels il aurait composé son recueil dont, avant sa mort, il aurait remis une copie à un ami chargé de le revoir.

Publications diverses

Cior 17, n° 9845-9846.

Bibliographie

D.P.1 153 et 1002.- (H.A.R.) Histoire de l'Académie Royale des Inscriptions et Belles- Lettres, t. I, 1718, p. 37-38 et 465-466 (Eloge prononcé par P. Tallemant le 13 avril 1706).– Lettres choisies de M. Simon, nouvelle éd. revue, corrigée et augmentée d'un volume et de la vie de l'Auteur par M. Bruzen de la Martiniere, t. I-IV, Amsterdam, Mortier, 1730 (t. I, Eloge historique de Richard Simon, p. 97-98).– Artigny A. d', Nouveaux mémoires d'histoire, de critique et de littérature, pour servir de supplément aux six premiers volumes, t. VII, Paris, Debure, 1761, p. 7.– Chevalier de Saint-Amand, «Hommes illustres du Berry», dans Annonces berruyères, 19.1.1837, n° 3.– Ingold A.M.P., Essai de bibliographie oratorienne, Paris, 1880-1882, p. 157-158 et 175.– Rollet L., «Essai de biographie berruyère», dans Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du Cher, 1885-1886, p. 186.– (M.D.) Batterel P.L., Mémoires domestiques pour servir à l'histoire de l'Oratoire, Paris, t. III, 1904, p. 509, et t. IV, p. 212, 215, 241, 291.

Auteur(s) de la notice


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