MOREAU DE MERSAN

Numéro

592

Prénom

François

Naissance

1766

Décès

1818

François Moreau de Mersan est né en 1766. Fils d'un procureur au Parlement de Paris. Devait être déporté par la Convention mais parvient à s'y soustraire. Il meurt en 1818.

3. Carrière

En 1790, il est procureur syndic du Loiret puis député au Conseil des Cinq-Cents en septembre 1795. Il est exclu du corps législatif pour avoir fomenté des troubles contre la Convention en octobre 1795 mais il y est rappelé en 1797. Nommé au ministère de la Guerre à partir de 1798 puis conseiller référendaire à la Cour des comptes.

5. Opinions

Il se montre favorable à la Restauration.

6. Activités journalistiques

M. participe aux Nouvelles de Versailles (D.P.1 1021). Son nom apparaît dans les numéros des 28 et 29 juillet 1789. Il écrit également dans Le Courrier de Paris à Versailles.

7. Publications diverses

M. publie : Les Pensées de Nicole de Port-Royal, précédées d'une introduction et d'une notice sur sa personne et ses écrits, Paris, 1806-1811. – Les Pensées de Balzac, précédées d'observations sur cet écrivain et sur le siècle où il a vécu, Paris, 1807.

8. Bibliographie

B.Un. – Rétat P., Les Journaux de 1789 : bibliographie critique, C.N.R.S., 1988, n° 128.

MARET

Numéro

547

Prénom

Hugues

Naissance

1763

Décès

1839

Hugues Bernard Maret est né le 1er mars 1763 à Dijon fils du médecin Hugues Maret. Il a épousé la fille du maire de Dijon, Mlle Lejeas, dont il a eu plusieurs enfants. Il a été créé duc de Bassano par Napoléon en 1809. Il meurt le 16 mai 1839.

2. Formation

Il a poursuivi des études pour entrer dans l'artillerie et le génie. Il concourt pour le prix de l'Académie de Dijon et remporte le 2e prix. Avocat au Parlement de Bourgogne, il est appelé à Paris par Vergennes, poursuit ses études, mais après la mort de son protecteur en 1787, il choisit la carrière politique. Il s'établit à Versailles pour suivre les débats de l'Assemblée Nationale. Il fut présenté au Lycée par Buffon, Lacépède et Condorcet.

3. Carrière

Grâce à la protection de Le Brun ministre des Relations extérieures, il est chargé de mission à Londres puis ambassa­deur à Naples en 1793. Il est Secrétaire d'Etat sous l'Empire, puis ministre des Affaires étrangères de 1811 à 1813. Ministre d'Etat durant les Cent Jours, exilé en 1815, il revint en France en 1820 et fut nommé pair de France en 1831.

5. Opinions

Favorable aux idées de la Révolution, il adhère à la Société des Amis de la Constitution puis au club des Feuillants. Attaché à la monarchie constitutionnelle.

6. Activités journalistiques

Il publie à partir du 7 juillet 1789 le Bulletin de l'Assemblée Nationale qui paraît tous les jours d'assemblée (D.P.i 180). A partir du 3 février 1790, il accepte qu'il soit réuni au Moniteur mais cesse d'y participer à la fin de la Constituante.

7. Publications diverses

7. Pot-Pourri sur des airs de l'Ancien Régime, Paris, 1792.

8. Bibliographie

8. B.Un. – Tulard J„ Fayard J.F. et Fierro A., Histoire et dictionnaire de la Révolution française, Paris, Laffont, 1987.

LEDUC

Numéro

486

Prénom

Pierre

Naissance

1755

Décès

1826

Né à Paris le 17 février 1755, il épouse, entre juin 1775 et le début de l'année 1776, Marie Madeleine Henry, harpiste et fille d'un éditeur de musique. Ils ont trois enfants. Il meurt à Bordeaux misérablement «en chambre garnie» le 17 octobre 1826.

3. Carrière

Violoniste, compositeur et éditeur de musique à partir de 1755. A cette date, il est établi «rue Saint Thomas du Louvre, vis-à-vis l'hôtel de Lancastre». Entre 1776 et 1785, il s'installe chez son beau-père «rue Traversière, Saint-Honoré entre l'hôtel de Bar et celui de Bayonne». Le 1er janvier 1785, il ouvre boutique à l'enseigne «La Clef d'Or», «arrière-boutique, appartement, situés dans une maison de cinq étages, sise rue du Roule». Un bail locatif de neuf ans dont le montant s'élève à 1980 £ tous les trois mois est conclu entre La Chevardière «propriétaire pour moitié de cette maison et Monsieur Leduc son locataire». Le 1er janvier 1797, il s'installe «rue Neuve des Petits-Champs vis-à-vis la Trésorerie, présentement rue Vivienne, ancien hôtel de la Caisse d'Escompte n° 42 au premier», puis au 41 rue Vivienne où il demeure jusqu'au 27 mars 1804. Il cesse toute activité jusqu'en 1808 date à laquelle il s'associe avec son plus jeune fils. Il exerce à la même adresse jusqu'en 1811. Après cette date aucune information ne subsiste. En 1803, il se lance dans la fabrication de piano-forte dont il assurait lui-même la vente. Mais, un an plus tard, il est contraint de cesser cette activité. En 1823, il devient professeur de musique à Bordeaux, place Saint-Germain. A partir de 1784, figure au bas de ses catalogues la mention suivante : «tient magasin de musique en France, en Hollande et en Allemagne».

4. Situation de fortune

Il rachète les fonds de commerce de Prudhomme entre 1780-1781 et celui de La Chevardière le 1er décembre 1784. Cette dernière opération s'effectue contre la somme de 90 000 £ payables en 15 versements égaux de 6000 £ chacun à partir du 1er janvier 1787. Tant que le remboursement ne fut pas effectué en totalité, il dut confier à l'imprimeur en taille-douce de La Chevardière, «le Sieur Bosset ou ses successeurs les tirages des planches de musique qu'elles soient ou non en sa possession». De 1785 à 1794, ses affaires sont prospères mais, à partir de cette date, la situation se dégrade. Une série d'hypothèques et de prêts pallie momentanément ses besoins d'argent. Il emprunte, en 1800, la somme de 7399 £ 16 sous, garantie sur une maison qu'il possédait à Gennevilliers. Cette maison étant déjà grevée d'une autre créance «due au concitoyen de La Chevardière», c'est son fils Antoine Pierre Auguste qui subvient momentanément à ses besoins financiers. Mais, «malgré ses grands efforts... pour couvrir les pertes immenses éprouvées par son commerce...», il dépose son bilan le 27 mars 1804. Il put cependant «éteindre et bien au-delà de 250 000 livres sur ce qu'il devait, par suite des faillites éprouvées depuis dix ans». En 1819, il vit à Bordeaux, «rue Castillon n° 6».

6. Activités journalistiques

Il se spécialise dans la publication de journaux hebdomadaires. Le Journal d'airs choisis de harpe qui paraît à partir de 1781 (D.P.1 630). L'abonnement est de 15 £. Chaque numéro vaut 2 £ en 1781 et 4 sous en 1782. A partir de 1785, il reprend un périodique édité par La Chevardière à partir du 2 janvier 1764 sous le titre «La Feuille chantante ou le Journal hebdomadaire composé de chansons, vaudevilles, rondeaux, ariettes, romances duos, brunettes... avec un accompagnement de violon et basse chiffrée pour le clavecin par les meilleurs auteurs (D.P.1 443). Cette feuille paraît jusqu'en 1791. A partir de 1786, il reprend le Journal de clavecin par les meilleurs maîtres (D.P.1 642). «Le prix des douze cahiers de ce journal est de 15 £ pour Paris et pour la province franc de port par la poste». En 1782 chaque cahier se vend quarante sous et en 1786, 2 £ 8 sous. Il édite également le Journal militaire ou Journal d'harmonie, le Journal d'orgue et le Journal d'airs italiens et français avec accompagnement de guitare. A partir de 1808, il publie des périodiques musicaux qui sont pour la plupart une reprise de ceux édités précédemment. Le Journal de violon, le Journal de Flore composé d'airs, romances et duos de différents auteurs avec accompagnement de harpe, le Journal de lyre ou guitare, le Journal de clarinette, le Journal de piano-forte, le Journal d'harmonie. Il crée un bureau d'abonnement musical dont le but est «de procurer aux amateurs la facilité de jouir d'une nombreuse collection de musique».

7. Publications diverses

Il a publié un Essai sur l'amélioration de la guitare ou lyre-guitare à clavier.

8. Bibliographie

Johansson C., French music publisher's catalogues of the second half of the 18th century, Stockholm, Royal Swedish Academy of Music, 1955. – Cotte R. Die Musik in Geschichte und Gegenwart, Kassel, Bärrenreiter, 1949-1986, art. « Le Duc ».Devriès A., «Deux dynasties d'éditeurs et de musiciens, les Leduc», Revue belge de musicologie, t. XXVIII-XXX (1974-1976), 1974-1976.

GORSAS

Numéro

350

Prénom

Antoine

Naissance

1752

Décès

1793

Antoine Joseph Gorsas est né à Limoges en 1752 dans une famille de dix enfants. Son père était cordonnier. Il se maria et fut lui-même, selon Mme Roland, «père d'une famille nombreuse» (Mémoires, Paris, Mercure de France, 1986, p. 348). Arrêté le 6 octobre 1793, il passe en jugement le 7, est condamné à mort et exécuté le même jour.

2. Formation

Grâce à une recommandation de l'évêché de Limoges, il obtint de faire ses études au collège du Plessis à Paris. Il trouva un emploi de commis dans la ferme générale des domaines.

3. Carrière

En 1777, il «fait des cours de langue et d'ortographe française dans une salle destinée à cet usage rue de Paris [à Versailles] au coin de celle de la Pourvoirie [...]. Ces cours proposés par souscription ont commencé le 2 décembre de l'année dernière. On trouve chez le sieur Blaizot, au cabinet littéraire, le prospectus de cet établissement». En 1779, il devient instituteur de la maison d'éducation rue Saint Louis à Versailles, qui en 1781 s'installe aux numéros 10-12 (ancien 47) de la rue des Bourdonnais. Cet établissement réunit «tous les avantages physiques et moraux que l'on peut désirer». Le bâtiment appartenait à la veuve d'Antoine Pithou, chanoine de Cambrai, chapelain de la Dauphine. L'école n'est plus mentionnée en 1787. Il fonde alors une maison d'éducation pour la formation des futurs gardes du corps, mais en 1788, il lance un pamphlet contre Loménie de Brienne, est enfermé à Bicêtre tandis que son établissement est fermé. Libéré en 1789, il devient avocat au Parlement, se lie avec Bergasse, Carra, Brissot. Il fréquente Brigitte Mathey, qui tenait un cabinet de lecture au Palais-Royal.

4. Situation de fortune

Le succès de ses journaux fut considérable. Après le 10 août 1792, il bénéficia des presses de Farmain de Rozoi, objet d'une mesure de confiscation. Son atelier de la rue Tiquetonne fut l'un des plus importants de Paris. Cet atelier fut mis à sac par les maratistes en mars 1793 ; mais la veuve de G. obtint, par un arrêté du 5 vendémiaire an IV, un dédommagement de 248 000 £.

5. Opinions

Elu à la Convention, il se rangea du côté des Girondins. Il vota pour la détention du roi mais contre le sursis (A. Mizubayaschi, Y. Sumi et Y. Ueda, «Les journées d'octobre dans le fonds Bernstein», dans La Révolution française et la littérature, P.U. de Kyoto, 1992, p. 120-165). H attaque violemment Marat et les hébertistes, fut accusé par eux d'être stipendié par l'Angleterre. Lors de l'arrestation des Girondins en juin 1793, il s'enfuit en Normandie, revient à Paris, est arrêté le 6 octobre chez Brigitte Mathey. Le procès verbal de son jugement (A.N., F 4606) est cité en partie par Gorceix (p. 182).

6. Activités journalistiques

Rédacteur de plusieurs périodiques : Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles (numéros II à XCV) qui paraît jusqu'en septembre 1789 ; à partir d'octobre 1789, devient Le Courrier de Paris dans les provinces et des provinces à Paris (D.P.1 283). Il passe pour avoir rédigé la relation des journées des 5-6 octobre, relation qui lui valut un triomphe.

Il rédige des écrits satiriques : Promenade de Critès au Salon, Londres et Paris, Les Marchands de Nouveautés, Hardouin et Gattey, 1785. – L'Ane promeneur ou Critès promené par son âne ; chef-d'œuvre pour servir d'apologie au goût, aux mœurs, à l'esprit et aux découvertes du siècle, 1786. – La Plume du coq de Micille ou les aventures de Critès au Salon pour servir de suite aux promenades de 1785, Londres et Paris, Hardouin et Gattey, 1787. – La Cour plénière, «Héroï-tragi-comédie en 3 actes et en prose jouée le 14 juillet par des amateurs dans un château des environs de Versailles», 1788. – Observations sur les privilèges exclusifs en général et en particulier celui des Messageries. Précis rapides des événements qui ont eu lieu à Paris dans les journaux des 30, 31 mai, 1eret 2 juin 1793.

8. Bibliographie

Le Courrier de Versailles à Paris et Le Courrier de Paris dans les provinces. Almanachs de Versailles, 1777 à 1787. Annonces, affiches et avis divers (1773 et 1781). – Evrard F., Versailles, ville du Roi (1770-1789), Paris, 1935. – Gui-bert L., Un journaliste girondin, Paris, 18 71. – (G) Gorceix S., «Gorsas», L'Information historique, t. XV, 1953, p. 179-183. – Lagny J., Versailles, ses rues, le quartier Saint-Louis, 1990.

BERTRAND

Numéro

070

Prénom

Elie

Naissance

1713

Décès

1797

Elie Bertrand est né à Orbe (Suisse, canton de Vaud) le 13 mai 1713. Cadet des trois fils d'Elie l'aîné, apothicaire puis justicier et président du Consistoire de cette ville. Sa famille originaire de Toulouse s'était installée à Genève puis à Yverdon lors de la révocation de l'Edit de Nantes. Il épouse en 1744 Louise Main, d'une famille de réfugiés originaires du Gâtinais, établie à Morges. B. signe parfois Bertrand du Main (lettre de Berne, 5 juin 1762).

2. Formation

Il est d'abord mis en nourrice trois ans au moulin de Chavornay, entre en pension chez le ministre suffragant Lafoux puis chez le régent Neuville à Orbe. En 1726, il poursuit ses études à Lausanne et entre à l'Académie en 1728 pour étudier d'abord, les belles-lettres latines et grecques, la philosophie et les mathématiques puis la théologie à partir de 1731. En 1732, il s'inscrit à Genève, continue des études théologiques et suit les cours de physique, mathématiques et droit naturel. Entre 1752 et 1762, il devient membre de plusieurs académies (Berlin, Göttingen, Leipzig, Mayence, Nancy, Lyon, Stockholm, etc.) et sociétés savantes (Société de physique de Bâle, Société des arts et des sciences de Florence, Société royale de Turin, Société économique de Berne qu'il fonda en janvier 1759 et dont il fut «le secrétaire pour le département français» -lettre de Berne, 28 août 1762 -, Société royale d'agriculture de Paris, Société royale d'agriculture de Tours, etc.). Il est reçu à l'Académie de Göttingen grâce à Haller en 1754, à celle de Lyon en 1759 grâce à Voltaire.

3. Carrière

Devenu pasteur en mars 1740, il dessert pendant quatre ans la paroisse de Ballaigues avant d'être élu pasteur de l'église française de Berne en juin 1756 (il avait exercé la charge de second pasteur de septembre 1744 jusqu'à cette date). Il refusa de concourir pour la chaire de mathématiques et de physique expérimentale de l'université de Berne mais ne fut pas retenu bien qu'invité par l'université de Lausanne en novembre 1750 pour occuper la chaire de théologie. En mars 1765, Stanislas Auguste Poniatowski le nomme conseiller aulique et l'anoblit en 1768. La Diète l'invite à venir «[s'] établir à Varsovie [pour] être directeur de la classe de l'Académie qu'on y veut former [et] qui embrassera la philosophie, l'histoire naturelle et l'agriculture.» (lettre de B. à V.B. Tscharner, de Vienne, le 23 mars 1768, W). A partir de juin 1765, B. quitte Berne sans regret, le climat de cette ville ne lui étant plus favorable en raison de ses relations avec Voltaire et entreprend, en compagnie des comtes Mniszech, un grand tour d'Europe qui le conduit dans le sud de la France, en Franche-Comté, en Alsace puis en Allemagne du nord et à Varsovie. L'arrivée de B. s'inscrit dans la politique de modernisation de la Pologne entreprise par le roi Stanislas Auguste et quelques familles nobles dont la mère des jeunes comtes, la veuve du Grand Chambellan de Lituanie. Il repart avec eux en mai 1766, traversant l'Allemagne, gagnant l'Angleterre puis Paris où ils fréquentent les salons, et font un bref séjour à Yverdon avant de visiter l'Italie et de séjourner à Vienne. En juin 1768, ils regagnent la Pologne où B. séjourne jusqu'en octobre avant de retourner vivre définitivement en Suisse dans son domaine de Champagne.

4. Situation de fortune

Durant ses études à Genève puis à Leyde, il devient précepteur de plusieurs jeunes gens et la comtesse de Mniszech lui confie l'éducation de ses fils car «il leur ferait faire plus de chemin en un an qu'ils n'en pourraient faire avec d'autres en trois» (lettre de E. Vattel à la comtesse du 25 juin 1761). B. donne «des leçons d'histoire, de mathématiques, de philosophie, d'histoire naturelle à 100 £ par mois et par personne» (lettre de Berne, 6 mai 1762). Comme directeur de la classe de l'Académie de Varsovie, il reçoit une pension de 1200 ducats assortie de nombreux avantages (lettre de B. à V.B. de Tscharner, de Vienne, le 23 mars 1768, W).

5. Opinions

Il correspond particulièrement avec Haller (lettre de Genève, 20 juin 1763), Formey (Nachlass Formey, 1760 ; lettre de Dantzig, 9 octobre 1765), Linné, Maupertuis, F.B. de Félice et Voltaire. Avec ce dernier, une étroite correspondance s'établit entre 1754 et 1773 notamment à propos de l'affaire Calas (lettre de Berne, 17 mai 1763) et B. se rendit plusieurs fois à Ferney. Il fut mêlé bien que n'en étant pas responsable à l'expulsion de Rousseau en 1765.

6. Activités journalistiques

Il dirige de mars 1738 à mars 1739, le Philanthrope (D.P.1 1119) auquel il donne anonymement ses premiers textes traitant de morale chrétienne.

Recueil de mémoires concernants (sic) l'oeconomie rurale «par une Société établie à Berne en Suisse», Heidegguer, Zurich, 1760-1761 : E.B. en est le directeur, en qualité de secrétaire de la Société pour la langue française, et l'un des principaux rédacteurs (D.P.1 1169).

Mémoires et observations recueillis par la société oeconomique de Berne, Berne, 1767-1773. B. semble en avoir eu la direction jusqu’en 1766 (D.P.I 743)

B. a également collaboré au Journal helvétique (D.P.1 743).

7. Publications diverses

Essais moraux et philosophiques : d'après Cio 18, Essai sur l'art de former l'esprit, 1764. Essai philosophique sur le plaisir, 1777. – Les Journées de la montagne, 1777. – Le Solitaire du Mont Jura, récréation d'un philosophe, 1782.– Il a rédigé l'article «Droit canonique» du Dictionnaire philosophique. – Il participa à l'entreprise de l'Encyclopédie en rédigeant plusieurs articles d'histoire naturelle mais, à partir de 1759 il cessa toute participation malgré l'intervention de Voltaire, d'Holbach critiquant sévèrement la qualité des articles. Mais grâce à de Felice, il en rédige soixante-cinq de géologie, entomologie, botanique, morale, philosophie et théologie dans l'Encyclopédie d'Yverdon qu'il signe B.C.

Ecrits d'histoire naturelle et de physique : Mémoire sur la structure intérieure de la terre, 1752. – Essai sur les usages des montagnes avec une lettre sur le Nil, 1754. – Mémoire pour servir à l'histoire des tremblements de terre de la Suisse préparé pour l'année 1755 avec quatre sermons prononcés à cette occasion, 1756. – Dictionnaire des fossiles propres et des fossiles accidentels, 1763. – Recueil des différents traités sur l'histoire naturelle de la terre et des fossiles, 1766.

Linguistique : Recherches sur les langues anciennes et modernes de la Suisse et principalement du Pays de Vaud, 1758.

Théologie : Deux sermons sur la conspiration du major Davel contre Berne, 1749. – Confession de foi des Eglises réformées en Suisse, 1760.

8. Bibliographie

Haag. – Recueil des lettres écrites par Messieurs les comtes de Mniszech et Monsieur Bertrand à Madame la comtesse de Mniszech (B.M. Versailles, fonds Lebaudy). – Lettre de B.à la Société (sic) de Göttingen, Berne, 29 janvier 1755, B.V. Göttingen, Cod. ms., hist. litt. I, 116, f° 26. – Rytz H.R., Geistliche des alten Bern zwischen Merkantilismus und Physiokratie, Basel-Stuttgart, Helbing & Lichtenhahn, 1971, p. 30-57. – (W) Weidmann M., (R.H.V.) «Un pasteur naturaliste du XVIIIe siècle. Elie Bertrand (1713-1797)», Revue historique vaudoise, 1986, t. 94, p. 63-108.

BEAULIEU

Numéro

050

Prénom

Claude

Naissance

1754

Décès

1827

Claude François Beaulieu est né à Riom en 1754. Dans les dernières années de sa vie, il s'établit à Marly où il meurt en septembre 1827.

3. Carrière

Il vient à Paris à partir de 1782 et se lie avec quelques gens de lettres. Membre du club des Feuillants dès sa fondation. Arrêté comme suspect après le 10 août 1792, il est emprisonné à la Conciergerie puis au Luxembourg jusqu'au 9 thermidor. Porté, en 1797, sur une liste de déportation pour avoir combattu l'esprit de la Révolution dans un périodique, Le Miroir, il échappe aux recherches de la police en se cachant dans les environs de Paris. En 1803, il est employé aux archives de l'Oise à Beauvais, où il rédige le journal du département. Sous la Restauration, il revient à Paris et obtient du gouvernement une pension. Secrétaire du comte de Beldersbuch. Préfet de l'Oise sous la Restauration.

5. Opinions

Défend les principes de la monarchie tempérée. Critique les Girondins.

6. Activités journalistiques

Rédacteur d'un grand nombre de journaux qui survivent peu de temps et se font donc suite sous des titres différents. Les Nouvelles de Versailles du 17 au 19 juin 1789. Elles deviennent La Suite des Nouvelles de Versailles entre le 23 juin et le 15 août 1789, puis Assemblée nationale : séance et suite des nouvelles de Versailles du 18 août au 15 octobre 1789. Ce dernier périodique est suivi par l'Assemblée nationale. Séance dans la capitale (19 oct. 1789 - 31 décembre 1790). A partir de 1791, il devient Le Législateur français (1er janv. - 8 oct. 1791). A cela s'ajoutent : le Journal du soir (1er juil. 1790 - 31 sept. 1791), Le Journal général du soir, de politique et de littérature (oct. 1791-?), Le Postillon de la guerre ou Gazette générale de l'Europe (26 avril - 12 août 1792), et enfin Le Miroir à partir de 1796.

7. Publications diverses

Les Souvenirs de l'histoire ou le diurnal de la révolution de France pour l'an de Grâce 1797, Paris, 1792, 2 vol., in-12.– Mémoire adressé à la Nation pour Marie-Thérèse Charlotte de Bourbon, fille de Louis XVI ci-devant roi des Français détenue à la tour du Temple, suivie d'une opinion adressée à la Convention nationale pour la fille de Louis XVI, pour Louise Marie Adelaïde Bourbon d'Orléans et Louise Thérèse Bathilde Bourbon d'Orléans accompagné de notes curieuses et intéressantes sur la prison de M.A. d'Autriche et sur les autres prisonniers du Temple, Paris, chez les marchands de nouveautés, 1795, in 8°.– Essai historique sur les causes et les effets de la révolution de France avec des notes sur quelques événements et quelques institutions, Paris, Maradan, 1801, 6 vol. in 8°.– Réflexions sur les réflexions de Monsieur Bergasse, ancien député à l'Assemblée constituante sur l'acte constitutionnel du Sénat, Paris, 1814, in 8°.– La Révolution de France considérée dans ses effets sur la civilisation des peuples et ses rapports avec les circonstances actuelles, Paris, J.C. Dentu, 1820, in 8°.

Il est l'auteur des notices de Danton et de Marat dans la Bibliographie universelle de Michaud.

8. Bibliographie

B.Un., N.B.G., B.N.C. – Aigueperse P.G., Biographie ou dictionnaire historique des personnages d’Auvergne,Clermont-Ferrand, 1834 Les Nouvelles de Versailles ; Assemblée nationale, séance ; Le Postillon de la Guerre (B.N. et B.M. de Versailles).